‹ Cours d'équitationChapitre 12 sur 26 · TRAVAIL DE LA REPRISE SIMPLE DU UABËGE · texte numérisé non relu

TRAVAIL DE LA REPRISE SIMPLE DU UABËGE

La reprise simple consiste en "^ tour de manège au pas sur le large à main droite, changementde main direct, un tour à main gauche, changer de main et revenir à main droite. Trois tours de manège au petit trot, doublé successif dans la longueur, changement de main direct, trois tours à main gauche. DouRler dans la longueur et changer de main pour revenir à droite. Partir au galop adroite etrépéter le même travail qu'au trot. Exécuter ensuite au galop deux demi-voltes successives et deux demi-voltes renversées. Marcher au pas en cercle, trois tours à chaque main. Marcher la tête au mur. Arrêter au mur. Appuyer à droite et à gauche la tête au mur. Arrêter. Prendre les éperons quandlareprisede manège commence à être exécutée avec précision.

C'est dans le travail de la reprise simple du manège que les élèves pourront mettre en pratique tcus les principes dont ils doivent être déjà imbus. Ce travail régulier leur donnera le sentiment de la justesse, de la précision et de la régularité des mouvements. Les distances & observer, les coins à

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passer seroot pour enz un travail de tous les iustants, surtout si l'éeuyer exige que les chevaux restent coostammeiit placés à la main à laquelle ils se trouvent.

On entend par cheval placé, celui dont les hanches et les épaules sont parallèles au miir, et dont on ploie l'encolure de façon à tourner la tête légèrement en dedans du manège.

Ainsi, pour placer le cheval & droite, les deux jamhes doivent agir également pour maintenir l'arrière-main, et l'empêcher de tomher en dehors ou en dedans de la piste. La main de la bride (la main gauche) sera Hxe et bien assurée pour régulariser les mouvements de l'avant - main. Elle oârira ainsi, au côte gauche de l'encolure et de la bouche, un soutien qui empêchera l'avant-maîn de tomber à gauche ; la main droite saisira la rêne droite de !a bride, et, en l'ouvrant légèrement, opérera un petit effet de traction qui amènera la tête à droite, en pliant l'encolure de ce côté; une fois ce pli obtenu , la main droite marquera alors on soutien de devant en arrière de la rêne droite qui devra équivaloir à celui imprimé par la main gauche sur la rône gauche, en sorte que le cheval, tout en ayant l'encolure un peu pliée à droite, dirigera les épaules et l'arrière-main sur une ligne directe, malgré ce pli.

Le cheval doit rester placé à droite, tant qu'il marche à cette main. Au moment d'en sortir, c'cstii-dire quand il arrivera à ^ flu d'un changement

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<!e main, il doit être placé graduellenteut au pli contraire.

Cette suite dans le travail sert à fixer l'atteolioD des élèves , à leur donner déjà une idée de l'accord des mains et des jambes, leur apprendre à nuancer leurs actions en raison de la sensibilité de chaque cheval,

I Lorsqui;, dans cette leçon, on marchera au galop, les changements de pied que l'on doit exécuter lors des changements de main doivent se fkire terre à terre, c'est-à-dire qu'à la fin du changement de main, l'Instructeur fera interrompre le galop, afin qu'il soit repris alternativement d'après les divers moyens que nous avons expliqués précédemment.

Le passage des coins, les doublés s'exécuteront toujours d'après les principes que nous avons indiqués.

La reprise étant terminée , l'instructeur devra rendre le travail individuel, afin d'habituer les élèves à se servir de leurs aides. Lorsqu'ils marcheront au pas le long des pistes , on prescrira au dernier cavalier de quitter la piste et d'aller prendre la tête

'.de la reprise. On pourra encore faire doubler sucicessivement chaque élève dans la longueur du maaége et lui faire exécuter divers mouvements et

/changer d'allure. Ce travail individuel fait juger le degré de force de chaque cavalier etlui apprend à faire accorder l'effet des aides des mains et des jambes On fera marcher ensuite au pas en cercle

aux deux mains et exécuter le travail de I& tête au mur.

Nous avona vu comment on a agi pour obtenir les mouvements en avant et en arrière, pour faire dévier les épaules ou l'arrière-main dans la production du mouvement en avant ou rétrograde.

II importe maintenant de faire connaître le moyen d'obtenir les mouvements par côté, dans lesquels le cheval ne doit gagner de terrain ni en avant ni en arrière, et où la ligne des épaules et des hanches devient perpendiculaire au mur, les chevaux marchant à main droite.

Quand l'instructeur commandera :

Marchez la tête au mur.

Le chef de la reprise dirigera son cheval vis-àvis un des grands côtés du manège et s'arrêtera quand la tête du cheval sera près du mur : les élèves arriveront ainsi successivement à une distance de 2 à 3 mètres les uns des autres. Une fois en face du mur, les élèves baisseront la main et relâcheront les jambes, afin que les chevaux restent en place.

' Quand l'instructeur commandera :

Préparez-vous à appuyer de gauche à droite ou c \(uir le talon gauche,

> Chaque cavalier replacera la main pour rétablir son rapport avec la bouche du cheval , et les deux jambes se fermeront pour soutenir l'effet de la main et mettre le cheval en mouvement

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Au commaDdemeut :

Appuyez de gauche à droite.

Chaque cavalier portera un peu la main à droite pour engager l'avant-main de ce côté; la jambe gauche marquera une plus forte action pour diriger l'arrière-main à droite et faire marcher ainsi l'avant et l'arrière-main presque parallèlement.

Ce travail contribue à donner aux élèves une Juste appréciation de l'accord des mains et des

Ainsi, par exemple, si la main, en se portant à droite, engageait trop les épaules de ce côté, de façon à ce que la jambe gauche , tout en agissant pour porter les hanches, ne pût pEis les amener sur la ligne des épaules, il fondrait alors que la main, en se axant ou en se portant à gauche, arrêtât le développement des épaules à droite, ce qui donnerait à l'arrière-main le temps d'arriver. Si, au contraire, la jambe gauche portait trop les hanches à droite, et que l'arrière-main dépassât la ligne des épaules, il fondrait, tout en diminuant Faction de la jambe gauche, augmenter l'action de la droite, qui produirait l'effet contraire, ou bien porter la main plus à droite, afin d'opposer les épaules aux hanches.

Dans les mouvements de côte , le cheval étant maintenu en avant par le mur, la main n'ayant point à empêcher le mouvement en avant de se produire, elle devra agir avec le plus de légèreté possible, pour maintenir l'avant-main en foce du

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— 1,-a — niiirou la déplacer à droite ou & gauche, en raison de la manière dont rarrière-main s'engage.

Les jambes doivent d'abord agir pour empêcher lecheval de reculer.pour maintenir la tête au mur, et puis lem* effet se contrebalance et se modifie, lorsqu'il s'agit de mettre l'arrière-main en mouvement et de la faire marcher d'accord avec l'avant- Tiain.

Ces trois premières leçons bien exécutées, les élèves auront acquis un tact, un sentiment du cheval, qui les mettront à même de raisonner le travail des leçons suivantes.

Assurer son corps, son assiette et sa main, selîw au cheval des cuisses et des jarrets.

Tout en conservant le contact entre la main et la bouche du cheval pour indiquer la direction à suivre , diminuer ce contact afin que le cheval trouve assez de liberté pour ne pas être arrêté dans les mouvements brusques et en avant que l'attaque des éperons doit produire.

Plier ensuite les jarrets avec force, de façon que les gras de jambes se rapprochent vivement du cheval, et que les éperons viemient porter derrière les sangles; étreinite ainsi le cheval jusqu'à ce que le mouvement en avant se soit produit, relâcher les jambes et régulariser avec la main l'effet qu'aura amené cette attaque.

11 est bon, avant de faire oorter les éperons, d'ap-

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prendre aux élèves, sur des chevaux froids, f; donner des coups de talons.

j Puisque l'éperon doit être considéré comme châ- ^meut, il fiiut s'en servir vigoureusement. Cependant, dans certains cas donnés, il peut être employé comme aide ; on doit, après avoir augmenté par degré l'action des jambes, le faire sentir lég^^ment au cheval -, il sert dans ce cas, & réveiller son action, à grandir ses mouvements sans le jeter dans le désordre et les mouvements heurtés que produit toujours une attaque vigoureuse de surprise (1).

(1) Le travail do carriËro aura Ifcu àladeuiiëmo partie delà troisiËinB leçon, et bg combiacrit avec celui du manège ; on exécutera dans ce travail la série des mouvements de lit deuiit'Qic et de la trûisièmo leçon. Go travail so Taisant avec des chevaux à allures plus marquées, l'allure devra èire plus allongée, on confirmera ainsi les posilions qui doivent Être très-ïssurécs pour comprendre et bien exécuter le travail de la quatrième leçon.

Ce sera auBsi à la troisiÈme leçon que l'on fcra monter les sauteurs. Ce travail devra Wra très-progressif, afin d'évitei- la itxidnnls en Taisaot retirer tout d'abord une confiance que le» »oteurs doivent donner à U loagus.

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