PROPAGATION D'UNE ONDE PLANE ÉLECTROMAGNÉTIQUE
itances diélectriques, en particulier par les mesures de M. Lebedew ivec des prismes de soufre (Chap. V, n" 4).
m. — PRIHCIPE DE LA THÉORIE ^ÉLECTROlUGirÉTItUE
DE LA LUmÈBE.
Comme nous venons de le voir, la théorie de Maxwell indique que la propagation d'une onde électromagnétique doit se faire exactement comme celle d^une onde lumineuse : soit que l'on eonsidère le vecteur champ magnétique, soit que l'on considère le vecteur courant de déplacement, ou encore le vecteur champ électrique, l'onde est transversale ; en outre, elle peut être polarisée rectilignement comme l'onde lumineuse, et enfin l'expérience prouve (Chap. V, n** 4) que tous les phénomènes présentés par l'onde lumineuse se retrouvent pour l'onde électromagnétique. Mais ce qu'il y a de tout à fait remarquable, c'est que l'expérience donne, pour les vitesses de propagation dans l'air de l'onde luminease et de l'onde électromagnétique, le même nombre (à très peu près Sooooo''™ par seconde). Ce dernier point surtout a conduit Maxwell à admettre que Vonde lumineuse n! était qu'une onde ilectromagnétique ( * ).
S'il en est ainsi, l'indice de réfraction pour la lumière d'un diélectrique transparent par rapport au vide, doit, en vertu de la relation (20), être égal à la racine carrée de sa constante diélectrique K.
Ce point est bien vérifié par les expériences de Boitzmann sur les gaz (t. l", Chap. IX, n" 4), dont nous reproduisons ici les résultats :
(*) Rappelons qu'à Tépoque où Maxwell est arrivé à cette conception (rers 1873), la propagation de Tonde électromagnétique n'était pas connue expérimentalement; c'est parce que la valeur de U (connue assez grossièrement à cette époque), qui, d'après sa théorie, devait représenter la vitesse de propagation de Tonde électromagnétique, était voisine de la vitesse de la lumière, qu'il • eo la hardiesse d'admettre l'identité des deux ondes.