I. ScBiFFiKi, Diap. Phil. moral., n* Sao
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qiiement de la conduite extérieure, aboutit fatalement à la négation de l'ordre moral *.
De nos jours, la propagande par le fait multiplie les assassinats et jette l'Europe dans la stupéfaction. Il faut être aveugle pour ne pas reconnaître que la propagande par le fait est la fille de la propagande par l'idée. Mais, devant l'idée, les prisons, l'échafaud, le bagne sont frappés d'impuissance!
Quel a été, en France, le résultat de l'athéisme pratique et de l'instruction sans Dieu? L'augmentation de la criminalité et, ce qui est plus triste, de la criminalité parmi les enfants, le nombre sans cesse croissant des récidivistes, le flot montant du suicide, de la folie et de l'alcoolisme : voilà pour répondre à cette question^.
Tel est le mal social. Où est le salut? « Le salut, dit Léon XIII, ne viendra pas sans l'Eglise, dont l'influence peut seule redresser les intelligences dans la voie de la vérité et former les âmes à la vertu et à l'esprit de sacrifice'. » J'ajoute que cette bienfaisante influence de l'Eglise descend des hauteurs de la vérité et du devoir dans la région inférieure des intérêts matériels.
AaTicLE 4. — L'Eglise et l'ordre économique.
L'Eglise et les intérêts matériels — Une erreur très accréditée dans le monde des travailleurs et habilement exploitée par les apôtres du socialisme, c'est de prétendre que l'action de l'Eglise et du catholicisme dans la question sociale se borne à prêcher la charité aux patrons, la résignation aux prolétaires, et la vie éternelle aux uns et aux autres. Tel n'est pas le sentiment de Léon XIII. Dans l'Encyclique Rerum novarum, il aflirme que l'Eglise ne néglige pas ce qui a rapport à la vie terrestre des ouvriers; qu'elle favorise la