à 747.000; Manchesler, de 77.000 à 714.000; Paris, de
347.000 à 2.888.888; Marseille, de 111.000 à 331.000; Lyon, de
110.000 a 324.000; Berlin, de 172.000 à 2. 071. (RIO; Hambourg de
130.000 à 932. (K)0; New-à’ork, de 04.000 à 4.702.00(1 (3). Sans doute, en Angleterre, en France, en Allemagne, aux Etats-Unis, la population totale s est accrue de 18(M) à 1910, mais le nombre et l’importance des grandes villes ont cru plus que la population totale. La population des villes en général, et non pas seulement
(i) Résultats statistique.* du reeensenient général de la population effectué le .5 mars 1011, t. I, Paris, 1013. Il est vrai que la classification officielle est sujette, à critique. On considère comme population urbaine la poimlation des communes dont la population agglomérée au chef-lieu déliasse 2.000 habitants. La population de toutes les antres eommunes est comptée comme population rurale.
(l) Meuiiot, Des üQyfotHvrat ious urboiucs dous l Eui'ojte coufeniporouh'^ Paris, 1808.
(3) Cf. le tableau complet des villes de plus de 100.000 habitants en divers pays dans IMunuaire statistique, 3G' vol., p. 1S3*-183*.
XÜ
^OTIO.NS GixÉRALES
uS^'iêrl'onrf'’ '■' agglomérations
mlMines sonl .lovenues un oaraclére niaïquanl des pavs à évolu-
tion economique avancée.
l.emenl“ffe'T'''';''‘r* ''' "'nséquence du dévclop-
r'minl de l mdusine el des aflaires de eornmerce et de rmonce
. idis <|ue les exploilahons agricoles sonl nécessairement disne,-
rees sur a surlace du sol. l'indusirie et le commerce peuvent L
™ncenlrc;s sur des poiuls peu nombreux d’où leur actL ravoune
les progrès des Iransporls onl énormémeni accru celte possibilité
de concentrai, ou. Il y a à cela pour les entrepiises de grands
erXs'mr l’î ''' "'"'“lances naturelles ou
Te V M â'a''liaaa'uent le plus commode.
I-es r llM sonl des mai-chés de travail, of, ceux qui oII,-ent leur
lix va.l et ceux qui onl besoin du travail des auhes ont le plus de bances de se .-eneonh-er el de conehu'e afiai.e; elles sont des ma, cl, es ,1e ,„a,cl,a„dises el des ,„a,cl,és ,1e capitaux. Elles sont auss, lies eenl.es ad.ninishalils, politiques, inlelleclueis. et les
|■o!',n^utV•‘ '""''''**''"1 s’appuient l’une à l’autre,
loiinant laiscoan.
Le dévelo,>pe.„e„t -le la vie urbaine a posé bien des problèmes ■ ainenagenient des villes, les conditions d’Iiabitalion de ces tonies enlussees, les lègles de leur hygiène colle, live, il s’en faut ,|uc tout cela soit résolu d’une façon salislaisanle (1). .Mais on ne lesout pas ees problèmes en se lamenlanl, comme on le tait depuis longlenips. sur le dépeupletaent iles campagnes et sur la puissance d altraclion des villes lenlaculaiies. Le développement de la vie urbaine est l’effet de forces très énergiques dans l’écono. mie moderne et dont l’action ne paraît pas épuisée.
§ 2. — L’émigration.
L émigration qu’on peut appeler externe celle qui meut les lommes non plus à l’intérieur de leur pays, mais au delà des 1 onlieres, a ete un des grands faits démographiques du xi.x<= sièe. L émigration definitive, sans esprit de retour au pays d’origme, n est d ailleurs que le dernier anneau d’une chaîne qui commence avec 1 émigration saisonnière, celle par exemple des Italiens pu %ont faire la moisson de juin à septembre dans l’Amérique du
^ l’aménagement
U-, ne, 1912 e't?rvr‘' d’économie poli-
LA POPULATION
Aord, de noveralire à janvier dans l’Amérique du Sud, et reviennent passer dans leur pays l’hiver et le printemps, et qui se continue par l’émigration temporaire, celle de l’homme qui va passer à 1 étranger ses années de pleine vigueur et d’activité, mais qui compte bien, ayant amassé quelque argent, rentrer au pays, forme cl émigration assez fréquente dans certains de nos départements français du Sud-Est. Ees statistiques ne permettent qu’assez imparfaitement de distinguer ces diverses sortes d’émigrations (1).
Le principal courant d’émigration, celui qui nous intéresse le plus, est le courant qui porte les Européens vers les autres parties du monde. C’est par cette émigration européenne que se sont constituées les po]iulations de race blanche dans le nord de l’Asie, dans le nord et le sud de l’Afrique, en Amérique, en Australie, populations dont le total atteint 150 millions d’hommes. L’intensité du courant est d’ailleurs irrégulière; très fort dans les années où les ]iays qui attirent les émigrants traversent une période de prospérité, il diminue dans leurs périodes de crise, et il arrive
même parfois que dans un pays les départs l’emportent sur les arrivées, car il y a deux courants inverses, celui qui va d’Europe aux autres parties du monde, et celui qui ramène en Europe, ou les émigrés temporaires, ou ceux (jiie se croyaient partis pour toujours, mais qui, n’ayant pas réussi, reviennent meurtris et désillusionnés; il y a des années où le courant de retour est le
plus fort.
Depuis le début du xx® siècle jusqu’en 1914, la moyenne annuelle de l’émigration européenne a été d’au moins l.oOO.ÔOO personnes. .Mais c’est le chiffre de l’émigration lirute, retours non déduits. L’émigration nette, compensation faite des départs et des retours, paraît comprise, pour la même période, entre 1 million et 1.200.000 personnes (2). J.es divers pays d’Europe participent à ce mouvement d’une façon très inégale; la part de notre pays est insignifiante, quelques milliers d’hommes à peine. La Grande-Bretagne et l’Italie viennent en tête. Les principau.x contingents d’émigrants
(1) Consultpr .“îur l’émigration européenne : R. Connard, L’émigration europc>tme au A/.\e siècle, Pari.s 1906; Pierre Leroy-Beaulieu, L’émigration européenm et l’émigration dans les divers pays au cours des dernières années, iii Economiste français, 1913; Bunle et Leurenee, Les migrations internationales de 1901 à 1920, in Bulletin de la Statistique générale de la France, tome XI.
(2) statistique fournit des (lonn^TS sur rémigrntion dans divers pays. Le gouvernement italien, qui est de ceux que les phénomènes de lëmigration intéressent le idus, publie des documents statistiques très complets sur celte matière.
^OTIO^S GÉNÉRALES
sont fournis par rAiUriche-lIongrio, l’Espapne et le Portujral, la Hiissie. Dans les sources des courants d’émigration, bien des changements se sont produits au cours du xix® siècle et du nôtre; celle (jui est la plus constante, c’est la (îrande-Bretagne; mais l’Allemagne, qui a été à certaines époque un pays de grande émigration, a presque cessé d(>puis le début du xx" siècle de fournir des hommes aux pays neufs. Par contre, l’éniigration latine a pris un développement considérable par le fait de l’Italie el, à un nioindie degré, de 1 Espagne; et aussi l’émigration des pavs situés à l’Orient de l’Europe, celle-ci en majorité slave. Quant aux pays (jui reçoivent le courant de l’émigration européenne, ce sont, en piemieie ligne, les Etats-Lnis, puis surtout le Canada, l’Argentine,
le Brésil, et bien loin derrière ceux-ci l’Australie et la Nouvelle- Zélande.
Ea gueiTe a apporté un grand trouble dans les courants d’émigration; la mobilisation et les difficultés croissantes des transports ])ar mer expliquent aisément ce trouble. 11 en résulte que les chiffres du temps de guerre ne sont pas comparables à ceux d’avant la guerre; par exemple, l’émigration de la Grande-Bretagne (Angleterre, Ecosse, Irlande) qui était de 470.000 hommes en 1918, est tombée à 17.000 hommes en 1918; celle de l’Italie, entre les mêmes dates, est tombée de SOO.OOO hommes (émigration hors d Europe) a 4.000 hommes. Les Etats-Pnis qui avaient reçu 1.218-.000 immigrants en 1914, n’en ont reçu que 111.000 en 1918; ce chiffre est remonté à 430.(K)0 en 1920. Outre le trouble temporaire apporté au phénomène par la guerre elle-même, il est probable que des changements durables dans les courants d’émigration et d immigration seront parmi les conséquences de la
guerre (I). Mais on ne pourra les constater avec certitude avant quelques années.
L’émigration est déterminée par le même fait général que les migrations à l’intérieur du pays : la différence entre la condition présente et la condition espérée. li y a des pays où la condition présente de beaucoup d’hommes est très pénible, des pays surpeujdés ou d organisation économique défectueuse, qui fournissent de gros contingents d’émigrants; mais il se peut aussi que les hommes émigrent meme des pays où l’on gagne assez largement
(I) Lfs réformes agraires qui ont été faites dans les pays de l’est de l’Europe que la guerre a ressuseités ou beaucoup agiandis, Pologne, Tchécoslovaquie, Yougo-RIavie, retiendront i)eut-ètre sur leur sol les hommes qui
auparavant <*niif:raient. Et. puis il y a rinconnue du sort futur de ta n ussie.
LA POPLXATION (51
sa vie, s’ils esi»èrent la gagner j)lus largement ailleurs. Dans quelques cas, l’émigration a une telle intensité qu’elle appainrit et dépeuple le pays : l’Irlande, par exemple, dans la seconde moitié du xix® siècle, a perdu presque la moitié de ses habitants; mais 1 émigration, en jiareil cas, n’est que le symptôme du mal économicpie ou social dont le ]>ays soïiffre. En général, l’émigration, pour le pays d’origine, n’est pas un mal; sans doute l’homme (jui s’en va sans esprit de retour est une force perdue, mais ne vaut-il jias mieux (pi’il vive plus librement et pleinement ailleurs que de déi)érir sur place.^ C’est pour un pays un élément d’intluence et de dévelopjHunent économique que d’avoir infusé son sang a des races nouvtdles; ses anciens nationaux iiropagent sa langue et sa mentalité; ils restent des clients et des fournisseurs.
Les pays qui reçoivent le courant d’émigration passent généralement par deu.x phases au j)oint de vue de la politique à suivre a 1 égard des nouveaux venus. Dans la première, l’immigration est laissée libre, souvent même encouragée : le pays encore vide a liesoin d’hommes; c’est la phase où en sont les pays sud-américains, l’Argentine, le Brésil, l’Uruguay. Puis vient la phase des mesures restrictives, cela sous diverses influences. Ayant atteint un certain degré de cohésion et de culture propre, la jeune nation tend a écarter les éléments qu’elle craint de ne pouvoir pas assimiler aisément ou qui, pour quelque autre raison, lui paraissent « indésirables ». Il se mêle a cela, vis-à-vis des émigrants non européens, la question des antagonismes île race : c’est la raison ou tout au moins le ]irélexle, des mesures prises aux Etats-Unis et en .Australie contre les immigrants chinois. La politique de lestiiction trou\e son ajquii le jtlus ferme dans les syndicats ouvriers, désireux d’écarter la main-d’œuvre nouvelle qui vient s olfiii siii le marche du travail el oîi ils voient une menace jK)ui‘ les hauts salaires. 11 s est formé un jirotectionnisine ouvrier très rigoureux (1); certaines mesures restrictives, aux Etats-Unis et en Australie, qui se couvrent de raisons tirées de l’intérêt général, ne sont en réalité prises que sous la pression et dans l’intérêt de quelques catégories de travailleurs.
Le jieupleinent des pays neufs au xix® siècle par les hommes de la race blanche est un phénomène grandiose et qui est loin d’êti-e achevé. 11 y a eu sans doute et il y a encore des brutalités et des injustices dans la prise de possession, encore que souvent
(1) Prato, Le protectionnisme ouirier, traduction française, Paris, ltM2 ; Hollande, La déjensc ouvrière contre le travail étranger, thèse Paris, KU2.
■ ^ NOTIONS GÉNÉRALES
c est sur drs tt'rres pn-sque vacantes qu<> se soient formées les nouvelles populations blanches. I.,e courant de réniigralion roule bien des misères. Mais le phénomène envisagé dans son ensemble est une proiligieuse affirmation par la race blanche de sa vitalilé, et la somme d’énergie déployée et de risques acceptés qu’il contient en fait une manière d'épojiée.
C La population et les subsistances.
La théorie de Malthus.
La jiopulalion peut aussi être considérée dans sa grandeur, grandeur absolue ou grandeur en relation avec le territoire qu’elle occupe. Ea grandeur de la jiopulation est ce (pii a il’abord fixé rattention, jiarce que cida touche de très piès à la force des Etals, et (pie cela soulève aussi la question de la subsistance, la question'
de savoir comment nourrir une population nombreuse et rapidement croissante.
.Ius(|u’à la fin du xvui“ siècle, les auteurs ont le plus somsmt considéré dans la popidation la force (pi’elle apjiorte à l’Etat; la imissauce du prince et de ses armées dépmid du nombre de 'ses 'Ujets; d importe donc d’encourager l’accroissement de la population. (.(‘pendant, chez ci'rtains révolutionnaires français de la lin du .wiiC siècle, on trouve cette conception doctrinale que la Erance était trop peuplée et qu’il fallait réduire 1 .> nombre de ses habitants (1). Mais c’est un (Vonomiste anglais, Malthus, rpii a le premier donné un relief saisissant à l’idée de surpopulation : une population en e.xcès .sur les moyens de subsistance, a dit Malthus,
( si un fléau menaçant jiour 1 humaniti* et la source jiermanente de la misère. Otte théorie de Malthus, exposée dans VEssai sur le lirmcipe de population et scs effets sur le progrès futur de la société M798) (ib a eu un très grand retentissement et a été une des plus célèbres de l’i’conomie politique. Elle peut se résumer ainsi. La population, lorsqu’aucun obstacle ne vient en anvter la croissance, a tendance à augmenter de telle sorte qu’elle double en une période de vingt-cinq ans (dans certains passages l’auteur dit ^ingt ails). Or, il n est pas possible que l’accroissement des
(1) Loroy-Rf’aiilifM). op. o/L, liv. I, cbap. iv.
(2) i raduolirm franoaisf dans la Collection des princin.aiix écononiist": Paris, iSiy.
LA POPI LATION
moyens de subsistance soit aussi rapide; tout ce qu'il est permis d esjierer, en mettant les choses au mieux, c’(‘st que, la (pianlité di^s subsistances au point de départ étant ex].rim.‘e jiar 1, elle s accroisst'. dans climpu' ja-riode où la population double, (Lune quantité égalé à I. L’accroissement des subsistances ne pouvant se taire que selon une ].rogressiüii arithmétiipie de la forme 1, 2, •‘L 4..., taudis que raccroiss(‘m(‘ut de la population tmid à se faire !<elon uii(‘ progression géométriipie de la forme 1, 2, i, 8..., il est évid(‘ut (pie la croissanc(‘ de la population se heurte sans (^esse à impossibilité de vivre. Il faut (pie la famine, la guerre, le crime h; vice, éliminent les hommes en e.xcédent, ceux pour qui selon 1 expivssion de Malthii-; dans la première édition de son ouvraue il 11 y a pas de couvert mis au bamiuet. Il n’y a qu’un iiioven d éviter les calamités diverses par quoi s’élimine l’exciâlenl de la population, c’est d’éviter (pie cet excédent se crée, et pour cela il faut que les hommes iiraliipiont « la contrainte morale », c’est-àdire s’alislininont de fonder une famille et d’avoir des enfants s ils ne jieuvimt ]ias les nourrir.
Le jn-odigieux succès de la théorie de Malthus ne tient pas seulemonl a la vigueur du contraste formulé entre l’accroissement de la population et l’accroissement des subsistances, mais aux circonstances ou se trouvait alors l’Angleterre et à ce (pie les partis poliliques s’emparèrent de sa théorie. Les guerres, de mauvaises recolles, la transformation industrielle (pii commençait alors avaient déterminé en Angleterre un trouble profond;' la grande uidiistrie naissante appelait à l’usine les femmes et les enfants et donnait une sorte de prime à la natalité dans les familles ouvrières De brillants (‘crivains, parmi lesijuels William (lodwin (1), soute- ''-■'‘c:d cette thèse .pu‘ l’injuslice H !f, misère |.rovieiiMenl , non lias de la nature des choses, mais des institutions humaines. La doctrine de Malthus rejetait sur la nature foute la responsabilitéles bomines élaimit malheureux ]iarce que l’instinct sexuel créait
plus d’hommes que la terre n’en pouvait nourrir; thèse admirable pour le parti conservateur.
Il est incontestable que les limites de la multiplication des subsistances sont en même temps celles d(> l’accrois.sement de la population et qu’elles sont plus (‘troiles que celles de la fécondité humaine; détm-inimV par le seul instinct .sexuel, la natalité tendrait consfamnnmt à aller jusqu’à l’extrême limite de ce que ren-
(1) GoUuin, .1/1 iiuiuir!, nnccraimj poluiral justice a, al ils inflma.ce -m pourrai cirtup and happiness. 170,3. Consulter sur l,i tlu'‘se de IT Rous-
giii, \\ ilham üodicin, Dijon, 1913.
NOTIONS GÉNÉRALES
dont possible les moyens de subsistance. La lutte pour la vie au ^ens stnet du mot, éliminerait ceu.x qui sont en trop, comme c’est pom- les (^spèces animales et végétales. Mais l’instinct .exue determme-t-il seul la natalité, et I homme civilisé moderne land-d a aller jusqu’à la limite de sa fécondité physiologique de sorte que 1 accroissement de la population se heurterait sans cesse a a limite des subsistances.^ La question nous amène à étudier le
niouMinenl de la jmpulalioii dejniis le commencement du siecie.
§ 2. La croissance de la population depuis le début
du XIX^ siècle.
l-a population du monde s’est beaucoup accrue au cours des derniers siècles. Autant qu’on peut se fier à des évaluations qui pm.r Iles époques où la statistique n’était pas organisée sont
f’onjeclurales, la population de l’Europe était, en 1 /(><), de Idt» millions d’habitants; elle était, eu 1811. de 180 millions; eu 1801 de 280 millions; en 1911, de 430 millions L’accroissement ressort à 38 p. KiO entre ITfiO et, 1811; à 30 p. lot) eidn. M I et 1801; a (J2 p. 100 entre 1801 et 1911. Lonr le monde entier, la liopnlation aurait pas.sé, de 730 millions en 1700, à 1.030 millions en l!)l! (I). Si considérable qne soit cet accroissement, il n,esl pas donten.v que dans l’ensemble, non seulement les movèns
de siibsistaiKT, au sens étroit du mot, mais les biens de toute
sorte j.ropres à l’usage des liommes se sont accrus plus encore-
1 bunianilé est matériellement mieu.x pourvue qu’à aucune autre epoquo.
La répartition de la po])nlalion sur la surface de la terre est d’ailleurs e.xtrèmenienl irrégulière. La densité au kilomètre carré est. ]H,nr l’Europe, de 43 liabitanls; pour l’Asie, de 19; jionr I Alriqiie, (le 3; pour l’Océanie, de 3; pour l’Amérique, de 4. En
Europe même, il y a de grandes irrégularités, ainsi que cela ressort du tableau suivant (2).
(t) Statislnpie mternalimialc fin mouvement de la population, I. II introd
p. VII-XII. ’ ' **
(i) .tam/flo-e statistique, 3fr- voL, p. 177 •. 0„ troinem ,On.s eo volume les toroler”" qui oat suM de., modifications terri-
LA POPULATIOX
Densité de la population
par
kilomètre carré (frontières de 1914)
-Augletm-i-e et Galles
EcüSSf* ... .
Italie
( livre
.... li>l
Irlande
luri|uie d'Knrope
l’avs-Iiîts
Sorhi(‘
' France
io
Aileina.sne .......
Russie d'Knro]te
F 1 n Ifi fide
-Vntrirhe
Suède
Honjïrie
Gî
X'orvè'^e
Ksi ta eue
Danemark
1 ors d’Europe, l’irrégularité est aussi très grande. Au Canada a densité n’atteint pas 1 habitant par kilomètre carré; aux Etats- Lnis, elle est de 13; au Mexique, de 7, G; au Brésil, de 2,8; en Argentine, de 2,6; au Chili, de 4.3; au Pérou, de 3,2. Dans 1’ \sie nisse. la densité est de 1,7; en Turquie d’Asie, de lü; dans les possessions britanniques de l’Asie, de C4; dans les possessions Irain.-aises de l’Asie, .le 21,3; en Chine, de 78; au Japon de 131.
‘ersonne ne soutiendra que dans toutes les parties habitables Ml monde la population puisse être jamais aussi dense (}u’elle 1 est a.^-tucllenient dans les j.ays où elle l’est le plus, .pie les -O- habitants au kilomètre carré de la Belgique puissent devenir la legle. conimnne. La densité e,.t fonction d’un certain nombre 'I Moments : climat, fertilité du sol, richesse minière, état de la l;obni.,ue agricole et industrielle; il y en a qui sont donnés une OIS iioiir toutes et ,(ue l’action des hommes ne peut pas modifier -N ais 11 est certain qu’il y a j.lace dans le monde pour beaucoup piuï> d liommes des diverses races qu’il n’y en a à riieure actuelle es! vraisemblable que, dans l’étal actuel de la technique la
PoP'dation du monde pourrait doubler sans risquer de se bemter a la limite des subsistances (1).
Cela ne signifie pas qu’il ne juiisse pas y avoir dans certains pays, ou dans des régions plus ou moins étendues de certain^ pays, un encombrement de population. Cela a pu être le cas pour ! Irlande vers le milieu du xi.x« siècle, et ce peut être encore le cas pour certaines provinces italiennes. L’émigration, si Grandement lacilitee par les progrès des transports, est le moven de remedier a cet excès local de population; elle déverse le surplus
Leroy-Beaulieu, op. cit..
T. — Écon. pol. — I.
fli
^ * NOTIONS GÉNÉRALES
■te hahilîuils ,|,.S pays encombres sm- les pays <le popnlalion c airscmec cl conliibiie ainsi à remlce moins inégulière la rcpac IlUoji des hoiiiines dans le monde.
bc fonilcnicnl ,1e la doctrine tle Mallhns est le iloul.lenient de a p„,mlal,on en vingt-, di,,, ans. „ Xons pouvons tenir pour cer-
I, il , écrit-, , ,pie, |„,.s,,„e la poi.ulalion n'est arredée par ancim O^is ai e, e c va ilouMant Ions les \iiigl-cin,i ans cl croit lie
J, moi ,' lai pi'rinile sidon une jirogression greoinélriipio » i|) Les donm.es sial, sl„,n,.s ,,„e .Malllms avait à sa disposition à la n„ d„ ttv,,, siccle conf,,.,,, aient-elles celle p,.„posilion.= C'est nn ..oint 'ta II sei'ad sans inléi-èt de .liscnier. Mais il est certain ,|„'au conrs ,l„ MX- siWe, l.ien ,p,e l'accoissement de la popnlation
■ Ils I, inonde an et,. |r,'.s grand, aucun pays ne picscnie le cas d„ ,|on ,l,.„„,„t de sa population p„,. ,p.
sctmi, ,1e population, ceux où il y avait peu il'lioimnes et beanotip d,. I,.|rcs vacantes, le inonvenient propre ,1e la population, e i.d-.i-, lire son accroissenienl jiar l'e.xcédent des naissances sur les leces al.slraclioi, faite de l'apport des immigrés, ne représente I s le ,„„ble„,enl en vingt-cim, ans. On ne trouve le iloubiement ut r.ngl-c,n<i ans, ni aux Elals-n,is, pas plus dans la population non. ,|i„. ,l;,ns la poinilalion blanche, ni an Camnla, ni en Argenli'i'. lonr les |iays ,1 Knrope où la popnlation s'i-sl ,api,len,ent
■ '".'ne. coninie l'Angleterre, l'Allemagne, la lielgiipte, on trouve I l's p,.r,o,les de donblemeni ,p,i ne ilescendent ,,as au-dessous
■ I tarante a c„u|uante ans ,■! ipii s éli.vent certains à
(liiidrc-viiiiris ans (2).
Sans doute le douMemenl en vingl-ci.irf ans n’est pas un élém-nt eisMmtiel de la doelrine de Mallhns. Si l’on admet que, dans me période deternmuV, quelle qu’en soit la durée, la populafon (end a s aecroilre selon une progression géométrique alors <tu;; I.'s su hsistances ne croîtront que selon une progression arith- ••■«que. d Imnlra neces.sairement qu’un jour la famine ou d’autic^lleau.x dévastateurs éliminent l’excès de population
Mars puisque la période de doul.lement de la population eM de •oanconp pins de vingt-cinq ans. même dans les pays où Ic^Lm «lions, son e ]) us favoraliles à son accroissement, et puisque < ans le momie d y a place encore pour des centaines de millions nouveaux habitants, le prol.lème n’est pas actuel et ne peut
S ^ française.