OE L-ART CLASSIQUE
dents extérieurs , sans en pénétrer le sais. Ils ren^ ferment cependant une idée profonde ; c'est pourquoi nous croyons devoir en parier de nouyeau.
Pour la plupart , ce sont des fables dont le sujet est burlesque et barbare ; cela ne tient pas au mauvais goût d'une époque de décadence, mais, comme dans les Niebelungen, à la grossièreté d'une dvilisation encore rude et peu avancée. Jusqu'au troisième livre , les sujets sont plus anciens que les récits d'Homère. Us sont , d'ailleurs , mêlés d'éléments étrangers empruntés à la cosmogonie et à la symbolique des Phéuiciens , des Phrygiens et des Egyptiens. Ces mythes sont défigurés , il est vrai , dans le sens historique ; c^[>endant le fond est resté intact, tandis que tes métamor{Aoses où sont rapportées des histmres postérieures à la guerre de Troie, quoique le sujet soit aussi tiré d'une époque fabuleuse , forment un mauvais contraste après les noms d'Ajax et d'Ënée.
En général , on peut regarder les métamorphoses comme Topposé de la manière dont les Egyptiens C(hisidéraient les animaux et les lionoraient. En effet , envisagées par le c6té moral , elles reitferment essentifillement une réaction contre la nature. Les animaux et les formes inorganiques présentent une sorte de dégradation de la nature humaine ; de sorte que , si chez les Egyptiens les dieux qui représentent les forces éltinentâires de la nature sont élevés au rang d'animaux et reçoivent la vie, ici, au contraire, comme il a été déjà remarqué précédemment , revêtir