I. Nouveaux principes, liv. VIII, ch. v
a. Du principe de population, ch. v, n" a.
'S. LeUre à M. Garnier, dans l'ouvrag-e précité.
4, O/, cil., liv. m, ch. V. —V. Pékin, De la Richesse, t. I. p. 498
action; si, d'un autre côté, Ton est convaincu par l'observation que le goût de l'aisance et des commodités de la vie détourne bien des gens du mariage par la certitude d'être privés des biens qu'ils estiment, on doit convenir qu'il n'y a pas d'obstacle au mariage moins préjudiciable au bonheur et à la vertu que ce goût, lorsqu'il es t généralement répandu '. » Les malthusiens trouvent dans ce prétendu devoir de la prudence conjugale une triste et cruelle excuse à l'égoïsme de la richesse *. L'ouvrier est l'artisan de ses propres malheurs; chacun est responsable de ses fautes, tant pis pour lui. Ecoutez M. Maurice Block : « Ce n'est donc pas la faute de la bourgeoisie si les ouvriers ne sont pas toujours heureux... Est-ce la faute du patron si l'ouvrier se marie (en fait ou en droit) à vingt ans, au lieu d'attendre, comme le bourgeois, jusqu'à l'âge de trente ans ' ? » M. de Molinari et M. Levasseur, dans les conseils qu'ils donnent aux ouvriers, ne tiennent pas un autre langage. M. Leroy-Beaulieu recommande le luxe comme un remède à Vo ver-population de la classe ouvrière*.
Néo-malthusianisme. — Plusieurs associations se sont formées pour répandre, parmi les masses populaires, la thèse du principe de population, la pratique de la stérilité conjugale volontaire. En 1876 fut fondée à Londres la malthusian league, qui publie un journal intitulé The Malthusiaii et se ramifie sur le continent. Le cinquième article des statuts porte que « c'est un crime social pour les personnes mariées d'avoir plus d'enfants qu'elles ne peuvent en élever confortablement* ».