DU TRAVAIL
LKS FONDK.MKM'S UE L I.XTEilVENTION UE L ETAT LA NÉCESSITÉ, LES UISUI ES ET LES PÉRILS UE CETTE INTERVENTION
Il s’est formé, siirloul ileimis les vinjjt dernières années dti XIX® siècle, bien que les premiers cléments en remontent, dans certains pays, beaucoup plus baut, une législation du travail ou législation ouvrière qui est un fad économiqne considérable : considérable par sa généralité et {lar la complexité croissante des mesures jirises. ( telle législation n’est pas sortie d’une dcK’trine ])récom;ue; il y a bien une doctrine d(! l’intervention de l’Etat dans les conditions du travail, mais cette doctrine s’est formée peu à peu, à mesure que l’intervention s’amplifiait; ce sont les faits mêmes qui posent les problèmes que le législateur s’efforce de résoudre. Le li'avail des enfants dans l’industrie a posé les premiers ])i'oblèmes, dès le début du xix® siècle, en Angleterre.
La législation ouvrière n’implique pas toujours la contrainte; il y a des cas où les règles posées ne sont qu’interprétatives de volonté et peuvent être écartées par la convention. Cependant, envisagée dans son ensemble, la légi'^lation du travail est quelque chose d’iinjiéraüf qui limite la liberté des chefs d’entreprise et réglemente leur rapjiorts avec les salariés. Ainsi se pose, une fois de plus, la (piestion du rôle de l’Etat dans l’ordre économique.
L’Etat représente les intérêts généraux et permanents de la nation; il règle l’organisation de la famille et l’organisation de la jiropriété, sans ([ue jtersonne songe à lui en contester le droit. Comment i)Ourrait-on l’exclure, par jirincipe, de l’organisation des lelations entre salariés et employeurs, de ces questions ouvrières qui sont pour la population salariée lies questions vitales, puisque les conditions du travail déterminent et le revenu et le labeur et