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I. Ibid., p

revendication, le second une thèse de droit naturel non démontrée et inexacte.

Article 5. — Réfutation du collectivisme.

Quintessence du collectivisme. — En formulera quintessence du collectivisme international se réduit à ces deux dogmes : a) propriété nationale ou sociale des instruments de production, capitaux et terres ; b) administration par l'Etat démocratique de la production et de la distribution des richesses. C'est sous cette forme que nous attaquons le système social que la révolution prétend substituer légalement ou violemment à l'antique ordre social fondé sur le droit naturel et le droit chrétien. Nous avons établi, dans la première partie, la fausseté des fondements philosophiques, religieux, économiques sur lesquels s'appuie la nouvelle doctrine. Aussi, pour éviter d'inutiles redites, qu'il nous sufiise de rappeler brièvement ces erreurs fondamantales ; ce sont : 1" la théorie de l'évolution matérialiste ; 2° l'égalité absolue des droits et des côndiiions parmi les hommes ; 3° le renversement du principe d'autorité, du droit de propriété personnelle ; 4° la religion et lafamille supprimées ou réduites à une affaire d'ordre privé et purement conventionnel; 5° la théorie marxiste delà valeur, de la plus-value et du capital.

Le collectivisme et l'Encyclique. — Tel estl'enseignement de Léon Xlll; il déclare la théorie collectiviste « souverainement injuste, en ce qu'elle viole les droits légitimes des propriétaires, qu'elle dénature les fonctions de l'Etat et tend à bouleverser de fond en comble l'édifice social ».

Il montre combien elle est préju.iiciable à l'ouvrier. « De fait, comme il est facile de le couiprendre, la raison intrinsèque du travail entrepris par quicoaque exerce un art lucratif, le but immédiat visé par letravailleur, c'est de conquérir un bien qn'il possédera en proi)re et comme lui appartenant; car, s'il met à la disposition d'autrui ses' forces et son industrie, ce n'est évidemment pas pour un motif autre, sinon pour obtenir de quoi pourvoir à son entretien-et aux besoins

1. V. Rodbertus-Jagetzow, Le Capilal^ traduction Châtelain. 1904.

Antoins. 36

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de la vie, et il attend de son travail non seulement le droit au salaire, mais encore un droit strict et rigoureux d'<m user comme bon lui semblera. Si donc, en réduisant ses dépenses, il est arrivé à faire quelques épargnes, et si, pour s'en assurer la conservation, il les a, par exemple, réalisés dans un champ, il est de toute évidence que ce champ n'est autre chose que le salaire transformé : le fond ainsi acc/uis sera la propriété de l'artisan au même titre que la rémunération même de son travail. Mais qui ne voit que c'est pr'^xisément en cela que consiste le droit de propriété mob')ière et immobilière ? Ainsi cette conversion de la propriété privée en propriété collective, tant préconisée par le socialisme. » aurait d'autre effet que de rendre la situation des ouvriers dUis précaire, en leur rendant la libre disposition de leur saïaire el en leur retirant par le fait même tout espoir et toute possibilité d'agrandir leur patrimoine et d'améliorer leur siiaation. » Enfin, il fait toucher du doigt les funestes cop»équences de ce régime : « la perturbation dans tous les rangs de la société, une odieuse et insupportable servitude pour tous les citoyens, la porte ouverte à toutes les jalousies, à tous les mécontentements, à toutes les discordes ; le laiciit et l'habileté privés de leurs stimulants, et, comme conajquence nécessaire, les richesses taries dans leur soun ô ; enfin, à la place de cette égalité tant rêvée, l'égalité aans ^e dénuement, dans l'indigence et la misère. — Par tout ce ».jae nous venons de dire on comprend que la théorie socialiste de la propriété collective est absolument à répudier, co^isime 'préjudiciable à ceux-là même qu'on veut secourir, contraire au droit naturel des individus ; comme dénaturant les iouv> tions de l'Etat et troublant la tranquillité publique, i^s il reste donc bien établi que le premier fondement à poser par tous ceux qui veulent sincèrement le bien du peuple, c'est l'inviolabilité de la propriété privée ^ » Fausse dans !?es principes, dangereuse et redoutable dans ses conséquences, la théorie collectiviste est, de plus, une chimère sans consistance, un rêve cretix, ui:.<i utopie nuageuse.

Limites de la démonstration. — Mais, avant de donnet v3a

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