CHAPITRE I
NOTIONS GENERALES
La répartition des richesses ne se fait pas seulement entre les individus, mais aussi entre eux et l’Etat. Nous avons précédemment étudié le rôle de l’Etat dans la production; nous le verrons ici sous un autre aspect, comme copartageant qui vient itrendre une fraction de la richesse sociale. L’Etat, dans les conditions actuelles, n’est pas directement producteur de richesse, ou ne l’est qu’exceptionnellement. Sans doute, s’il n’existait ]>as, l'arniature économique s’écroulerait. Mais ce ne sont pas les services publics qui organisent et accomplissent la production; cehi est la tâche des individus, de sorte que l’Etat vient réclamer sa part dans la richesse une fois produite, et cette part est, dans la forme, un prélèvement sur ce que se sont déjà partagé les individus. Ce prélèvement est tiès grand; il tend à s’accroître; la fac/on de l’opérer soulève des questions nombreuses et difficiles. La matière des finances publiques comprend l’étude des ressources diverses ([ue l’Etat apiilique aux besoins des services publics et celle de remi)loi qu il fait de ces ressources; c’est de l’étude des ressources (jue nous nous occuperons ici, et cela sera le complément nécessaire de l’étude de la répaidition. La répartition ne serait pas entièrement comprise si l’on ignorait la présence et les demandes de ce gros copartageant qu’est l’Etat (^).
(I) Odvragcs à consullcr sur les finances publi(jues' : Leroy-Iîeanlicu. Traité de la science des finances (Se édition, Paris, 19123; Nitli, Principes de science
T. — Econ. pol. — 11. 17
LES FLNANCES PUBLIOEES
LES DEPENSES PL'IiLIQEES. LEl'R ACCROISSEMENT DEPITS LE DEBI T