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Cours d'économie politique, liv. I et II

7. Précis de la science économique, p. 7. 8 Harmonies, p. 11 et 12.

ao4 L ORDRE SOCIAL

hommes, dit-il, travailler, échanger, apprendre, s'associer, agir et réagir les uns sur les autres, puisqu'aussi bien, d'après les décrets providentiels, il ne peut jaillir de leur spontanéité intelligente qu'ordre, harmonie, progrès, le bien, le mieux, le mieux, encore le mieux à l'infini*. » Citant ces paroles, M. Périn ajoute avec raison * : a Telle est bien la formule rigoureuse de tout libéralisme, la formule du laisser faire et laisser passer^ la grande, la pernicieuse illusion de la liberté en toute chose, à laquelle beaucoup d'économistes donnent, dans leur système, une si grande place, et dont les économistes radicaux tirent aujourd'hui les dernières conséquences, à propos du crédit et des banques, de la liberté commerciale, du travail des femmes et des enfants, et de bien d'autres questions'. »

Le libéralisme économique, malgré le vice radical de son principe, passionna les esprits. En 1848, il triompha dans la grande lutte du libre échange, sous la conduite de Richard Gobden et de John Bright, grâce à l'appui de Robert Peel.

On donne parfois à l'école libérale tout entière le nom d'école de Manchester, de Manchestertham^ comme disent les Allemands. Cette appellation manque d'exactitude. La ligue de Manchester, en effet, n'est qu'une section de l'école libérale; elle défendait non seulement la liberté commerciale absolue, le libre échange sans restriction, mais encore la réforme électorale, l'arbitrage international et la suppression des guerres.

Ecole libérale contemporaine *. — Les principes de l'école classique avaient produit de douloureux résultats dans le monde des travailleurs, et la théorie de l'harmonie des intérêts résistait mal à l'argument irrésistible des faits. D'autre part, la thèse de l'utilitarisme économique devait provoquer

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