DEUXIEME PARTIE
Hu-dte direeu m pu. — Hsrebe direcle «u grand (rot. — Mircbi circulure an petit trot. — Marche circotaîre au gntnd Irot. — Marche directe an pas. — L'épaulo en deboTS ou deml-haacbs au pas, — Demi-baache au petit trot pour préparer le départ au galop. -~ Uarcher au galop à mtia droite. — Marcher an pas, changer de main. — Marcher au petit trot, l'épaule en dehon, pour préparer te départ au galop, — Marcher au galop à gauche. — Marcher au pas, placer l'épaule eu dedans aux deai maioa, — Prendre les éperons. — Quitter les étriers.
Le commencement du travail de la deuxième partie de la troisième leçon consiste à répéter sur des chevaux plus fins, ce qui a été exécuté dans
Su moment où ce travail sera exécuté avec précision, l'instructeur demandera le travail de l'épaule en dehors ou de la demi-hanche. Ainsi, lorsque marchant à main droite, le long des pistes, l'instructeur commandera : Preporca-rows à prendre une demi-hanche, les élèves prendront les rênes dans la main droite.
Au commandement : Demi-hanche, ils fermeront les deux jambes et élèveront un peu la main de la bride, afin de confirmer le rapport avec la bouche du cheval ; ce rapport doit être un peu plus marqué
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lorsqu'on se dispose à changer la direction de l'avant-main. La main de la bride se portera alors «n peu à gauche pour engager l'avant-midn du côté du mur, en même temps la main gauche prendra la rêne gauche, afin d'opérer, en l'écartant, un effet de traction qui attirera la tête et placera l'encolure h gauche. Les jambes continueront leur action, la jambe gauche agissant plus que la jambe droite, afin d'eng^ager l'avant-main un peu à droite, ce qui contribuera à diriger l'avant^main à gauche. L'action plus prononcée de la jambe gauche, tout en servant à pousser l'anièremain à droite, vient en même temps favoriser le développement de l'épaule droite, qui, dans ce moment, entame le terrain.
Ce travail a déjà été exécuté, le cheTal étant en bridon ; avec la bride il a pour objet de donner une juste appréciation des divers eflfets du mors; car , les rênes, en raison de la manière dont on les fera agir, pourront produire des effets qui, en se coordonnant, auront une action plus immédiate, ou qui, en se contrebalançant, pourront se rectifier ou s'annihiler.
Ainsi, par exemple, si la rêne droite agit de façon & diriger l'avantrmain & gauche, et qu'en môme temps la rêne g-aùche, en s' ouvrant, attire la tête ii gauche, celle-ci complète en quelque sorte ce que la rêne droite a voulu produire. Voici donc deus effets qui s'aident pour arriver au même but.
Si, au contraire, l'action de la rêne droite en^ge
95 — trop l'avant-miùn à gauche, la main gauche, au lieu d'ouTrir la rêne comme dans le cas précédent, en se reportant à droite, agira par pression sur le côté gauche, le dirigera à droite, et rectifiera ainsi l'effet trop prononcé de la rêne droite. Dans ce cas, ce que la rêne g-auche peut feire pour la rffne droite, la droite le fait aussi à l'égard de la gauche.
Ainsi, par exemple, si la traction de la réue gauche se produit de façon à plier l'encolure, à tourner la tête à gauche, sans pour cela déplacer les épaiiles et les engager dans ladirection demandée, la rêne droite, en agissant par pression sur lo côté droit, vient en aide à la rêne gauche, et détermine l'effet que cette rêne n'avait pu seule obtenir.
Dans le travail de demi-hanche , les jamhœ doivent toujours agir pour entretenir le mouvement et imprimer i rarrièr&-main des actions qui se coordonnent avec les demandes de la main. C'est le travail le plus simple poiu? commencer k donner aux élèves une idée de l'accord des mains et des jambes, et le moyen le plus natutel et le plus certain pour faire prendre l'allure du galop.
Quand on aura donc exécuté cet exercice au pas, on le fera répéter au petit trot. L'instructeur doit alterner ce travail avec la marche directe, afl]i d'habituer les élèves à varier leur manière d'agâ. On fera partir au galop, eu suivant les principes expliqués dans la deuxième partie de la deuxième leçon (Départ au galop, le cheval en bridm).
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Le ffalop ayant été ohtenu par l'effet de la main droite k gauche et par celui des jambes, en faisant primer la gauche, la main de la bride agira seule et se placera de façon à maintenir le cheval aussi droit que possible; elle se fixera en même temps pour régulariser le mouvement de cette nouvelle allure.
Les départs au galop seront ainsi demandés jusqu'à ce que les élèves les exécutent avec précision.
L'instructeur fera ensuite exécuter le départ à droite, les rênes de la bride tenues dans la juain gauche.
Au conunandement : Frépares-^mis à marcher au galop à droite, la main de la bride se portera un peu & gauche, afin que l'effet du canon droit sur la barre droite et l'appui de la rêne droite sur l'encolurCj portent la tête et l'encolure à gauche et développent le mouvement de l'épaule droite. L'avant-main ainsi préparée, au commandement :
Partez a» galop, les jambes augmenteront leur pression pour accélérer la vitesse, la jambe gauche agissant plus fortement que la droite, afin d'engager les hanches un peu à droite, ce qui fevorlsera le déplacement de l'épaule droite en avant. Une fois l'allure déterminée, la main se redressera, en se plaçant dans la direction que l'on veut faire suivre au cheval, et les jambes égaliseront leur effet.
Si, pendant la durée du temps de galop, on 6en~
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tait que le clieval voulût ou changer d'allure on changer de pied, on reporterait la main à gauche, et l'on ferait primer l'action de la jambe gauche.
Cette manière de demander et de maintenir l'allore du galop étant devenue familière, l'instructeur essaiera de l'obtenir sans le secours de l'action de la main.
Dans ce cas, c'est en raison de la manière dont le cheval est provoqué par les jambes, et surtout en raison des lignes qu'on lui fait parcourir, qu'on l'oblige k prendre de lui-même l'allure du galop.
Au commandement : Marchez au yalop à droite s«jw te secours de la main, les élèves baisseront la main et augmenteront l'action des jambes pour engager le cheval au trot; à mesure que cette allure s'allougera, la jambe gaucîie du cavalier augmentera son action, afin d'accélérer l'allure et faire dévier l'apriôre-main à droite ;. ce qui disposera déjà le cheval au départ à droite ; le galop se produiraalors infailliblement au premier tournant, parce que l'épaule droite sera obligée de devancer la gaudie.
Après ce travail, qui aura été exécuté individuelleraent autant que possible, on passera h celui de la reprise.
La nécessité de marcher à des distances égales, de régler les chevaux sur le train de celui qui dirige la reprise, fera mettre en pratique tous les principes énoncés ci-dessus. Il faut laisser l'élève chercher de lui-même les moyens qu'il croit les
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meilleurs, dans tous ceux qu'on lui a indiqués, pour conduire régulièrement le cheval qu'il monte.
Le travail du manège devenant alors plus juste, plus régulier et étant exécuté sur dee chevaux plus doux d'allure, on aseociera à ce travail c«liii des chevaux de carrière, qu'on ne montera qu'au pas et au trot. Ces exercices serviront à donner l'habitude des allures prononcées et assureront la tenue. 11 est fort essentiel que les élères cherchent k appliquer sur ces chevaux tous les moyens de conduite que le travail régulier du manège aura pu leur &ire acquérir. Le manège est un moyeu d'arriver pins vite à l'emploi du cheval à l'extérieur, quelles que soient sa nature, sa finesse et son énergie. 11 ne faut donc pas que les exercices de la carrière soient exécutés de mwjière à détruire ce que le lUAnége a pu enseigner.
Les personnes qui envisagent le travail des chevaux de manège comme un travail ezcËptionnel, commettent une erreur. C'est pour préparw à l'équitation du dehors qu'on commence par ceU^ du manège.
Les chevaux de carrière sont montés en bride; l'emploi du bridon en cette circonstance éloignerait du but que l'on doit chercher à atteindre, c'est-àdire de les conduire avec légèreté.
Le cheval habitué à l'action du mors de bride devient lourd, pesant à. la main, dès qu'il est nûij BU bridon.
Les chevaux de carrière seront montéis soit dittu
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le manég«, soit dans la carrière. On leur fera exécuter, en marchantàdes allures un peu allong'ées, le travail des deux premières leçons.