LUTTE CONTRE L’INSECURITE ECONOMIQUE
§ 1. — La sécurité économique et les divers moyens de la procurer aux hommes. L’épargne individuelle et l’assurance.
L’activité économique des hommes est exposée à divers risques : la maladie, l’accident, la vieillesse, qui ont pour suite l’invalidité temi^oraire ou définitive; le chômage, le manque de travail i pour l’homme qui voudrait et pourrait travailler. Or la sécurité,
la stabilité de la condition économique, sont d’un grand prix pour les hommes, et la diffusion du bien-être a encore accru le désir qu’ils en ont. Elles ne sont pas seulement d’un grand J ])i'ix pour les individus, mais pour la société tout entière, et ceux
! mêmes que leur condition sociale du moment place ou paraît pla-
cer au-dessus des préoccupations que connaissent les hommes vivant de leur travail quotidien ont intérêt à ce. qu’il y ait dans la cité le plus possible de sécurité économique et de stabi- ‘ lité. La société gagne en vigueur quand ses membres ne sont
]>as tourmentés par l’angoisse du lendemain inconnu et redouté, ([uand la paix et la dignité de la famille ne sont pas à la merci d’un accident, d’une maladie, de l’inévitable vieillesse. La lutte I efficace contre le risque, c’est un obstacle dressé contre la misère.
La misère peut être secourue; dans nos idées juridiques modernes c’est une obligation sociale que de la secourir. Mais prévenir vaut mieux que secourir; cela vaut mieux pour la société qui devrait secourir, comme pour l’individu qui serait secouru.
' La famille est l’asile naturel des invalides et des chômeurs,
i. Mais la famille moderne est quelque chose de trop étroit et de
■ trop instable pour offrir un asile sûr. Jeune, le chef de famille
frappé par la maladie ou victinae d’un accident ne peut compter