‹ Cours d'économie socialeChapitre 276 sur 310 · Y. Le Devoir Social. — Gonf. ci-dessas, p. i · texte numérisé non relu

Y. Le Devoir Social. — Gonf. ci-dessas, p. i

^10 l'ordre ECONOMIQUE

sacrifice et le don de quelque chose de soi*. » Ainsi définie, l'assistance peut revêtir plusieurs formes distinctes.

Formes de l'assistance^. — L'assistance est libre ou volontaire lorsqu'elle est le produit de sacrifices consentis et ofiTerts sans aucune contrainte des pouvoirs publics. L'assistance est légale ou forcée^ quand elle est le produit des contributions imposées par la loi.

Ne confondez pas l'assistance légale etrassîstance/>M&/ïg'«e, la charité libre et la charité privée.

L'assistance légale est perçue comme un impôt parles pouvoirs publics, sans qu'il importe de rechercher par qui les ressources ainsi obtenues seront distribuées; l'assistance publique est distribuée par les pouvoirs publics, sans qu'il importe de rechercher si les ressources ainsi réparties proviennent de dons volontaires ou d'impositions forcées.

La charité libre est celle qui est consentie voTontairement pour l'assistance des pauvres et donnée pour être distribuée soit par les pourvoirs publics, soit par les particuliers; tandis que la charité privée est celle qui est distribuée par des personnes ou par des corps absolument indépendants de l'Etat, quelle que soit l'origine des ressources.

Défense de la charité privée. — Libre ou privée, la charité est attaquée par trois groupes d'adversaires.

1* Les philosophes et certains économistes voient dans la charité un obstacle à la grande loi de la survivance du plus fort, à la lutte pour la vie, qui devient la théorie de l'évolution darwinienne. « La pauvreté des incapables, écrit Herbert Spencer, la détresse des imprudents, le dénuement des paresseux, cet écrasement des faibles contre les forts qui laisse un si grand nombre dans les bas-fonds |de la misère, sont les décrets d'une bienveillance immense et prévoyante*. » La charité ne commet-elle pas un attentat contre cette immense bienveillance delà nature? M. de Molinari déclare que « le défaut le plus grave de la charité, soit privée, soit

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