Doctrines économiques, p. i3i
3. Les doctrines et le râle de Bastiat sont très bien étadiés dans les Doetrînet économiques de }A. Périn, chap. ix : dans le Staatslexikon, art. « Bastiat ». Aa point de vue libéral, v. Nouveau Dictionnaire d'Economie politique, et l'introduction de M. DE FoviLLE ans Œuvres choisies de Bastiat, petite édition GaiHaamin.
4. V. GossA, Introduzione allô Studio delV Economia politica, p. i34, seq. ; — INGRA.H, Hittory of political Economr/,p. 173, seq.; — Staatslexikon, art. ■ Lit^«« ralismns » ; — Espina.s, Hisioiie des doctrines économiques, p. 267,
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des réactions; réactions socialistes au nom du droit à la jouissance, à cette jouissance présentée comme le but de la science et de la vie; réactions conservatrices au nom des doctrines morales, spiritualistes et gouvernementales '. Cette pression produisit une rupture dans l'école classique, qui se divisa en libéraux intransigeants et libéraux modérés. Les premiers conservent intégralement les principes, la méthode et les conclusions de l'école anglo-française, les seconds font des concessions sur la théorie et admettent des tempéraments dans la pratique. Quelques citations appuieront notre affirmation.
Libéralisme intransigeant. — Ecoutons les chefs de l'aile gauche du libéralisme. « L'harmonie, écrit Joseph Garnier, l'ordre et le concours des intérêts se produisent spontanément quand ils sont abandonnés à l'ordre naturel ^ — Dire que la civilisation marche, c'est dire que les besoins vont s'accroissant sans cesse avec les moyens de les satisfaire'. — La justice en matière économique ressort de l'action libre de l'offre et de la demande*. »
M. de Molinari faisait sa profession de foi en ces termes : « Notre évangile se résume en ces quatre mots : laisser faire, laisser passer ^ — L'homme, les végétaux, les animaux obéissent aux lois de l'économie des forces et de la concurrence*. » Au reste, le savant rédacteur du Journal des Economistes était plein de confiance dans l'avenir et les bienfaits de la liberté : o Grâce à la puissante machinery de la grande industrie, la richesse pourra être produite en assez grande abondance pour suffire à tous les besoins de la consommation pendant que l'ordre dans la production, la justice dans la distribution de la richesse s'établiront d'eux-mêmes par l'action de la loi d'équilibre des valeurs, sous le régime de la concurrence universalisée ^ i» M. Frédéric Passy n'était pas moins optimiste. « Le plus sûr moyen de résoudre la