I. V. Lehmkiibl, Die sociale Noth, p. i8, seq
a. V. Meter, Stimmen, 1874, t. VI, p. a36; — Stentrup, Zeitsehrifl fur kath. Theol., 189 1, Heft, II, p. m5.
3 V. de MuN, Œuvres, t. I, p. 497, Saa, 56a, et les discours de Saint-Elienne et de Saint-Bi-ieuc.
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Sans doute, les lois faites à l'envi par tous les Gouvernements d'Europe pour venir en aide aux travailleurs, la réduction des heures de travail, l'interdiction du travail de nuit, l'hygiène des mines et des fabriques, l'établissement des caisses de secours, tout cela est excellent, mais insuffisant. Croyez-vous qu'un ouvrier élevé en dehors, sinon dans la haine du christianisme, un ouvrier imbu des théories athées ou matérialistes, se tienne pour satisfait de ce que feront pour lui l'Etat ou la charité? Il ne dira jamais : « Assez! » Ses besoins réels seront satisfaits, j'y consens; mais ses besoins factices le seront-ils? Assurez-lui le pain à lui et à sa famille, il vous demandera les moyens d'assouvir sa soif de jouissance *, et cela peut-être au nom même de la justice, puisqu'il n'en a que des notions erronées.
L'Eglise et la justice. — La justice, l'ordre social ! Oui, l'ordre social est fondé sur la justice, et c'est précisément pour cela que le catholicisme, ce grand conservateur de l'ordre, a représenté dans tous les siècles la lutte contre les oppresseurs de tout genre, la défense de tous les droits violés ou menacés. C'est par là qu'il intervient dans le régime du travail pour faire respecter la dignité de l'homme, de la femme, de l'enfant, pour empêcher l'abus qui peut être fait de leurs forces, pour leur garantir la sécurité du lendemain, la paix de la vieillesse, l'honneur du foyer domestique*. En vérité, on se fait une étrange illusion à croire que la doctrine sociale de l'Evangile se réduit au seul précepte : a Aimez-vous les uns les autres », et se contente d'offrir aux malheureux la résignation dans la misère '. «f Avez-vous remarqué, écrit M. Harmel, combien l'idée de justice est antipathique aujourd'hui? Il suffit de prononcer le mot pour soulever les tempêtes les plus violentes, même parmi les bons. On cite souvent la parole de l'Evangile : « Cherche d'abord le royaume de Dieu », mais on omet la fin de la phrase : « et sa justice », car le mot est devenu agressif; il est considéré comme une parole révolu-