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qu'écartià Les armées consulaires ne prospéraient point en CamdisposalS banie. Des milliers de soldats, que la soif du butin dun gr avait attirés dans la plaine, s’y virent investis par la
oment oi
cavalerie de Magon et par une troupe de Capouans : attaqués à l’improviste et ne sachant pas se mettre en ampagnt bataille, ils prirent la fuite; l'ennemi les poursuivit; e d'expalils perdirent plus de quinze cents hommes avant de sages Qu rcjoindre les lignes. Le peuple de Capoue, naturelentraillek
erres. Se
ement audacieux et enflé de ce succès, faisait chaque Numides our des sorties, et. harcelait Fulvius et Appius jusque nt sur lüSdans leurs retranchements. On osait même les défier r ses fun@iu combat ; mais l'échec qu'ils venaient d’essuyer les la riviètSrendait circonspects : ils méprisaient les bravades, et ieds d’Amraignaient de s’exposer aux risques d’une action géremise phérale. Une aventure particulière ranima le courage qui lui es légions. Il existait des relations amicales entre le bsèques dERomain Titus Quintius Crispinus et le Capouan Badius. ent et paECelui-ci, avant la défection de ses compatriotes, avait , commelté secouru dans une maladie et comblé de tous les ien le teBhienfaits de l'hospitalité par le Romain Crispinus; dès a mémoiu'on fut en guerre, il porta si loin l’ingratitude, qu'il dresser 1Eke présenta au camp des consuls pour demander une ginoise Entrevue à Crispinus, et lui proposa un combat singu-
lier. Crispinus répondit qu'il, avaient , l’un et l’autre,
bien assez d’adversaires à défier sans violer ainsi lesà droits sacrés de l'amitié ; le Capouan répliqua par desk accusations de poltronnerie et par des protestations del haine. «Non, s’écria-t-il, je ne reconnais plus en vou}
«qu’un ennemi de ma patrie et de mes dieux.» Vaincu pa ces outrages, e: cédant aussi aux sollicitations de ses ca.
marades, le Romain accepta le défi, après avoir obtenu
l'autorisation des consuls. Le voilà qui s’arme, qu monte à cheval, qui vole au rendez-vous, et appelk
Badius par son nom. Le Capouan se montre ; les deurh rivaux courent à bride abattue l’un contre l’autre, s’en tre-choquent, et se frappent à coups redoublés. Mais ki vicloire couronne la valeur et le bon droit de Crispi nus. Le Capouan tombe ,et, quoiqu'il ait l'épaule per
cée de part en part, il échappe à son vainqueur; il st
sauve parini les siens, abandonnant son cheval, ses ar mes, son bouclier. À la vue de ces dépouilles, et de ll
lance de Crispinus teinte du sang de Badius, les Ro
mains signalent par leurs acclamations le triomphe de
leur concitoyen, et les généraux lui décernent les ré compensées de la bravoure.
Cependant Annibal avait quitte le territoire de Bë
névent , pour s’avancer vers Capoue à la tête de son à née. Trois jours après son arrivée, il la mit en bataille L'avantage récemment obtenu par les Capouans et pa la cavalerie de Magon lui semblait un gage assuré de succès qu’il allait obtenir avec des forces plus impo
santes. En effet, dès le premier choc les Romains plitÿ
rent ; et leur défaite aurait été bientôt complète, si le
consuls n'avaient mis toute la cavalerie en mouvemen
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cheval. Tandis que les deux partis se disputaient la victoire, ils aperçurent presque en même temps, sur es hauteurs, le corps de troupes que Sempronius avait ommandé, et qui, depuis sa mort, était sous les ordres du questeur Cornélius. Les consuls le prirent pour un renfort qui arrivait aux Carthaginois ; et Annibal, avec plus de raison, pour un surcroît de Romains. De part t d'autre, on sonna la retraite : on s’éloignait avec es avantages à peu près égaux; toutefois les Romains
Mavaient perdu plus de monde au commencement de d'action. Les consuls se séparèrent dès la nuit suivante :
ls partageaient leurs légions en deux corps; Fulvius prenait la route de Cumes, Appius celle de la Lucanie. Annibal, après quelque hésitation, se mit à la pour-
MBuite d'Appius ; mais celui-ci eut l'adresse de le fatiguer
par des marches feintes , de le promener par différents ircuits, de l’engager en des chemins écartés, et de rerousser tout à coup chemin, pour se rabattre sur Cajoue et se poster à la vue de cette place. L’astucieux arthaginois avait manqué son coup, et n'aurait pas de ongtemps retrouvé une chance favorable, sans la téérité de Marcus Centeaius Pénula. C'était un cenrion de première classe, d’une taille gigantesque et une vaillance très-renommée. Brülant de se signaler ar une action d'éclat, il s’adressa au préteur Publius ornélius Sylla, qui l’introduisit dans l'assemblée des Enateurs. Là , Centénius demanda cinq mille hommes, romettant les employer à la ruine d’Annibal dans à Lucanie, pays dont il se vastait de connaître toutes s routes et d’avoir examiné tentes les issues. On a eine à comprendre comment le sénat se laissa éblouir Mur ces vaines paroles, et confia une mission d’ane telle
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