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lées 9 quelque chose de superstitieux , des manifestations fugitives de la divinité; tandis que les sacrifices d'animaux y Faction de manger la viande des sacrifices, ont beaucoup plus d'importance. Chez les Indiens, les animaux sacrés sont, au contraire, Tobjet d'un soin religieux ; chez les Egyptiens même , on cher(5he à les préserver de la destruction après leur mort. Pour les Grecs, le sacrifice des animaux est une chose sainte. Dans le sacrifice^ l'homme montre qu'il veut renoncer à l'objet dont il fait hommage à ses dieux et qu'il en anéantit l'usage pour lui-même. Ici se remarque, chez les Grecs, un trait caractéristique: faire un Mcrifce s'appelle aussi faire un festin *, parce qu'ils ne destinent aux dieux qu'une partie des animaux, et encore la moins agréable au goût. Ils gardent pour eux-mêmes la chair et en font un repas. En Grèce même , un mythe prit naissance à ce sujet. Les anciens Grecs offraient en grande solennité des sacrifices aux dieux et abandonnaient à la flamme les animaux tout entiers. Or , les pauvres ne pouvaient faire face à une aussi grande dépense. Prométhée alors cherche à obtenir de Jupiter , à force de prières, qu'il leur soit permis de n'offrir qu'une "partie de la victime et de se réserver l'usage du reste. 11 tue deux bœufs dont il brûle le foie ; puis il rassemble les os , les enveloppe d'une des deux peaux , met la chair sous l'autre et laisse le choix à Jupiter.
■ Odys. Xill, 414; XXIV, 215.
24G DR l'art classique.
Jupiter trompé choisit les os^ parce qu'ils étaient plus gros , et abandonne akisi la chair aux tMMfnmes. En conséquence, lorsque la chair des animaux im* moles fut mangée , le reste , qui était la part des dieux , fut brûlé. Mais Jupiter enleva aux hoinnies le feu , parce que y privés du feu , leur part de viande ne pouvait plus leur servir. Cependani , ce moyen lui réussit peu ; Prométbée déroba le feu du ciel et de joie » s'enfuit plus vite qu'il n'était venu. Ce qui explique , continue le mythe , pourquoi y ^eore aujourd'hui , les hommes, qui apportent une bonne nouvelle, courent si rapidement. — On voit par laque les Grecs ont dirigé leur attention sur chacun des progrès qui ont marqué le développement de Tesprit ^humain, les ont conservés à la postérité et représentés dans leurs mythes.
A ce point de vue se rattache , comme exemple semblable d'une dégradation phis grande encore de la nature animale , les allusions à ces chasses célèbres qui sont attribuées aux héros , et dont le souvenir a été perpétué par la reconnaissance des peuples dans les fêtes religieuses. Il s'agit ici de la destruction des bêtes féroces qui apparaissent comme des fléaux de l'humanité. Ainsi , le lion de Némée étranglé par Hercule, l'hydre de Lerne tuée par Hercule , la chasse du sanglier de Calydon. Ce sont là de ces exploits par lesquels les héros s'élèvent au rang des dieux , tandis que les Indiens punissaient de mort, comme un crime véritable, l'action de tuer
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cerlaitiB animmiX. Sans doute , on entrevrat dan» ces
traditions des symboles d'un sens plus gfénéral ; ceux-*
ci même , quelqi^ois en formant la véritable base ;
tel est le mythe d'Hercule, comme représentant le
soleil, et son cours; Ainsi, tous ces exploits héroïques
offrent à Tinterprétatâon symbottiqne un côté idéal.
Néanmoins les mythes qui les retracent sont en
même temps considérés , dans leur sens propre ,
comme perpétuant le souvenir de vcaritaMes chasses
qui OBft été un bienfait pour la contrée. C'est sous
oe point de vue qu'ils étaient envisagés par les Greos.
11 faut mentionner ioi Clément quelques fabtes
d'Esope qui dfirent le même sens , particaliér^nenl
o^e de l'Escarbot , dont on a parlé plus haut. L'es-
osrbot , cet ancien symbole égyptien / dans Véciàilff
duquel les Egyptiens, ou au moins les interprètes
des représentations religieuses voyaient le glèbe du
inonde , se présente dans Esope devant Jupiter , et
se pbint de ce que l'aigu n'a pas respecté l'asile
cpi'il a donné au lièvre« Il y a encore là quelque cJiose
de grave et de sérieux. Aristophane , au- contrsnre^ a
(ait. de ce mythe r<rf>jet d'une plaisanterie gressière.
* La dégradation des animaux est directement expri^
mée dans l'histoire des nombreuses métamoiplioses
racoiMées par Ovide avec beaucoup de grâce et d'esprit.
On y rencontre un grand nombre de traits pkJns de
finesse et de sensibilité , mais aussi du verbiage. Il a
rassemblé ces récits comme de simples jeux d'imagi-
nation empruntés à la mytiiologtc , comme des aeci-