I. Die Arbeiterfrage
L ECOLE LIBÉRALE 2t3
Mais prétendre que rinitiative individuelle, l'intérêt privé légitime, s'opposent à l'assistance corporative ou aune sage et prudente intervention du pouvoir public dans l'ordre économique, voilà une affirmation inexacte et dangereuse. « L'individualisme, remarque M. Brunetière, voilà de nos jours l'ennemi de l'éducation, comme il l'est de l'ordre social... Il ne le sera pas toujours, mais il l'est. Et, sans travailler à le détruire, — ce qui serait tomber d'un excès dans un autre, — voilà pourquoi, durant de longues années encore» tout ce qu'on voudra faire pour la famille, pour la société» pour l'éducation, comme pour la patrie, c'est contre l'individualisme qu'il faudra qu'on le fasse^ »
Voyez les belles conséquences de ces grandes lois économiques. En i885, comme on redoutait une famine dans l'empire des Indes, le Gouvernement britannique fut invité à faire venir des approvisionnements de riz pour parer à cette calamité menaçante ; or, il s'y refusa énergiquement en déclarant que cette intervention would be contrary to the principles of political economy. Un peu plus tard, alors que la famine enlevait 4.000 habitants par semaine, les instances furent renouvelées auprès de la Commission gouvernementale, qui répondit : On gênerai grounds they (the Board) had a very strong objection to interfère with the course of trade. Les pauvres gens ! N'avaient-ils pas à leur disposition le self help et les lois économiques"^.
Considérons le second fondement de la thèse libérale : le principe de la liberté.
Article 3. — Examen du principe de la liberté.
Libéralisme et liberté. — C'est Terreur commune des libéraux d'ériger la liberté en puissance autonome, se constituant à elle-même ses droits et ses devoirs, dans une complète indépendance de toute loi supérieure à la nature humaine. Qu'est-ce donc que la liberté ?