CHAPITRE PREMIER
i)Ë LA SYMBOLIQUE IBRËl-XECillE.
En passant à la considération des formes diverses que présente le symbole dans son développement , nous devons commencer par celle qui est réellement la prenrière. C'est la forme symbolique encore immédiate j. qui n'est pas une simple image , le fruit d'une compai^ison dans l'esprit : nous l'appellerons «ymftolique irréfléchie. Mais avant qu'elle ait atteint son véritable caractère, et que nous puissions la considérer sous l'aspect qui lui est propre , nous avons à parcourir plusieurs degrés inférieurs déterminés par la conception même du symbole.
Le premier peut se définir de la manière suivante : Le symbole a pour principe la combinaison intime de l'élément général ou spirituel et de la forme sensible , quel que soit d'ailleurs le degré de conformité entre les deux éléments. Ce rapport doit être établi par l'imagination et l'art , qui ne doivent pas y sub-
DE LA. , SYMBOiUQUE IRRÉFLÉCHIE. 39
stituer le simple iqpectacle de la réalité , comme divine , diviniser la nature elie-méme. Ainsi, le symbole poi)r,rart.i]\^ Itvec h distinction de Tidée g^n^rale et de lobjet sensible^ (i|^.leq.uel^ divin est représenté comme réellement présent. Ces deux points de vue fournissent les degrés qui conduisent à^ la forme symbolique proprement dite. Le premier de ces antécédents du symbole iBiàt cette unité immédiate de Tabsolu ou de Dieu et de son existence dans le monde visible , unité qui n'est pas produite par l'art , mais ciHitemplée dans les oiajets réels de la nature et les actes de la vie bu maille.
40 M l'art STIiMI.IOCE.