‹ Cours d'économie socialeChapitre 146 sur 310 · I. Conf. Autour du. Catholicisme social, par G. GoTAu · texte numérisé non relu

I. Conf. Autour du. Catholicisme social, par G. GoTAu

-tJO L'ORDRE SOCIAL

un certain sens, par leur tendance, à Pécole de Le Play ; les autres, qui, sur le terrain du christianisme, poursuivent une réforme économique par l'intervention efficace de l'État, se groupent autour des représentants des Cercles catholiques... La protection du droit est-elle la seule fin de l'État, et,parconséquent, sonintervention positive n'est-ellejustifiée et exigée par l'intérêt général que dans le cas et la mesure où les droits des individus ou des classes plus particulières seraient atteints ou exposés? ou bien, outre la protection des droits, l'Etat a-t-il mission de promouvoir positivement le biengénéral et, par conséquent, peut-il imposer de sages sacrifices aux particuliers pour fournir à la liberté et à l'ac-tivité individuelles des ressources plus considérables que, livrés à eux-mêmes, les particuliers ne sauraient se procurer qu'avec une difficulté excessive ' ? »

Le même jugement est formulé par la Civiltà dans un article intitulé : Due Sentenze opposite : « L'Etat est établi pour pourvoir au bien-être de la société, et la société est formée, en grande partie, de la classe ouvrière ; l'Etat doit donc diriger sur elle ses soins les plus vigilants, sous peine de manquer à ses devoirs. On dit que l'État a pour devoir de faire respecter la justice, mais ce n'est pas tout, il doit, en outre, pour remplir toutes ses attributions, promouvoir le bonheur social, lequel ne dépend pas exclusivement de la justice, mais encore d'une foule d'autres éléments, don* la plupart dépendent du travail ; par conséquent il doit intervenir dans la protection du travail, afin de le faire concourir à la prospérité et au salut du public *. »

II. La Réforme sociale. — Le mal dont souffre la société est principalement un mal religieux et moral ; sur ce point tous les catholiques sont d'accoi'd. Mais la divergence se manifeste dans les jugements portés de part et d'autre sur l'ordre économique et social. Les réformateurs catholiques estiment que l'ordre économique actuel, basé sur la concurrence illimitée et l'individualisme, que l'ordre social établi sur l'égalité des droits et des conditions, surliuLérêî

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