I. V. GiDB, Principe», p
LE CAPITAL, PRINCIPAL FACTEUR DE LA PRODUCTION 4i3
catégories : les opérations au comptant et les opérations à terme.
Opérations au comptant. — Les opérations au comptant sont de simples transactions d'achat ou de vente, dans lesquelles on échange directement les valeurs contre de l'argent, et réciproquement. Ces opérations ne se distinguent en rien des transactions commerciales ordinaires.
Opérations à terme. — Les opérations à terme sont des opérations à crédit dans lesquelles on achète des valeurs à livrer, ou bien l'on vend des marchandises à payer à une date ultérieure. Ces dates dites de liquidation, sont ordinairement à la bourse, le i", le 2 et le i5. Il arrive fréquemment à la liquidation que les parties engagées dans une opération désirent ne pas la liquider, mais veulent la proroger à une autre liquidation. Si les parties s'entendent, rien de mieux ; mais si, par exemple, l'acheteur ne veut pas prendre livraison des titres, parce qu'il n'a pas d'argent, ou parce qu'il ne veut pas vendre de titres pour s'en procurer, ou encore parce qu'il spécule sur la hausse, dans cas il se fait reporter.
Report. — L'acheteur en quête d'argent emprunte, en donnant des titres en gage. A cet effet, il vend au comptant au capitaliste. Celui-ci lui remet immédiatement le prix des titres qu'il rachètera à terme à la prochaine liquidation. Cette différence entre le prix du terme et le prix du comptant représente l'intérêt du prêt et s'appelle report. Le vendeur se fait reporter^ le capitaliste reporte. Dans les circonstances normales, le report est de 2 à 4 0/0: il peut atteindre 10 et même 20 et 3o 0/0.
Par suite des excès de la spéculation à la bourse de Paris, il est arrivé que les capitaux placés en report ont donné beaucoup plus que les revenus produits par les valeurs reportées. En mars i88i, on a noté des valeurs dont le dividende donnait aS ou 3o francs, et sur lesquelles le report n'a pas été de moins de 20 francs, ce qui eût fait pour l'année a3o francs*.