PREMIÈRE PARTIE
Le cheval en brtdoD. — Se préparer k monter ^ cbevaL — Monter k cheval. — De la podilon de l'homme i cheval. — Manière de prendre lee rËnes du bridon dans chaque main. — Manière de le« allonger, de les raccourcir, de les croiser et de les ^|iigter. — Explication de l'aetioD des cûdes et de leurs elTets. — Se préparer ft mettre pied à terre. — Mettre pied ï terre.
Cette première partie de la leçon se donnera de pied fenne ; elle est principalement destinée à la position du cavalier.
Les chevaux, sellés et en bridon, seront choisis de préférence parmi les olus sages. Ils seront placés sur la même ligne h trois pas l'un de l'autre ; chaque cheval sera tenu par un paleirenier.
Le cavalier se place , feùsant face à la tète du
cheval , tenant la cravache dans la main gaucOie, le petit bout en has.
Quand on se sert de l'étrier pour monter à cheval, il y a deux manières d'y monter. La première , comme dans l'Ordonnance de cavalerie : au commandement Prépares-vmis pow monter à cheval, « se porter en avant, faire xm à-gauche vis-à-vis
• del'épaule du cheval pourprendrel'extrémitédes
• rênes avec la main droite, faire encore un à-gau-
■ che , et se porter à deux pas en arrière , afin de > placer le flanc droit du cavalier à la hauteur du
• ilanc gauche du cheval , la main droite se pla-
■ çant sur le troussequin. ■
Engager le tiers du pied gauche dans l'étrier, saisir une poignée de crins par-dessus les rênes , le plus avant possible, l'extrémité des crins sortant du cdté du petit doigt. Au commandement A cheval, s'élancer du pied droit en tirant fortement les crins à soi ; appuyer en même temps la main droite sur le troussequin , s'enlever sur l'étrier, rapprocher la jambe droite de la gauche , rester un temps dans cette position, le corps droit; passer ensuite la jambe droite par-dessus la croupe du cheval , sans la toucher, se mettre légèrement en selle , en portant la main droite , sans quitter les rênes , sur la batte droite. Prendre une rêne dans chaque main s'il est en bridons ou les saisir de la main gauche , si le cheval est en bride.
La deuxième manière de monter à cheval est généralement employée, au manège, lorsque l'on
monte des cJievaux qui peuvent se doubler et frapper le cavalier avec les pieds de derrière. Au commandement Préparez-vous pour montet à cheval, foire un pas en avant, en partant du pied droit, puis un à-gauche pour faire face à la pointe de l'épaule g'auche du cheval. Saisir les rênes avec la main droite, élever la main jusqu'à ce que l'on sente ime légère tension des deux rênes. Saisii alors les rênes avec la main gauche en les séparant avec le petit doigt, descendre la main gauche sur l'encolure , après avoir laissé tomber l'extrémité des rênes du côté droit , prendre une poignée de crins avec la main droite, les placer dans la main gauche qui tient en même temps les rênes. Ceci exécute , faire un à-droite pour placer le côté gauche à la hauteur de la pointe de l'épaule du cheval ; saisir l'étrivière ganche avec la main droite pour la mettre sur son plat ; engager le tiers du pied gauche dans l'étrier, appuyer le pied gauche et porter la jambe droite en avant, tourner le corps en face du cheval , de façon que la jambe gauche soit placée perpendiculairement sur l'étrier ; assurer le genou au corps du cheval , porter la main droite sur le troussequin , s'enlever but l'étrier, conserver le corps droit , les épaules effacées. Porter ensuite la main droite sur la batte droite , le pouce en dehors , les quatre doigts en dedans , passer la jambe droite tendue par-dessus la croupe du cheval , sans la toucher, et sfi mettre doucement en stalle.
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Prendre la cravache de la main droite, la placer le petit bout en haut et incliné en avant dans la direction dfe l'oall gauche, saisir une rêne de bridon dans chaque main.
Enfin , il reste une autre manière de monter à cheval, sans se servir des étriers ; elle est souvent employée , au noanége , pendant les premières leçons. Elle prescrit de se porter en avant , comme précédemment ; de se placer à la pointe de l'épaule gauche, prendre les rênes, rester en face de l'encolure , saisir une forte poignée de crins dans la main gauche , mettre la main droite sur le pommeau de la selle, plier les jarrets, s'enlever sur l'encolure , soutenir le corps sur 1^ bras tendus, rester un temps dans cette position, et passer ensuite la jambe droite par-dessus la croupe et se placer en selle.
Nota. — Les premières leçons doivent toujours être exécutées eans étriers.
ne la ^■Itlon dn cavalier anr l« ekevaL
Les fesses doivent porter également sur la selle et le plus en avant possible pour établir la base la plus large ; les cuisses tournées sans effort sur leur face interne , embrassant également le cheval et ne s'allongeant que par leur propre poids et par celui des jambes ; le pli des genoux liant , afin de faciliter l'action des jambes ; les jambes tombant sans raideur, ainsi que les pointes des pieds; les relus soutenus sans raideur, afin de faciliter les
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déplacements en avant ou en arrière du haut du corps; le haut du corps aie, libre et droit.
Les épaules également ett»icée8.
Lee bras libreB, les coudes fumhant naturellement sur les hanches.
La tête droite, aisée et dégagée des épaules.
Le moyen d'assurer l'aplomb du corps est de chercher à le feire rqioser sur la base la plus large possible, et de la maintenir par la pesanteur des cuisses qui tombent des deux côtés du cheval, pour l'envelopper et se fixer à lui.
L'adhérence et la pression des cuisses et de leurs condyles internes, dans certains cas donnés, fixent l'homme à cheval, et assurent sa tenue.
Cette position du cavalier, qui est la plus naturelle, donne l'aisance, la grâce, la solidité qui per* met mieux le libre emploi des aides qui servent à dominer le cheval.
SUMièrede.teBir les réaca du brldca «•■■ ëkB«a« mmim.
Une rêne du bridon dans chaque main, l'extrémité supérieure sortant du côté du pouce, les doigts fermés, le pouce allongé sur chaque rêne, les mains àhauteurdu coude, soutenues et séparées à 16 centimètres l'une de l'autre, les doigts se faisant face.
Miuilère d'allonfer les rSiiea.
Rapprocher les mains l'une de l'autre sans les renverser ; saisir la i-êne gauche avec le pouce et le
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premier doi^ de la main droite, k 3 centimètres audessus du pouce gauche ; entr'ouvrir la main gauche et faire couler la rêne jusqu'à ce que les deux pouces se touchent; refermer ensuite les doigrts et replacer les mdns à 16 centimètres l'une de l'autre. Allonger la rêne de la même manière et par les moyens inverses.
On ajuste les rênes en employant les moyens indiquas pour les allonger ou les raccourcir.
f^ralacr les rCacB d«sa la nais gMicke.
Renverser un peu la main gauche, les ongles en dessous, en l'amenant vis-à-vis du milieu du corps; entr'ouvrir la main, placer la partie de la rêne qui est dans la main droite sur la rêne gauche ; refermer la main gauche et placer la droite à hauteur de la gauche; le pouce allongé sur la cravache.
■ép*i«r In* Fén(!«.
S^sir avec la main droite la partie de la rêne droite qui est dans la main gauche, replacer les
Cralacr les rfipca dnna la main drolM.
Mêmes principes et moyens inverses à ceux indiqués pour la main gauche, la cravache restant dans la main dmitfl.
i;,Goot^l>;
Mêmes ppineipes et moyens inverses à ceux indiqués pour la main gauche.