I. Polilieal Eeonomy, 3* partie, ch. 11, sect
a. The Wages question, ch. ix : a There is no wage-fand irrespective of the number and industrial quality of laborers. »
3 V., pour la réfutation du wage-fund. Beauregard, Essai sur la théorie du $alaire, p. 157; — Villet, La Question des salaires; — Chevallier, Les Salaires au iix' siècle; — d'Eichthal, Revue des Deux Mondes, t. LXXXIX, 1888, p. 653, •eq. ; — De Lavelete, ibid., t. XLIY, 1881, p. 635, — Schônberg» Uandl., t. I p. 63i.
mistes modernes, Fr. WalkerS Gauwès ', Villey ', Beauregard*, Stanley Jevons', etc., remplacent la théorie du fonds des salaires par celle de la productivité du travail. Le salaire, disent-ils, est directement proportionnel au produit du travail de l'ouvrier.
La démonstration de cette proportion paraît assez simple au premier abord. « Manifestement, dit M. Villey, la masse à partager provient du travail des ouvriers et augmente en même temps que le produit de son travail. Manifestement, plus cette masse sera considérable, c'est-à-dire plus les ouvriers auront produit, plus le salaire pourra et devra s'élever. » « Le salaire de l'ouvrier, affirme Jevons, finit toujours par coïncider avec le produit de son travail, déduction faite de la rente, des impôts et de l'intérêt. » La conséquence, optimiste cette fois, de cette théorie, c'est que les ouvriers ont tout à gagner au développement de la production; c'est encore que la hausse des salaires dépend, sinon uniquement, du moins principalement de l'élévation de la productivité du travail de l'ouvrier.
Cette théorie nous paraît contenir des équivoques ou des erreurs.
1° Veut-on dire que, toutes choses égales d'ailleurs, le salaire augmente avec la productivité de l'ouvrier, c'est-àdire avec l'intensité, la continuité et l'habileté de son travail! C'est là un tridsm économique. On paie plus cher un bon ouvrier qu'un mauvais : cette loi est connue depuis longtemps par les patrons et les ouvriers;
2° En général, l'augmentation de la production est due beaucoup plus au perfectionnement des machines qu'au développement de la capacité professionnelle de l'ouvrier. Si donc les ouvriers attendent la hause de leur salaire du fait de l'augmentation de leur productivité personnelle, on peut adirmer qu'ils attendront longtemps; ,
3" Assurément, l'élévation de la production augmente la