I. Encycl. Rerum novarum, § Quos tamen
a. Encycl. Rerum novarum §§ Confi-lenter ? Nec tamen patandom.
l'église i6g
tent que la question sociale ne peut être résolue pleinement et complètement que par la restauration des mœurs chrétiennes. Que cette restauration paraisse éloignée, cela ne dispense pas de la préparer. Gomme le remarque M. Léon Grégoire^ : « La question sociale est urgente : cela oblige à chercher immédiatement des moyens provisoires pour atténuer la crise. Dans la recherche de ces moyens, les catholiques s'inspireront des principes chrétiens, ils proposeront au monde laïc des applications partielles de ces principes, en attendant que ces principes redeviennent la loi suprême de la société. La guérison complète doit être ajournée, ils chercheront des soulagements, des adoucissements ; s'intéressant au peuple, ils l'intéresseront à leurs propres idées et l'achemineront ainsi à l'acceptation du remède souverain, Jésus-Christ, sauveur des peuples. »
Article 6. — Le Prêtre et la réforme sociale.
Quel rapport, demanderez-vous, l'économie sociale peutelle avoir avec le ministère sacerdotal. Le prêtre n'est-il pas au-dessus des intérêts matériels, étranger aux luttes économiques ? Encore est-il que le prêtre, docteur, doit connaître et enseigner les lois qui régissent la société chrétienne, que le prêtre, pasteur, ne saurait ignorer le mécanisme de la vie sociale dans laquelle doit s'exercer son action. Par une propagande inlassable, sous forme de conférences, de tracts, de brochures, de journaux, dans les Bourses de travail, les cercles d'étude, les ateliers, les cafés, dans l'école même, le socialisme répand ses doctrines dissolvantes. Au nom de la justice sociale, il ébranle les fondements de la société, il veut remplacer l'antique charité chrétienne par la solidarité laïque. Que de sophismes accumulés sur le droit de propriété ! Quelles conceptions erronées de la famille et de la religion ! Eh bien, le prêtre, gardien autorise de la vérité morale, ne doit-il pas démasquer l'erreur ? Ne lui appartientil pas de proclamer les règles immuables de la justice ? Laissera-t-il les âmes qui lui sont confiées, hypnotisées par