‹ Cours d'économie politique [microform]Chapitre 66 sur 209 · L’ASSOCIATION COOPÉRATIVE · texte numérisé non relu

L’ASSOCIATION COOPÉRATIVE

Les grouiicmcnts (jue l’on a pris l’iiabitude de désigner sous le nom d’associations coopératives ne constituent pas un organisme économique homogène. Ils se forment dans des circonstances variées et pour des objets différents. Il y a lieu de distinguer trois sortes principales d’associations coopératives.

A. Des consommateurs s’associent pour se jirocurer les marchandises usuelles nécessaires à la vie, sans s’adresser au commerçant détaillant; il ne s’agit pas de marchandises dont ils ont besoin jmur l’exercice d’une profession, comme seraient, par exenii)le, des matières premières, mais de marchandises comme les denrées alimentaires ou les articles d’habillement. Ce ne sont donc j)as des professionnels ([ui s’assemblent, mais des consommateurs sans qualification {irofessionnelle, qui ont en vue la consommation jiersonnelle ou familiale. Voilà une première sorte d’associations coopiVatives, les coopératives de consommation; qu’il est plus e.xact d’appeler distributives.

H. Des travailleurs manuels s’associent pour constituer une entreprise où il n’y aura pas de iiatron entrepreneur; la fonction jtatronale, c’est le groupe même des travailleurs associés qui la remplira, sinon directement, au moins par l’intermédiaire d’un gérant que les associés désigneront jiarmi eux. De même que les consommateurs groupés veulent faire l’économie du commerçant au détail, les travailleurs groupés veulent faire celle du patron (jui les dirige et qui prélève son inolit. Ce sont les associations ouvrières de production.

C. Des producteurs autonomes ou des entrepreneurs, en fait des petits entrepreneurs, sans abdiquer chacun son indépendaïuee économique et sans constituer une exploitation unitaire ([ui rempla-

^ ORGAMSATION DE LA PRODUCTION'

«rail lours rxploitalioas sé,,ar«s. se grcpenl pour accompli,. e„ co„„„„„ ,,,,,, „„ I p,.oressim, .

n,„sr'"n ' P'-i'miilrK, ou la transfoi-raalion

lulas uclle ,1e ces mahères, o„ epcore la venle des ja-p.luils (l„

l„e„ I objet de lcr gr„„,,e„.e„t se,a la co„slilalio„ .rm, servie'

,o„,,„„„ ,|e cedit, o„ e„c„,.e dassuraace de certains risques

|.i<, «s,o„nels, exe, U, ,1e la g,-f.|e o„ la moitalilé ,|„ hLl

0,1.1 des assocahons coopéalives ijui sont très dlHiaentes des

p,e, e,lc|es lin les dés,gne par la uaUn-e du service écono,„i,,„e

‘•■«■■■'■"n '1..; lor,„e leur objet : société coopérative d’acbat, de

a>s l,ois calégories d’associations cooperatives dillèreni ,,ar .„„„e, bat; elles diftèient aussi, cela ress„,t t,-és cla„... de eliide que nous feions de chacune d’elles, par le milieu ou e es se recrutent et par les lins économiques ou sociales • q„o, elles endenl. Elles présenlent cependant quelque chose conuiiii,,. Les apports laits dans nue société non coopérative

«Ploilalion economique de quelque ordre

que ce soit, sont faits en vue du dividende à gagner II en est aub’cnenl des sm.ié,és coopératives; ce ne sont” ,u.s sa,' s S sociétés desiuteressées; ceux qui y entrent le font pour obtenir un .nantage economique déterminé; mais cet avantage ne prend pas la torme du dividende d’actionnaire. Le capital apporté dans une smneté coopérative touche, en règle, un intérêt tîïï!, et c’est tout, 1 avantage economique que recherche l’apporteur du capital i I ut end comme client, travailleur, fournisseur de la société’ Oans la cooperative distributive, l’avantage consiste à avoir au l'H-v le plus bas les marchandises usuelles de consommation; dans association ouvrière de production, à se répartir entre travailleurs, sous torme de supplément de salaire, le profit ipie l’entrepreneur eut jirélevé; dans les syndicats tl’achat ou de vente à acquérir dans les meilleures conditions la matière indispensalile a 1 exercice de la profession, ou à vendre, le produit mieux que <1 ne eu fait isole. .Vinsi la qualité d’apporteur de capital n’a {>as comme fin, dans les sociétés coopératives, le revenu à tirer de

ce capital, mais un avantage économique que l’on obtiendra en line autre qualité.

Xüiis .liions maintcnnni étmliei-, ilnns leurs caraclè,.es essenlipls, les trois sortes de sociétés coopérativi's.

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