‹ Cours d'économie socialeChapitre 86 sur 310 · I. § Nec tamen putandunx · texte numérisé non relu

I. § Nec tamen putandunx

a. V. Leh.mkuhl, Die sociale Ifoth und der kirchîiche Einfluss, p. 26.

3. V. Méric, les Erreurs sociales, ch. vu ; — Albertus, Die sociale Politih der Kircke. liv. III, sect. II ; — P. Félix, l'Economie sociale devant le Chrisiianisnie, 5* conférence ; — Sa.b.vtier, l'Eglise et le Travail manuel.

l'église i63

cité, disons mieux, à leur orgueil? Qu'ils viennent dans la maison de Joseph et de Marie, et qu'ils y voient travailler Jésus-Christ... Que ceux qui vivent d'un art mécanique se consolent et se réjouissent : Jésus-Christ est de leur corps. Qu'ils apprennent en travaillant à louer Dieu, à chanter des psaumes et des saints cantiques; Dieu bénira leur travail, et ils seront devant lui comme d'autres Jésus-Christ ^ »

2® Par l'exemple du travail manuel des apôtres ;

3** Par l'enseignement traditionnel de l'Eglise ^ ;

4* Et par les institutions monastiques des moines travailleurs. On connaît la belle page de Montalembert sur le travail monastique : « Ainsi que le dit un saint, les cellules réunies dans le désert étaient comme une ruche d'abeilles : chacun y avait dans ses mains la cire du travail, dans sa bouche le miel des psaumes et des oraisons. Les journées se partageaient entre l'oraison et le travail; le travail se partageait entre le labourage et l'exercice de divers métiers, surtout la fabrication de ces nattes, dont l'usage est encore si universel dans les pays du Midi. Il y avait ainsi, parmi les religieux, des familles entières de tisserands, de charpentiers, de corroyeurs, de tailleurs, de foulons. Chez tous, le labeur était doublé par la rigueur d'un jeûne presque continuel. Toutes les règles des patriarches du désert prescrivent Uobiigation du travail, et toutes ces saintes vies l'inspiraient encore mieux par leur exemple. On ne cite, on ne découvre aucune exception à ce précepte. Les supérieurs étaient les premiers à la peine ^. »

De la loi et de la nécessité du travail il résulte, pour nous servir des paroles de l'Encyclique, que : « Le premier principe à mettre en avant, c'est que l'homme doit prendre en patience sa condition. Il est impossible que, dans la société civile, tout le monde soit au même niveau. Sans doute,

Page 1