‹ Cours d'économie socialeChapitre 270 sur 310 · I. Encycl. Rerum novarum, initio · texte numérisé non relu

I. Encycl. Rerum novarum, initio

a. La lutte pour le pain quotidien, n» 383, p. aaô.

DU JUSTE SALAIRE ÔqS

Pertes. Avantages.

Augmentation moyenne des ob- Augmentation moyenne des sa-

jets alimentaires jusqu'aux der- laires en France 75 p. loo, d'après

nières années 40 p. 100 (de Fo- les calculs les plus favorables (de

ville). Foville).

Pertes des ressources accessoires, subventions, etc.

Diminution de la qualité et de Baisse moyenne des prix, prîn-

la durée de certains objets manu- cîpalement sur les objets manufac-

facturés. turés, tissus, etc., 5o p, 100.

Augmentation des besoins ali- Augmentation du niveau de

mentaires par la diminution des l'existence et des consommations forces ; des autres besoins, par l'habitude.

Fièvres de production, excès, Jouissances nouvelles de biencrises de chômage. être, d'agrément (de voyages), etc.

Agglomération dans les villes, Débouchés nouveaux offerts au

perte d'hygiène et de l'indépen- travail. Gommunicationts. dance du petit patron, hausse des loyers.

Sauf de rares exceptions, le salaire individuel était, il y a dix ans, suffisant pour l'entretien des ouvriers adultes. Quant au salaire des femmes, il restait, en général, au-dessous du minimum suffisant, et trop souvent se réduisait à un salaire de famine. Nous n'avons pas à revenir ici sur les lamentables constatations déjà faites à propos du sweating System.

Un nombre assez restreint, qui formait l'aristocratie de la classe ouvrière, trouvait, dans le salaire journalier, les ressources suffisantes pour entretenir une famille dans des conditions convenables et pouvait réserver une certaine somme pour les mauvais jours.

Prenons le chiffre de 6 francs comme salaire moyen d'avantguerre de l'ouvrier parisien et un nombre de 280 journées de travail. Le gain annuel de cet ouvrier atteignait i .680 francs. Les dépenses, d'après M. Langlois S se décomposaient de la sorte : 65o francs pour la nourriture, 100 francs pour le chauffage, l'éclairage, le blanchissage, i5o francs pour le vêtement, 100 francs pour dépenses diverses, aoo francs pour le loyer, au total : 1.200 francs. Si l'ouvrier était marié, la dépense augmentait de moitié et en sus, d'un quart par

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