‹ Cours d'équitationChapitre 5 sur 26 · DES A.IDE · texte numérisé non relu

DES A.IDE

PBiNCiPEJi e^nr^RAtix.

Lesjtaabes, agissant sur les parties postérieures du cheval; tendent, par leur action, à provoquer lej mouvement en avant et à maintenir l'arrière- 1

Les inains, agissant sur les parties antérieures,

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servent à diriger, h maintenir, a arrêter, à reculer le cheval; U finit donc qu'il y ait iiu accord parfait enfre les mains et les jambes qui sont lee aides.

La pression égale des deux jambes sur le corps du cheval provoque le déplacement direct en avant ; la pression inégale, tout en provoquant le mouvement en avant, dirige l'arrière-main de travers, c'est-à-dire que le cheval, recevant une pression plus forte de la jambe gauche , tout en se portant en avant, fuira en même temps cette pression , en laissant dévier son arrière-main à droite et vice versd.

Les mains , en déterminant but les barres, par l'effet des canons du bridon , une résistance égale de devant en arrière, provoquent le mouvement direct en arrière. la résistance d'avant en arrière d'une des rênes provoque un mouvement rétrograde qui fait reenler et dévier l'arrière-main du côté opposé à celui où la rêne a agi.

La traction d'une rêne , lorsqu'elle n'agit pas de devant en arrière, mais qu'elle attire la tête de côté, fait changer la direction du cheval de ce côte. Lorsqu'à l'effet de traction d'une rêne on joint l'effet d'appui delà rêne opposée sur l'encolure, on détermine le tourner, puisque cette dernière rêne dirige la tête et l'encolure dans la direction où la pranière rêne cherche à l'attirer.

Dans la marche, le soutien égal des rênes indique la marche directe ; l'inégalité de soutien dans les îênes provoque des directions oUiqucs.

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Ces principes ne doivent pas recevoir d'explications plus détaillées pour les commençants. Il faut d'abord bien faire comprendre les actions simples, leur valeur réelle, avant de dire comment elles peuvent ee contrebalancer, se combattre ou s'annihiler.

Il sera néanmoins nécessaire, après avoir indiqué le moyen de mettre le cheval en mouvement, d'expliquer comment les aides des mains doivent ag'it pour déterminer la direction et maintenir ou réglei le mouvement en avant.

Nous avons dit que les jambes provoquaient le mouvement, et que les mains étaient destinées à indiquer la direction que l'on voulait suivre. Il devient donc essentiel, aussitôt que le mouvement est provoqué, que la direction soit indiquée, c'est-àdire qu'aussitôt que les jambes ont agi, la main se trouve en contact avec la boucîie du cheval. Si le contact n'existait pas dès lors que le cheval est mis en mouvement, il en résulterait ou de l'incertitude dans le déplacement qui n'aurait pas d'indication, ou bien un déplacement qui, n'étant pas maintenu, pourrait être trop étendu ou trop heurté, ce qui nécessiterait alors de la part des aides de la main une action de surprise et des à-coup qui pourraient, dès le principe, désordonner le mouvement.

11 est évident que, pour que le cheval puisse aller en avant, il Jùut qu'il ne trouve pas dans la main une résistance qui le ferait reculer au lieu de le diriger en avant. Mais de mt*» action régulière, lé-

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gère et fixe de la main, à une résistance, il y a uvti grande différence.

Ce soutien de la main, répétona-le, ne provoque nullement le mouvement rétrograde; mais il sert, aussitôt que les jambes ont agi, à diriger le îheval en avant, à mettre, sans à-coup, sans surprise , la main de l'homme en rapport avec la bouche du cheval, à l'exciter à aller en quelque sorte au-devant de cette aide de la main qui doit le maintenir et le diriger.

Lorsque les rênes sont flottantes, comme elles ne peuvent donuer aucune direction au commence^ ment du mouvement, il arriverait, si les mains agissaient alors, que le rapport qui sVtablirait entre la main du cavalier et la bouche du cheval produirait un à-coup, une surprise de main qui viendrait interrompre, contrarier le mouvement provoqué par les jambes. Il est constant que, lorsque les jambes déterminent le mouvement en avant, la main ue doit pas l'entraver, l'arrêter ; mais ce n'est pas l'entraver, c'est au contraire l'aider, le guider, le soutenir que de faire sentir au cheval ce léger appui, ce rapport qu'il vient de chercher de lui-même en se portant en avant.

Quand les rênes sont flottantes, le cheval, aprè? avoir cédé à l'action des jambes, ne trouvant rien qui le guide, très-souvent reste incertain, et, ue sachant quelle direction prendre, finit par s'arrêter.

Nota. — On voit beaucoup de chevaux dans la CAvalerie qui tiennent au rang parce que leur

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ingtinct Jes porte h aimer la société des autres cnevaur. On fera sortir un cheval du ran^ avec d'autant plus de facilité, qu'après avoir fait agir iesjaml)es,Ies mains seront prêtes à lui indiquer la direction qu'il doit suivre. Ainsi, le moyen mis en jisage par beaucoup de cavaliers de rendre la main et fermer les jambes ne produit pas souvent le résultat qu'on espère, parce que, dans ce cas, rien n'indique au cheval où il doit aller.

Be préparer A mettre pied k lei're.

Croiser les rênes dans la main droite pour abattre rétrier gauche avec la main gauche ; chausser ie pied gauche jusqu'au tiers ; placer les rênes croisées dans la main gauche ; élever la cravache avec la main droite, le bras étendu de toute sa longueur ; placer la cravache dans la main gauche, le petit bout eu bas ; prendre avec la main droite une poignée de crins et les passer dans la main gauche qui tient en même temps les rênes ; placer la main droite sur la batte droite, le pouce en dehors, les quatre doigts en dedans.

Pied A (erre.

9'enlever sur i'étrier gauche, le corps droit, en fc'appuyant de la main droite sur la batte ; passer la jambe dr-iitetendue par-dessus la croupe du cheval sans la toucher ; rapprocher la cuisse droite près de la gauche, la main sur le derrière de la selle ;

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ÛO —

ui'iiver à terre du pied droit et rapporter le gnuche à côté du droit.

Les principes généraux ur.e fois bien démontrés dans la leçou de pied lerme, on continuera à les appliquer dans la leçon suivante, le cavalier itaat en mouvenivi.;.

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