‹ Cours d'études historiques [microforme] (volume 2)Chapitre 11 sur 59 · RD A · texte numérisé non relu

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importance à un officier qui n’avait encore aucune #3 Lenaicnt à

habitude d’un commandement général. Les pères con. 5 vière au-d scrits mirent à sa disposition, non cinq mille homines, » , tous les P: mais huit mille : savoir, quatre milie iégionnaires et f DD Sionnemen autant d’auxiliaires. Sur la route il recruta un tels vVres ne l nombre de volontaires, qu’il avait sous ses dis RE environ seize mille soldats, lorsqu'il arriva , plein d’au. d Ë maritimes | dece, en Lucanie. Il se posta aussitôt en face d’Aunibal Mceux que le qui s'était arrêté en ces lieux après avoir inutilement Etrurie. An suivi les traces d’Appius. Une bataille se livra, dont leBRments, et q: résultat ne pouvait être longtemps incertain. D’uneMourr et à € part, des soldats indisciplinés, levés à la hâte, faible.f prendre, soit ment armés; de l’autre, des troupes aguerries et Anni-! bal. Les Romains combattirent avec un courage obstinéh lurant deux heures; leur chefles animait par ses exem# ples. A la fin, Centénius, touché de leur triste sort, all renonçant à tout espoir, se jeta au milieu des bataillon à ennemis, pour ne pas survivre au désastre qu’on avai droit de (ii imputer. Il expira sous les coups ; ses soldat se débandèrent , et cherchèrent leur salut dans la fuite Mais la cavalerie carthaginoise occupait tous les pas sages. Des seize mille vaincus, mille à peine échappèll rent à la mort.

Les consuls avaient de nouveau investi Capoue, d fait conduire à leur camp, par diverses voitures, tof tes les munitions de guerre et de bouche nécessaire

ncore né, nouvelle étc,.

Sion utile au:

promettait d ommandait | Ja fortune a:

Qui offrait un blus s’il Ja Je Buccès prépa Des transfug es troupes d vec unie sagé vaient abanc als, chargés e songeaien( Sse, ils seca l prenaient risait ces dd

pour un siége. Casilinum, ville voisine dont ils étaieà maîtres, leur servait de magasin. [ls réparèrent ul fort que Fabius avait fait construire à l'embouchure d L Vulturne, fleuve dont le nom a passé depuis à un

ville qui fut bâtie au même endroit. Au moyen de Dr poste, et de la garnison qu'on y plaça, les Romaifg ne de l'Ap

tenaient à leur disposition la mer et le cours de la ri-

e PA vière au-dessous de Capoue. Ils fermaient de ce côté ET tous les passages, l’accès des renforts et des approviï 0 sionnements que les assiégés attendaient. Pour eux, les Le à] M vivres ne leur manquaient pas; on chargea sur des naà dre uires au port d'Ostie , et l’on transporta en des places SM naritimes les blés récemment venus de Sardaigne, et : «1 ceux que le préteur Marcus Junius avait achetés en Dares Æltrurie. Annibal, qui n’ignorait aucun de ces mouvepin Minents, et qui devait se croire vivement intéressé à seal Rcourir et à conserver Capoue, différa néanmoins de s’y Îles rendre, soit ‘1 ne jugeät point que sa présence fût ? Rite] lencore né. 5, soit qu'il espérât qu’une entreprise : Es nouvelle éte.v<vait les consuls, et produirait une diver- Ronene + ion utile aux assiégés. Vainqueur de Centénius, il £e es exenr$ . ; : :

promettait de l'être du préteur Cnéius Fulvius, qui ma “| Dommandait un corps d'armée en Apulie. C'était là que Ua Ja fortune appelait le général carthaginois; là qu’elle

Qui offrait une occasion favorable, quil ne retrouverait ses soldats à ": ; RE A J x La fuite plus s’il la laissait échapper; là enfin qu’il voyait ses a IUIE SE \ 0 és . uccès préparés par l’imprudence du préteur lui-même.

as DR s ; : : ; ée $ es P Des transfuges apuliens informaient Anmibal de l’état » échappt

Bles troupes de Fulvius. Ce commandant s'était conduit CH 4 n à ‘ e vec une sage modération, en reprenant les villes qui

vaient abandonné Rome pour Carthage ; mais ses solats, chargés de butin et enflés de leurs prospérités, e songeaient plus qu’à en jouir. Plongés dans la mol-

Messe, ils secouaient !: joug de la discipline militaire arèerent UE

PAt prenaient des habitudes licencieuses. Le préteur auouchure di os : dé CC 7. Mprisait ces désordres par sa propre nonchalance. Ces puis à un A É dé ° A . “ è :

1. À rnseignements déterminèrent Annibal à prendre la jen de Ù s » + .

oÿ . Moute de l’Apulie, à s’avancer sur les légions de Fulvius, s Romaïif

PA

apoue , Ci tures , tolé nécessairé

ils taie

campées alors auprès d'Herdonée. A la nouvelle de son | | approche, les Romains se rassemblent confusément < d'avanci autour de leurs enseignes ; ils courent çà et là comme fS moins i des furieux ; ils prétendent marcher contre l'ennemi, Ê bride, :

panique

Annibal s’aperçut de cette agitation : il apprit que} laissant

les légionnaires répandaient l'alarme, et faisaient vio- É ‘ois prise ” Ù , . ? \ :

lence à leur chef pour l’amener à donner le signal du M rière, cu

combat. Le Carthaginois, profitant de ces troubles, dis. tribua dans les hameaux voisins et dans les buissons trois mille hommes armés à la légère, qui devaient «à montrer tous à la fois et fondre brusquement sur les

Romains dès que l’action serait engagée. Deux mille autres Africains commandés par Magon gardaient les

nes, deu leur cam

Les de Fulvius f tion géné

\ succès ob

passages où l’on prévoyait que se précipiteraient ls res. Le s fuyards. Ces arrangements pris, Annibal se présents sur dès le point du jour en ordre de bataille ; et Fulvius nes “ bris | es se fit pas longtemps attendre, quoiqu'il prévit . : ue et le « défaite, et qu'il ne cédât que par contrainte à l’impé@Æ vrer aux

Journée de qu'on ne 1 de Sem pro un grand nent que ] cimus Jun Cotta dans

tueuse turbulence de ses légions. Elles se rangeaienl : selon leurs caprices, pêle-mêle et sans dessein , abandonnaient ensuite leurs rangs pour en prendre de plu commodes, de moins exposés aux attaques de A nemi. Il ne restait là nul vestige de l'ordre des armé | romaines. En vain les tribuns militaires allaient criail que la première légion et l'aile gauche SA Fe trop grand front , qu’elles seraient a te 1] . su un: cées, faute d'appui et de profondeur ; en vain ils . à ; a es

taient à serrer et à multiplier les rangs S les so “à | deux o n’écoutaient plus de remontrances. Jamais encore 1 devoirs. A4 général carthaginois n'avait remporté une LU R es Le

facile. À peine le cri de ses troupes eut-il sninees L nus 0 premier choc, que les Romains, saisis d'uue terra généraux s

le son | sment à omine 4 inemi. Ë it que at vio- à nal du BR es, dis:| uissons aient se sur les ix mille ient les!

sent lei présentil | alvius nt L assez sl à l'impt-i angeaietl 4 n, abane de plu s de ler es armétl ent cri aient ul ent enfot , ils exhorià les soldat encorë de

victoire 4 annoncé IN uue terrcis

CENT SEPTIEME LEÇON. 81 panique, se mirent en déroute , s'ils n’y étaient même d'avance. Fulvius, imprudent comme Centénius, était moins intrépide : on le vit aussitôt s'enfuir à toute bride, accompagné d’environ deux cents cavaliers, et laissant son armée à la merci du vainqueur. Elle fut à la fois prise en flanc, attaquée de front, harcelée par derrière, culbutée de toutes parts. De dix-huit mille hommes, deux mille au plus échappèrent au carnage, et leur camp fut envahi sans obstacle.

Les deux victoires d’Annibal sur Centénius et sur Fulvius frappèrent la ville de Roine d’une consternation générale, que tempérait pourtant l'annonce des succès obtenus devant Capoue par les armées consulaires. Le sénat dépêcha Létorius et Métilius aux deux magistrats suprêmes, pour les inviter à recueillir les débris des deux armées vaincues. On craignait que l’effroi et le désespoir n’entrainassent les fuyards à se livrer aux Carthaginois, ainsi qu'il était arrivé après la journée de Cannes. Les sénateurs désiraient surtout qu'on ne négligeàt aucun soin pour rallier les volons de Sempronius. Les consuls exécutèrent ces ordres avec un grand zèle, et poursuivirent d’ailleurs plus activeinent que jamais le siége de Capoue. Ils postèrent Décimus Junius à l'embouchure du Vulturne, Aurélius Cotta dans Pouzzoles, en les chargeant de pourvoir à la subsistance des assiégeants, de faire transporter au camp les blés qui arrivaient d'Étrurie et de Sardaigne. Ces deux officiers s’acquittèrent ponctuellement de ces devoirs. Aux armées de l’un et de l’autre consul se joignit celle que le préteur Claudius Néron amena de Suessula, où toutefois il laissait une garnison. Les trois généraux se disposèrent à former les lignes de circon-

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