I. Summ. Theol., lâ^e, qq
t. Encjcl. Nobilitiima Gallorum, § Deinde illa.
Antoine. 4
en dehors des sociétés civiles sa pleine et entière sa^îs* faction.
Léon XIII a réfuté d'avance cette objection : « L'expérience quotidienne, dit-il, que fait l'homme de l'exiguïté de ses forces, l'engage et le pousse à s'adjoindre une coopération étrangère. De cette propension naturelle comme d'un même germe^ naissent la société civile d'abord, puis, au sein même de celle-ci, d'autres sociétés, qui, pour être restreintes et imparfaites, n'en sont pas moins des sociétés véritables ^ » Et dans l'Encyclique Immortale Dei : « Par nature l'homme est fait pour vivre en société. En effet, dans l'état d'isolement, il ne peut ni se procurer les objets nécessaires au maintien de ron existence, ni acquérir la perfection des facultés de l'esprit et de celles de Tâme. Aussi a-t-il été pourvu par la divine Providence à ce que les hommes fussent appelés à former non seulement la société domestique, mais la société civile, laquelle seule peut fournir les moyens indispensables pour obtenir la perfection de la vie présente (quœ suppeditare vitœ sufficientiam perfectam sola potest). » Ces témoignages ne laissent aucun doute sur la pensée de Léon XIII.
Définition de la société civile. — Nous pouvons maintenant donner de la société civile une définition plus précise. La société civile est cette société complète^ composée d'une multitude de familles qui unissent leurs efforts dans la poursuite du bien commun temporel; — ou encore : La société civile est constituée par un certain nombre de familles réalirsant, sous la direction d'une autorité suprême^ les conditions qui favorisent le développement physique, intellectuel ei moral des associés subordonné à la fin dernière,