‹ Cours d'études historiques [microforme] (volume 2)Chapitre 12 sur 59 · PP · texte numérisé non relu

PP

ils firent élever des ur battre la place en Ë

entèrent des sorties M ur renverser les ou-

vallation et de contrevallation ;

forts de distance en distance po

ruines. Les habitants, lorsqu'ils à pre les travaux ; po des échecs qui leur apprirent à se

4 dans l'enceinte de leurs murs. Ils recouune fois à leur dieu tutélaire, Annibal; il venait de passer d'Herdonée dans le territoire taren-

tin : les députés capouans le trouvèrent près de Brun- }

dusium. Ils s’efforcèrent vainement de l’arracher à cette retenait toujours le dessein de réduire |

ar ruse la citadelle de Tarente. Il se conromettre d'aller bientôt les rejoindre ; il | ,etle seul bruit de son arrivée |

La députation, qui ne Fappor” | ine à rentrer dans ville étroitement nsuls recevaient Ë

pour interrom vrages ; essuyèrent tenir resserré rurent encore

contrée, où le ar force ou P tenta de leur P surviendrait inopinément forcerait à lever le siége.

tait que ces vaines espérances , eut pe ses foyers; elle trouva les avenues de la fermées et presque impénétrables. Les co alors une lettre du préteur publius Cornélius : il leur mandait que Île sénat jugeait à propos de laisser aux Capouans la faculté de sortir de leur ville et d'emporter 4 leurs effets, mais avant les ides de mars. Passé ce terme, ceux qui n'auraient pas profité de l'indulgence de la À déclarés ses ennemis. Les bourgeois ils y répondirent par À s de mars,

république seraient de Capoue rejetèrent ces offres ; des outrages. C'est en cet état que les ide fin du consulat d'Appius et de Flaceus, laissaient Les res de la Campanie et de toute l'Italie méridionale. |

des Scipions en Espagne avait com- M . ils avaient mis Asdrubal hors à

mencé P d'état de passer en Italie, et d'y conduire une armée au < :

secours d'Annib \imes en mesuré 5

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d'affaiblir | ritoire au thmosou c soldats tre Live, ving dard de C:

dant Gartl Péninsule bal, frère « d'Asdruba néraux Cai nait assez vives de l’A dont il est tion précis à Villa R Scipions s taille au f parses deu presses de généraux !

pion l’ainc garda l'au

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et surtout les auxilia guerriers tre Magor merci des néralissim dence : il à débaucl

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Poe CENT SEPTIÈME LEÇON. 83 c 'affaiblir la puissance carthaginoise sur son pro t en à : ee LH au delà du détroit de Gadès (autrement li Por er , dit Porjs as colonnes d'Hercule), Ils contient parmi | ae nta eurs : dats trente mille ou, selon quelques #ditions de Tite ive, vingt mille Celtibéri i 6 a jepl . érien , Qui, ayant déserté l’éten- | age, suivaient les aigles romaines, C | . Cepen- . Garthage entretenait encore trois armées d ; k . es dans ninsule sous lesordres, l’une du généralissi L ES généralissime Asden- F : nibal ; l’autre de Magon, et la troisiè L 1 :

Asdrubal, fils de Giscon. Les deux derni he néraux campai x derniers de ces gépaient ensemble ; et le généralise: | nait assez près d'eux. Îl s'était d’abord S d'abord posté | Re D poste sur jes : de l'Anas (la Guadiana), non loin d’Anitorgis, pl ont il est difficile de reconnaître au An rs tion précise : on la fait nn tion : on la ait correspondre à Villa Hart:

ss Robligo, ou bien à la ville d’Albar “ fs Se ,* racin.

— s'avancèrent de ce côté, résolus de li ce | NAGER ivrer baaille : frère d'Annibal avant qu'il pût être HR à } sccouru parses collègues. Impatients de terminer la gue bee à , à : rr pr sés de porter à la fois plusieurs coups . de , > e ps 1 à IVICÈ .

Fe romains divisèrent leurs troupes Publi ne ion l’aîné, et procous Det P | a et procousul, en prit les deux tiers; C ë arda l'autr joigni on g re, Ct y Joignit les vingt mille ou tre :

! mille Celtibériens. O . On a beaucoup blâmé p blame ce partage

et sur iti | He cette composition de l’armée de Cnéi es auxiliaires surpassai | Le 1 surpassalent de beaucoup en nomb | ss uerriers me. Tandi l ne ds e a te que Publius marchait con n et le fils de Gis Cnéi m k con ; it 2 merci des Ceitibériens qu'on | 1 su Rs à erci d ui avait donné $ nera an à î a i | Lis carthaginois sut profiter de cette im : dence : 1l em spé 1 He se Pr les Espagnols qui servaient | Li] 12 +] 1 er leurs compatriotes enrôlés par les R :

s Ro-

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mains, L'argent corrompit ces mercenaires : Asdrubal leur en offrit pins qu'ils n’en pouvaient espérer des Scipions. Il n'exigeait d’ailleurs d'eux aucun service; il les payait pour se retirer dans leurs demeures san: combats et sans fatigues. Cette défection leur parut commode et même légitime, puisqu'il ne s'agissait point de tour. ner leurs armes contre ceux avec qui ils avaient traité, mais seulement de renoncer à la solde que Rome leur avait promise. Cnéius s’épuisa en arguments, en protestations, en prières, pour retenir ces fugitifs; ils partirent enseignes déployées. Affaibli ou presque anéauti par leur désertion, et déjà trop éloigné de son frère,

il se vit forcé de reculer, passa la rivière, et fit sa re- À

traite par la même route que les Celtibériens qui l’avaient abandonné.

Publius, qui croyait n’avoir à combattre que les deux |}

armées réunies de Magon et du fils de Giscon,en eut sur

les bras u'ic troisième, qui semblait sortir de terre. C'é- | tait celle ile Masinissa, fils du roi des Massyliens Gala. À

Après avoir défait Syphax en Afrique, Masinissa ve- 1

nait de passer en Espagne; et déjà sa cavalerie africaine & harcelait et fatiguait Publius, avant l’arrivée des deux À

généraux carthaginois. Par surcroît on attendait Indi- M

bilis, roi des Lacétans, qui amenait contre les Romains À sept inille cinq cents homme: que Tite-Live qualifie Suessétans, sortis apparemment de la ville que le géographe Ptolémée appelle Suestasium, aujourd’hui peut- B être Sanguesa, dans la Navarre. Le jeune Masinissa, qui joignait à l’ardente activité de son âge la prudence et l’habileté qui d'ordinaire se font plus longtemps at-h tendre, obsédait le camp des Romains, arrêtait leurs convois, les empêchait de fourrager et de rapporter du

bois des retrancl affamé, qu'il all:

veuir cel roi des ] ne laissa pes sous téius, Pu valerie a Masinissa ses escadr et Publiu:

tumultueu Masinissa la bataille change. Er de rang en lance au cd armée : «I Carthagino jour à trav mie, mais i et pas un c ’en dérob:

Cnéius, de son frère vices les p vie Sans p de leurs fo; el commu du fils de

d'Annibal :

-ubal r des cesil commode tourraité, e leur | pros parnéant frère, À sare- | qui l’a- |

es deux eut sur

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s Gala. À issa ve- À fricaine À es deux ait Indi- | Romains É qualifie le géo- À aui peut-

sinissa ; M

rudence M emps at- ls

ait leurs PA

orter du k

bois des forêts voisines, insultait Publius jusque dans ses

retranchements. Le proconsul, ainsi assiégé et presque affamé, apprit qu'Indibilis avançait à grandes journées ; qu'il allait bientôt rejoindre Masinissa; et, pour préveuir cette jonction, il résolut de courir au-devant du roi des Lacétans, Il partit donc au inilieu d’une nuit, ne laissant dans son camp qu'un petit nombre de trot pes sous les ordres du lieutenant général Titus

téius. Publius croyait avoir caché son départ à

valerie africaine qui l'investissait; mais le Masinissa , qui s'en était aperçu, le suivait en queue

ses escadrons, Un léger combat s'engage entre Tadibilis et Publius; des bataillons se heurtent , et, dans ce choc tuinultueux, les Romains ont l’avantage. Tout à coup Masinissa survient ; il tombe sur les flancs des légions ; la bataille se renouvelle plus furieuse, et la fortune change. Environné de tant d’ennemis, le proconsul vole de rang en rang, combat en soldat , et reçoit un coup de lance au côté; un même cri s'élève dans l'une et l'autre armée : « Le général romain est mort! » La victoire des Carthaginoïis n’est plus douteuse : les vaincus se font jour à travers les premières lignes de l'infanterie ennemie, mais ils ne peuvent échapper à la cavalerie numide; et pas un d’eux ne survivrait à ce désastre, si la nuit “en dérobait quelques-uns aux regards des vainqueurs.

Cnéius, ignorant la déroute des légions et la mort

de son frère, s’avançait du côté de l’Ébre, vers les provinces les plus attachées au parti de Rome. Le poursuivre sans perdre un instant, l’accabler à limproviste de leurs forces victorieuses, fut la résolution soudaine el commune de Masinissa, d’Indibilis, de Magon et au fils de Giscon. Ils coururent se joindre au frère d'Annibal ; el tous ensemble ils se promirent d'étendre

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cette fois le nom romain dans les Espagnes. Les cavaliers numides reçurent l'ordre de prendre les devants, de harceler en queue le faible corps qui restait à Cnéius, de retarder sa marche par de petits combats, pour donner à l'infanterie le temps de l’atteindre et de l'écraser. A la vue de ces Numides, Cnéius devina et prévit ses malheurs. Il apprenait que tous les généraux enneinis s'étaient mis à sa poursuite : il en concluait qu'ils avaient triomphé de son frère, qui d’ailleurs ne paraissait point et ne donnait pas de ses nouvelles. Ces soupçons funestes, la défection récente des Celtibériens, et de mortelles inquiétudes, navraient l'âme de Cnéius Scipion. 1} dissimula pourtant ses alarmes; et l’avantgarde ennemie l'ayant joint vers le soir, il profita de la nuit pour prendre de l'avance; mais, dès le lendemain, les Numides l’atteignirent, et commencèrent leurs hostilités, voltigeant autour de sa troupe, prenant en queue et en flanc son arrière-garde. Il se trouvait à toutes les attaques, et donnait exemple d’un courage intrépide. Rassemblant ses soldats , il les conduisit sur une colline, pour y prendre quelque repos après de longues fatigues. Ce n’était pas là un poste sûr, ni capa-

ble de tenir longtemps contre de fortes armées. La nuit

s’y passa néanmoins assez tranquillement , et les périls ne recommencèrent qu'avec le jours Cnéius avait disposé sa troupe en cercle aûtour du tertre qu'il occupait, ses cavaliers et ses bagages au centre, l'infanterie aux bords. Il n’ÿ avait moyen ni de creuser le roc pour faire un fossé, ni de lever du gazon pour en construire des remparts; point de bois, point de buissons au voisihage; par conséquent point de palissades, de gabions ni de fascines. 11 fallait demeurer sans retranchements dans un poste accessible de toutes parts, et

que d'i néral à et des | rière ar cavalier bord ef à leur } plus éto de cœur. ballots € câbles ; « une rési main. L gionnair les forêts à l’ancier lelieuter vingt-ne qu'il mo plusieurs ayant m fumée o un mois qu'elle a cation ap

Scipis

Publius € exploits, tié frater Cnéius,

frère, ne jalousie

CAVAvants, néius, ir doncraser.

vit ses nneinis qu'ils parais- $ sOUpiens, et Cnéius l'avantofita de demaïn, 1rs hosnant en

courage

dE | retranparts, et

go

CENT SFPTIÈME LEÇON. 87 que d'innombrables ennemis allaient assaillir. Le général imagina de faire un boulevard avec les bagages et des bâts de bêtes de charge; et en effet cette barrière arrêta durant quelques instants l’impétuosité des cavaliers numides. Les piétons africains en furent d’abord effrayés; mais leurs chefs n’eurent pas de peine à leur prouver qu’un si vain obstacle pouvait tout au plus étonner les yeux, et non déconcerter des hommes decœur. Il ne fallut que quelques efforts pour désunir des ballots entassés, liés à des harnais de chevaux et à des câbles; on pratiqua ainsi une entrée par laquelle, après une résistance médiocre, on pénétra dans le camp romain. La fuite sauva le plus grand nombre des légionnaires; ils traversèrent les montagnes, gagnèrent les forêts, et, par des chemins détournés, se réfugièrent à l’ancien camp de Publius Scipion, encore occupé par le lieutenant Fontéius. Mais Cnéius périt dans la mêlée, vingt-neuf jours après son frère. Quelques-uns disent qu'il mourut dans une tour ; qu’il s’y était retiré avec plusieurs braves pour la défendre, et que, les ennernis ayant mis le feu aux portes, il fut suffoqué par la fumée ou consumé par les flammes. Rome perdait en un mois deux de ses plus vaillants capitaines, ceux qu’elle avait appelés deux foudres de guerre; qualification appliquée.depuis à deux autres Scipions :

Geminos, düo fulmina belli, Scipiadas, cladem Libyæ.

Publius et Cnéius, célèbres par leur bravoure, par leurs. exploits, par leurs malheurs, le sont aussi par leur amitié fraternelle. Elle a été inaltérable en Espagne, où Cnéius, toujours simple lieutenant du proconsul san frère, ne laissa jamais voir le moindre mouvement de jalousie ni d’ambition. Tous deux servaient leur pa-

trie, loin du foyer des intrigues et de la puissance , sans briguer les consulats nt les prétures, sans songer à leur avancement personnel, sans accroître leur patrimoine, sans enrichir leur famille. C'est à Cnéius que l’histoire peut décerner le plus d’éloges; car Publius avait, comme nous l'avons vu, assez mal commencé la seconde guerre punique en Italie; et, s’il a commandé beaucoup plus habilement en Espagne , vous venez de voir qu'il y a fini par une faute grave, qui a causé sa perte, entrainé celle de son frère, et compromis le sort des armes romaines dans cette contrée; mais il est le père de Scipion l’Africain. Ce nom de Scipion, Messieurs , s’est déjà reproduit et reparaîtra si souvent dans les annales de Rome, qu’il importe de bien distinguer les principaux personnages qui Font porté : c'est le soin que nous allons prendre, en terminant cette séance, L'une des branches de la famille Cornélia était désignée par le surnom de Scipion, depuis qu’un Cornéhus avait servi de bâton de vieillesse (scivio) à son père. Ce fait remonte au moins à l’an 400 avant notre ère. En 394, un Publius Cornélius Scipion est maître de la cavalerie sous le dictateur Camille +: devient ensuite tribun militaire. Son fils est édils ule en 365;'au moment même de l'établissement de 1a grande édilité, Cet édile a deux fils, Lucius consul en 350, et Publius commandant de la eavalerie,sotis Camille encore en la même année. De là il faut franchir l'intervalle d’un demi. siècle, pour retrouver un Scipion consul en 298; c'est celui qui est surnommé Barbatus; il est arrière-petit-fils du grand édile. On a conservé l'inscription placée sur son tombeau. Ün monument du même genre atteste des victoires remportées en Sardaigne par son fils Lucius, consul en 259. On ne sait pas bien quel Ctait Le

degré def surnommé 260 et 25 les deux fi d'étudier l'E batus, Ils o faisceaux cc Sénèqueet lemandé la our marier ota cette je irée du tré Aussi Sénèq ait plus de ‘un affranc omain avai buellurum , Tels sont jui se mont »12 et 215, elui qui va « om d’Africe ient de mo e lui jusqu lon Cicéro u gloire : |’ ais son frèr ‘e Antiochus surnom d’A lustre, sera mile, qui, à lus souvent € Polybe, et

‘sans er à atris que blius nencé nancdlé ez de usé sa le sort est le , Mesit dans inguer le soin nee.

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édilité. :

betit-fils Acée sur atteste fils Lutait Le

CENT SEPTIÈME LEÇON. 89 degré de parenté entre ces deux Scipions et celui qui, surnommé Âsina , a exercé les fonctions consulaires en 260 et 254. Son fils les a remplies en 221. Suivent les deux frères Publius et Cnéius, dont nous venons d'étudier l’histoire : ils étaient nés de Lucius fils de Barbatus. Ils ont obtenu, chacun une fois, l’honueur des faisceaux consulaires, Cnéius en 222, Publius en 258. Sénèqueet Valère-Maxime racontent que, Cnéius ayant lemandé la permission de venir d’Espagne à Rome our marier sa fille, le sénat voulut prendre ce soin , et ota cette jeune Romaine d’une soinme de onze mille as irée du trésor public; c’est à peine six cents francs. Aussi Sénèque remarque-t-il que cette somme ne suffiait plus de son temps pour acheter un miroir à la fille ‘un affranchi; mais il félicite les époux à qui le peuple omain avait jadis servi de beau-père : O felices viros puellarum , quibus populus romanus loco soceri fuit !

Tels sont les Scipions, déjà au nombre de onze, qui se montrent dans les annales de Rome jusqu’à l’an pra et 211. Vous y avez aussi observé les débuts de elui qui va devenir le plus célèbre de tous sous le surjom d’Africain; j'ai dit qu'il était fils du Publius qui ient de mourir en Espagne, et j'aurai à vous parler e lui jusque sous l’année 186, époque de sa mort,

lon Cicéron, Il eut deux fils, qui ne soutinrent pas a gloire : l’un manquait de vertu, l’autre de santé; ais son frère Lucius, consul en 191, obtiendra, cone Antiochus roi de Syrie, des succès qui lui vaudront surnom d’Asiatique, Celui d’Africain, beauco:p plus lustre, sera porté une seconde fois par un fils de Paulmile, qui, adopté dans la famille de Scipion, est le lus souvent dénommé Scipion Émilien. C'est un élève e Polybe, et le destructeur de Carthage. Les autres

Scipions mémorables à quelques titres sont tous issy

de Cnéius que nous venons de voir périr en 212, et le ( surnom de Nasica les distingue. Le premier d’entre eur est le fils même de Cnéius : consul en 192, il donnee BSRANNALES F jour à celui que l'extrême bonté de son cœur fera sur. nommer Corculum, tendre cœur, et auquel les faisceau seront deux fois décernés en 163 et 155. Le troisième

Nasica, né du second, et dit Sérapion, deviendra l'im. Messieur placable ennemi des Gracques et l’idole de l’aristocr dement de tie romaine. Celui qui naîtra de lui, élevé au consuvigilant, ar lat en 112, mourra vivement regretté en cette ann& n profita, (

même , et laissera un fils bien moins estimable et plu fameux : c’est celui que l’histoire appellera Métellus SR pion, parce qu’il aura été adopté par Métellus Pius. Su fils méritera d’être enveloppé dans la disgrâce dei Julie sous le règne d’Auguste. Un dernier Scipion, arrière petit-fils du Métellus, vivra sous Tibère, Caliguh, Claude et Néron, et ne manquera d’aucun de leu vices. Ainsi finira, après avoir longtemps dégénéré, ur race illustre, dont les annales s'étendent sur plus à quatre siècles. Les années de son plus vif et plus pu éclat sont celles de la seconde et de la troisième guer punique.

Dans la prochaine séance, nous verrons comme la mort de Publius et celle de Cnéius ont été vengées Espagne par un jeune capitaine, Lucius Marcius.

a surprit e ous ai expo ybe, Tite-L a citadelle, e siége, lor le leur ville ius Flaccu ttaqua le c urait été al bius et Pédi:

ul à la pou eresse de Ta ais les Ro t Magon le andant At xissa trompe ssassiné dar ariantes su egrets qu’ell oint ; l’arde t pourtant

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entre eut

donne | fera sur. faisceau

ANNALES ROMAINES. ANNÉES 219 ET 211 AVANT J. C. — SECONDE GUERRE PUNIQUE.

troisième dra l’im. Messieurs, les Romains avaient confié le commanaristocrs. Midement de la garnison de Tarente à un officier peu igilant , ami de la bonne chère et des plaisirs : Annibal n profita, entretint des intelligences dans la place, et a surprit en une nuit qui suivait un jour de festin. Je ous ai exposé les détails de ces événements d’après Poybe, Tite-Live et Appien. La garnison se réfugia dans a citadelle, dont le général carthaginois avait entrepris e siége, lorsque les Capouans l’appelèrent au secours de leur ville, menacée par les consuls. L’un d'eux, Fulius Flaccus, s’avança en secret jusqu’à Bénévent, et ttaqua le camp d'Hannon. Cette entreprise audacieuse urait été abandonnée, si deux braves guerriers, Vibius et Pédianus, n'avaient entraîné l’armée et le conul à la poursuivre : elle eut un plein succès. La foreresse de Tarente tenait toujours, et s’approvisionnait ; ais les Romains se résignèrent à perdre Métaponte, t Magon leur enleva Thurium par la faute du comandant Atinius. Sempronius Gracchus lui-même se hissa tromper par un traître nommé Flavius, et périt ssassiné dans une conférence en Lucanie. Il y a des ariantes sur Îles détails de sa mort, mais non sur les egrets qu’elle inspira. Le siége de Capoue n'avançait oint; l’ardeur des légions s’amortissait : leur courage t pourtant ranimé par le combat singulier où Cris-

au Consu tte anné le et plu tellus Sci:

s Pius. Sun e dei Julie n , arrière , Caliguh, n de leun pénéré, ut ur plus à et plus pu

ème guer

s comme vengéest arcius.

92 HISTOIRE ROMAINEF.

pinus vainquit le Capouan Badius. Les consuls, après D selon les f avoir essuyé deux échecs, se séparèrent. Appius réussit DD }5n n'inte à fatiguer Annibal par des marches feintes; mais la 6.2 de monter mérité du centurion Pénula rendit aux Carthaginoï De camp : leurs avantages, et leur général remporta sur le pré. teur Fulvin: une victoire éclatante. Rome n’en conser. vait pas moins l'espoir de réduire Capoue , et prenait, pour en venir à bout, de sages mesures que le succk

poser leurs nirent en f de Giscon ,

dans la pla

devait bientôt courcnner. Mais le temps des épreuve thaginois, | et des revers durait encore : les deux Scipions, CnéiuBen lui qu’u et Publius, périrent eu Espagne à vingt-neuf jours d'expérience « distance l’un de l’autre ; une imprudente disposition dut donné 1

Publius avait amené cette double catastrophe. A cett occasion, j'ai terminé la dernière séance, en vous offrant Messieurs, un tableau généalogique des persomnags qui, au nombre de plus de vingt, sont à distinguer sous le nom de Scipion , dans le cours des annales ro maines, depuis l'an 400 avant l'ère vulgaire jusqu'a règne de Néron.

La mort de Publius et celle de Cnéius semblaient étei dre la puissance romaine en Espagne : un élève de Cnéiu le jeune Lucius Marcius, conçut l'espoir de la rétabli On le distinguait parmi les chevaliers, non par sa fo tune, elle était médiocre, mais par sa bravoure et pà ses talents militaires. 1l rassembla les légionnaires f gitifs ; et, des guerriers dispersés ou occupant dive postes, il composa:un corps d'armée, qui se réunit d bord au camp où commandait le lieutenant géné Fontéius, puis traversa l’Ébre, et mit ce fleuve entre l' mée et l'ennemi. N'ayant plus de proconsul, et ne ji geant pas Fontéius capable de la sauver de tant de p rils , elle se crut en droit d’élire un chef, et y procil

ue par des essource, i ernant à te A Constern, ele devint u imer leur c es files, et e juence natur git d’une ba De partient de des Romain roches des p rés la confia es premiers s érent intrép emplis d’allé ief n’eut pl arthaginois, archaient e

bis vaincus, q

s, après D selon les formes usitées au champ de Mars. Mais l’élecs réussit D tion n'interrompit aucunement le service ; on continuait ais la té M de monter la garde, de fortifier et d’approvisionner haginoï D le camp : les manipules venaient l’un après l’autre dér Le pré poser leurs suffrages, qui tous, sans exception , se réu- \ conser: Mnirent en faveur de Marcius. Cependant Asdrubal, fils

prenait, Ride Giscon , passa aussi l'Ébre, et rangea ses troupes le succk dans la plaine en face des Romains. A l'aspect des Carépreuvathaginois, les soldats de Marcius ne voyaient déjà plus 8, Cnéiuen lui qu’un jeune homme qui n’avait encore aucune f jours expérience du commandement général ; et, lorsqu'il leur

eut donné le signal de la bataille, ils n’y répondirent ue par des cris lamentables, se déclarant perdus sans essource, invoquant les mânes des Scipions, se prosernant à terre, ou se frappant la tête de leurs armes. la consternation se propageait dans tous les rangs: lle devint universelle. Les officiers s'efforcèrent de rahimer leur courage; Marcius surtout parcourait toutes es files, et employait toutes les ressourcés de son éloquence naturelle : « À quoi bon des larmes, quand il s’agit d’une bataille inévitable ? C’est aux femmes qu'il ap- M partient de pleurer les grands capitaines ; des hommes, des Romains, les vengent. » Marcius sut mêler aux reroches des paroles si affectueuses, qu’il regagna par derés la confiance deslégionnaires. Dès qu’ils entendirent es premiers sons de la trompette ennemie, ils se retrouèrent intrépides, altérés de vengeance, et déjà même emplis d’allégresse : ils coururent aux armes, et leur if n'eut plus qu’à modérer leurs mouvements. Les arthaginois, parvenus aux portes du camp romain, archaient en désordre, méprisant ce reste d’enneis vaincus, qu’ils allaient immoler sans résistance. Voilà

osition de e. À cett us offrant, ersomnage distinguer innales ro:

re jusqu'a

aient étel » de Cnéits la rétablit par sa fo oure et pe bnnaires À pant div réunit d ant géné ve entre l'a il, et ne ju

tant de R ty procil

que, tout au contraire, les Romains s’élancent de leurs D cipaux tra retranchements; leur contenance est fière, la fureur BN «la mémo étincelle dans leurs yeux, et le bon ordre se maintient & « lecomma néanmoins dans leurs lignes; ils enfoncent les batail. «leur mor lons africains sans leur laisser le temps de se reconnaître; BB « que l’hon et le choc est si vif, que toute l’armée du fils de Gis Ex me conju con s'enfuit épouvantée, Les Carthaginois ne savaient x leurs leço par quel prodige ces nouveaux ennemis sortaient du des regret sein de la terre. Les Romains n'étaient-ils pas anéar- Re mentent, tis? Comment survivent-ils à leurs défaites? Leurs Sci. x Non, ne f pions revoient-ils le jour ? Quel autre général les conf battre com

maude, et vient de présider à une si brusque sorties et voilà sa De leur côté, ces Romains s’acharnaient à poursuivre quand vou les fuyards : il fallut toute l’autorité de Marcius pouf nom romai mettre un terme à cette course, qui pouvait entraine enchaîné v dans quelque embuscade. Voyant que les vainqueunM rieuse entre ne poussaient pas plus loin leurs avantages, le fils dB et désarmés

nombre, les vous croire propre ca d'oser; et l’i doivent arr deamus qu quod diffic troisième ve assuré qu'il premier cri, prendrez en; 'appant d’u verrez point Dira-t-on q

Giscon recommença de les mépriser, et, rentré dans & retranchements, ne les fit garder qu'avec négligen Marcius le sut, et résolut d’en profiter le plus tôt pos ble, de ne point attendre que d’autres troupes carth ginoises vinssent renforcer celles qu’il avait en p sence. 1l fallait attaquer ce seul corps, de peur d'à accablé bientôt d’une multitude innombrable d’Africai et d’Espaguols : c'était le moyen de déconcerter les pla de Carthage, de rendre de la confiance aux soldats ( Rome, de rétablir la supériorité de leurs armes. Cepel dant il convenait de consulter, sur un si hardi projt une armée de républicains ; elle l’accomplirait bien pl sûrement quand elle l'aurait approuvé. Marcius asse ble donc tous ses guerriers; il leur adresse, dans Ti Live, une harangue dont je ne rapporterai que les pri plus témérai

CANT HUITIÈME LRÇON. 95

de leurs cipaux traits : « Soldats, si vous savez combien je révère , fureur M « la mémoire des Scipions , vous devez comprendre que aintient ÿ « lecommandement général que vous m'avez déféré après ÿ batail. BR « leur mort est un fardeau dont je sens le poids autant nuaître; BR «que l'honneur. Leur image me poursuit sans cesse; ils de Gis Bcme conjurent de les venger ; ils m’ordonnent de suivre savaient Me leurs leçons ; et, au milieu des souvenirs qui m’affligent, aient du Me des regrets qui me déchirent, des alarmes qui me tour- 15 anéar: Mr mentent, je dois faire ce qu’ils feraient eux-mêmes. eurs Sue Non, ne pleurons pas des citoyens immortels; com- | les come battre comme eux est l'hommage que nous leur devons; e sortie et voilà sans doute le sentiment qui vous animait hier, oursuive quand vous appreniez si bien aux Carthaginois que le nom romain vivait et triomphait encore, Je n’ai point enchaîné votre audace, je l'ai réservée à une plus glorieuse entreprise. Devant vous sont étendus, endormis et désarmés, sans défiance, quoique vaincus et en petit nombre, les ennemis qui vous restent : ils sont loin de vous croire assez hardis pour les attaquer dans leur propre camp. Osons ce qu'on nous croit incapables d'oser; et l’idée même qu’on a des difficultés qui nous doivent arrêter rendra nos succès plus faciles : 4{udeamus quod credi non potest ausuros nos; eo ipso quod difficillimum videtur, facillimum erit. À la troisième veille, nous marcherons en silence ; je me suis assuré qu'il n’y a ni vedettes ni garde régulière. Un premier cri, un seul assaut vous suffira ; vous les surprendrez engourdis, vous ne les réveillerez qu’en les rappant d’un effroi mortel; et, cette fois, vous ne me verrez point, comme hier, retenir vos bras vengeurs. Dira-t-on que c’est un projet hasardeux ? Il serait bien plus téméraire de permettre à deux autres armées de

"cius poit entpaine vainqueun , lefilsd ré dans # négligen

s tôt posi pes carth ait en P peur d'à » d’Africai ter les pla x soldats ( nes. Cepeik ardi prof

ait bienpl rcius assel e, dans Ti que les pr

96 HISTOIRE ROMAINF.

«rejoindre celle que nous pouvons exterminer, Si nx vante « « généraux ont péri pour avoir divisé leurs troupes, | des por « est trop juste que nosennemis, qui commettent la même mit le f « faute, y trouvent leur perte à leur tour. Allez done, clat des « sous la protection des dieux, réparer vos forces; « n'avaien « fondez ensuite sur le camp de ces Africains, avec au. vaincus

« tant de vigueur que vous en avez mis à défendre |e raient a « vôtre, » Ce discours fit une vive impression sur tous l'unique les esprits : on a raconté même que, tandis que Marciy remparts le prononçait, une flamme miraculeuse s'élevait de « cavalerie tête, et se rabattait en forme de cornes sans lui fair Marcius

mal. Cette tradition s’est conservée dans la famille de guerriers Marcius, et paraît même y avoir été consacrée par da gardé. Il « médailles : il en existe une, mais d’un temps fort posté cher du b

les flèches les soldat:

rieur, à laquelle on attribue cette intention. Ce qu n’est ni fabuleux ni incertain, c'est l’empressement da

soldats de Marcius à exécuter son dessein héroïqul se promer Ils partirent au milieu de la nuit, et le fils de Giscal un peu étr. n'eut aucun soupçon de leur marche silencieuse. n'eussent €

Il avait divisé ses Carthaginoiïs en deux camps, l'ul sein du p plus considérable et plus rapproché des Romains, l'a port d’auc

tre séparé du premier par une montagne et un vallon ils communiquaient entre eux par un chemin que fla quait une forêt épaisse. Le général romain y embusq sa cavalerie et quelques manipules de fantassins. conduisit le reste de sa troupe au premier camp « nemi, qui fut surpris et forcé à l'instant même; c il n’y avait point de corps de garde aux portes, et nuli courage, d sentinelle ne veillait sur les retranchements. Maitræ boucliers d du terrain et rangés en bataille, les Romains joigsS cemment v rent leurs cris guerriers au son de leurs trompette trait d’aille entrèrent dans les tentes, et portèrent partout lépol victoire à

AIX

pas sans e deux camp avait paru demeurer « des retran s'engage «

r, Si no >upes, | la même ez donc, orces; et avec aufendre le sur tout e Marciu vait de « y lui fair amille de ée par de fort posté n. Ce qu sement da | héroïque de Gisco ieuse.

amps, l nains, l'a un vallon in que fla y embusq intassins.

br camp € même; « tes, et nu nts. Maitr ains joigi trompette rtout l’epoi

vante et la mort. Marcius avait pris soin de s'emparer des portes du camp et de fermer toutes les issues, On mit le feu aux baraques couvertes de chaume; et l'éclat des flammes acheva d'éveiller ceux que les clameu rs n'avaient point arrachés au sommeil. La plupart des vaincus se livraient eux-mêmes; quelques-uns cou. raient aux portes, qu'ils essayaient en vain de franchir : l'unique ressource était de se précipiter du haut des remparts. 1 u’en échappa qu'un très-petit nombre à la cavalerie embusquée dans la forêt. Après ce massacre Marcius ne perdit pas une minute; il entraîna we guerriers au second camp, encore plus négligemment gardé. Il en était sorti des détachements pour aller chercher du bois et des fourrages. On voyait les lances et les flèches rassemblées par tas dans des corps de garde les soldats dispersés prenant le frais hors des tentes se promenant sans armes, ou assis sur l'herbe. Il pu un peu étrange que ces Carthaginois du deuxième camp n'eussent été avertis du péril ni par les cris jetés au sein du premier, ni par les flammes, ni par le rapport d'aucun fuyard; mais cette aveugle sécurité n’est pas sans exemple; et de plus Tite-Live met eutre les deux camps une distance de six milles. Comme le jour avait paru, l'approche des Romains ne put cette fois demeurer cachée : tout ce qui restait dans l'enceinte des retranchements courut aux armes; un rude combat s'engagea sous la porté; mais. les Africains perdirent courage, dès qu'ils s’aperçurent que les habits et les boucliers des Romains étaient couverts d’un sang ré-

cemment versé. L'ardeur extrême des assaillants montrait d’ailleurs assez qu'ils accouraient d'une première

victoire à une seconde plus immanquable, Les Car- AIX. 7

gere em

thaginois ne songèrent plus qu'à fuir, et tous ceux qui trouvèrent des issues se pressèrent d'abandonner un camp qui ne pouvait plus être que leur tombeau. L’histoire doit des hommages à l’audace, à l’habileté de Marcius : il venait de rétablir les affaires et la gloire de Rome en Espagne. On a compté jusqu’à trente-sept mille Africains tués ce jour-là, outre dix-huit cent trente prisonniers, et la prise d’un riche butin au milieu duquel on distinguait un bouclier pesant trente-huit livres, et où l’image d’Asdrubal, frère d’Annibal, était empreinte, Ces détails sont donnés par un auteur que Tite- Live cite en le nommant Claudius, et en le désignant comme ayant traduit du grec en latin les annales d’Acilius : il est difficile de savoir s’il s’agit de Claudius Quadrigarius, ou de Clodius Licinius, ou de quelque autre Claudius. Tite-Live ajoute que, selon Valérius Antias, les Romains ne prirent que le camp de Magon; qu’ils y tuèrent sept mille ennemis ; qu’Asdrubal , apparemment le fils de Giscon, survint, et, défait à son tour, laissa dix mille des siens étendus sur le champ de bataille et quatre mille trois cent trente prisonniers. Enfin Tite-Live lisait dans Pison que, les Romains ayant lâché pied, Magon, acharné à les poursuivre, tomba dans une embuscade, où il perdit cinq mille hommes. Voilà, Messieurs, des variantes incommodes. Mais tous les historiens s’accordaient à célébrer la renommée de Marcius: Apud omnes magnum nomen Marcii ducis est. On assure aussi que le bouclier où se voyait le portrait d’Asdrubal subsista , sous le nom de bouclier de Marcius, jusqu’à l'incendie du Capitole, en l’année 86 avant J. C. Ainsi se terminait le consulat de Quintus Fulvius Flaccus et d’Appius Claudius Pulcher : il est mémo-

rable f regret deux S rafferm Anniba tenait | Marcell conserv:

des élec!

sidât les ordonna rentrer « que Fulv sèrent pa qui n’ava dans les n eut pour c tait aussi appeler à avec plys Stégeatent ser les faisc de poursu suls, ayant qui consér autres prop) postes : Se avec deux égal nombr de deux ce sant sur les de cinquan

à ul Lu de rable par des revers et par des succès. Rome avait à ds regretter trois généraux illustres, S ie . | es, Sempronius et | ñ deux Scipions; mais le j i # sat Mo ë e jeune Marcius promettait de ’ ermir en Espagne la puissance de la républi loire Annibal s'était emparé de Tarente; mais | itadolle st dust ; mais la citad | Ex Fa ne et les consuls assiégeaient Ca pis . arcellus avait pris Syracuse , et les anti si enie 5 de conservaient qu’un coin de terre en Sicile, L'é ke à i- des élections arrivait : il fallait qu’un des un É item- sidà ices ; ils étai ps a us les comices; ils étaient tous deux absents, Le . : su or den préteur urbain de les inviter par éa ke | rentre i i | “erd . ans Rome. Appius y revint seul; il importai | : que Fulvius restât devant Capoue. Les élections hrs audius è isi É ailersé sèrent paisiblement : on élut Puhlius Sulpici be quelque qui n’avait encore été ; here jrs ncoré été que questeur, et allait débuter | ans les magistratures eurules par la plus éminent agon; ù À Fe gon; eut pour collègue Cnéius Fulvius Centumalus dont d'é | 9 e

tait aussi le premier consulat. Peut-être n’y voul sel aucun personnage plus célèbre afin dé laine avee plys de bienséance à la tête des lé io a siégeaient Capoue les deux magistrats qui all Ha ser les faisceaux. Eu effet, on chargea Falvius un de poursuivre cette entreprise en qualité de 24e “ ayant auprès d’eux le propréteur Claudius Né as jui conservait le commandement d’une légion: is ms propréteurs fureut maintenus dans Ein ra he Maé ee dans la Gaule Cisalpine asc gio ' > Junius Silanus en Etrurie avec un one ee Otacilius à la tête d’une flotte ess D ss de deux légions et croi- He à e la Sicile, Lévinus enfin à la tête aisseaux pour garder la eôte d'Italie et

> ApPaon tour, , de bas. Enfin nt lâché ans une là, Meses histoarcius:

Fulvius mémo-

observer les mouvements de la Grèce. Les comices nommèrent quatre nouveaux préteurs:Caius Calpurnius Pison, à qui le sort assigna la préture urbaine; Sulpicius Gallus, qui eut celle des étrangers; Cornélius Lentulus, auquel échut la Sardaigne, où il conduisit deux légions; et Cornélius Céthégus, qui allait, aussi avec deux légions, gouverner en Sicile l’ancienne province romaine , tandis que Marcellus demeurait proconsul dans le royaume d’Hiéron, pour achever la conquête de l’île entière. Nous compléterons, autant que les monuments le permettent, la liste des magistrats romains de l'an ar en nommant les édiles curules, Licinius Crassus et Licinius Pollion ; lesédiles plébéiens, Aurunculeius Cotta et Manilius Vitulus; les dix tribuns du peuple, Sempronius Blésus, Servius Pulex Géminus, Aurélius Cerretanus, Villius Tappulus, Sicinius Népos, Curatius Népos, Manilius Népos, Fulvius Flaccus, Apronius Limo et Titius Rufus; les huit questeurs, Tibérius Claudius Néron, Livius Salinator, Servilius Pulex, Ælius Pætus, Junius Brutus, Æmilius Papus, Marcius Ralla et Scribonius Libon. La censure vaquait depuis 214. Rome avait sur pied vingt-trois légions, sans compter les troupes alliées, quand les nouveaux consuls, Centumalus et Sulpicius Galba, s’installèrent le 15 mars de l'an romain 243,23 mars de lan julien a1 1 avant l'ère vulgaire.

Aussitôt après les élections, Appius repartit pour Capoue, et y rejoignit Fulvius; ils prétendaient se ren. dre maîtres de cette place par famine plutôt que par force. Deux généraux la défendaient ; l’un Capouan, nommé Seppius Lésius, homme de basse extraction; l’autre Carthaginois, estimé parmi les siens et portant

D vére à l'ég | un service i

P voquer le | de procéde prit la plac

le nom

y comt disait q prédit ; Capoua ville ser élèverai En effet n'osa se dre à Le À Ror reçurent valiers, e de ses suc vivres. P:

préteur, « qui parut s'arroger tions mili c'était und vement de fallut qu'o en Jui rép promit to dats romai

onbrageux fat ucanmo

ces ius cius ntu-

K lé- Veux rodans el’île nents 1211!

et Li- Cotta mproerrèus Né- Limo audius Pætus,

se renque par pouanu , ‘action; portant

CEN' {UITIÈME LEÇON. ol

le nom d'Hannou. elui-ci s’enferma dans Capoue, et y commanda les troupes africaines. Pour Lésius, on disait que, lorsqu'il était encore enfant, un devin avait prédit à sa mère qu’il deviendrait un jour le ehef des Capouans, et qu’elle s'était écriée qu'apparemment la ville serait réduite à la dernière extrémité quand elle élèverait aux premiers honneurs un si médiocre sujet. En effet, au moment du siége, aucun homme de mérite n’osa se mettre à la tête des affaires, et il fallut descendre à Lésius. |

À Rome, les deux consuls, Centumalus et Galba, reçurent d’Espagne un message apporté par deux cavaliers, et adressé par Marcius, qui, en rendant compte de ses succès , demandait instamment des secours et des vivres. Par mégarde, il s'était donné le titre de propréteur, que les soldats seuls lui avaient conféré, et qui parut un attentat à l’autorité légitime. Des légions. s'arroger le droit de choisir leur chef, et faire des élections militaires loin des comices sacrés de la république ! c'était une licence impardonnable, et qui devait effectivement devenir d’un très-dangereux exemple. Peu s’en fallut qu’on ne traitât Marcius en coupable. Le sénat, en lui répondant, supprima le titre de propréteur, et promit toutefois des habits et des provisions aux soldats romains restés en Espagne. Les consuls firent con-

| voquer le peuple par le ministère de: ses tribuns, afin D de procéder régulièrement au choix d’un général qui 1 prit la place des deux Scipions. C'était se montrer sé- A vère à l'égard d’un jeune citoyen qui venait de rendre un service inappréciable, Mais un peuple libre doit être

owbrageux sur de tels articles. Ce projet d'élection fut uéanmoins suspendu par le besoin plus pressant de

102 HISTOIRE ROMAINF,

venger un affront que venaient d’essuyer les arines ro.

maines. Le préteur Cnéius Fulvius s'était laissé battre

en Apulie par les troupes d’Annibal, et tout semblait

autoriser à l’accuser de mauvaise conduite et de Jâcheté,

Il était frère du Fulvius Flaccus consul de l’année pré-

cédente, et maintenant proconsul sous les murs de Ca-

poue. Malgré le crédit de ce inagistrat, le tribun du

peuple, Sempronius Blésus, poursuivit ardemment le

propréteur. « Nous avons vu, disait-il, des généraux

« compromettre le sort de nos armées par impéritie ou « par excès de zèle; mais les enivrer, et les livrer à l’en- «nemi, vaincues d'avance par la débauche, c’est un “ crime nouveau parmi nous, D'une troupe d'esclaves « Sempronius a su faire une armée invincible : Fulvius, «au contraire, a corrompu et dégradé nos légions. Ce « n’est pas tout encore; il a le premier pris la fuite, Nous «avions vu des capitaines demeurer et périr sur le « champ de bataille après la déroute de leurs soldats; « ici c’est le général qui se met en sûreté, et qui aban- « donne ses troupes au fer de l'ennemi : lui seul échappe, « et nous apporte la nouvelle du désastre. Quoi! les fu- « gitifs de Cannes auront été relégués en Sicile et privés « des honneurs militaires! Quoi! l’on décernera des pei- «nes contre les légionnaires entraînés dans la fuite de «ce Fulvius! on leur défendra de prendre des quartiers « d'hiver dans les bourgs, et de camper à moins de dix « milles de distance des villes, et leur chef restera seul «impuni! Est-il à Rome deux justices, l'une pour le « noble et le riche, l'autre pour le citoyen pauvre et sans « honneur ? » L’accusé rejetait la faute sur les soldats ; il disait : « Je n’ai engagé le combat qu’à la sollicitation et « sur les menaces de mes troupes. Elles n'avaient contre,

«elles :

« forces « me sui «rentius «battre « d'autru « buscad.

«amortir «rage à « gations n peuple, el deux asse amende p des témoir le premier nonce faite cria que la grave, et ] Fulvius en collége ent festé sa ma conclu deu la procédu à la poursu ou civile o propréteur les comices obtint du Par centuri délai de vis Fulvius leg le proconsu

l'otire lait eté, pré- Ca-

1 du at le paux je ou , l’enst un claves lvius, ns. Ce , Nous sur le oldats;

e et sans D Idats ; il tation el at contre:

CENT HUITIÈME LEÇON. 103 «elles aucun désavantage de terrain; mais, cédant aux « forces et à la réputation de l'ennemi, elles ont fui, et je « me suis retiré après elles, Qu'ai-je fait de plus que Té- «rentius Varron à Cannes ? Fallait-il qu’obstiné à com- «battre sans espoir, j'expiasse de mou sang la lâcheté « d'autrui ? Je ne me suis pas laissé attirer dans une em- « buscade; je n'ai commis aucune imprudence, Ai-je pu «amortir l’ardeur des Carthaginois, et inspirer du cou- « rage à ceux qui n’en voulaient plus avoir? » Ces allégations ne dissipaient aucunement les préventions du peuple, et ne ralentissaient pas le zèle du tribun. Il se tint deux assemblées, et chaque fois Blésus conclut à une amende pécuniaire, En une troisième séance, onentendit des témoins : ils déposaient que le propréteur avait fui le premier ; que l’armée ne s'était débandée que sur l’annonce faite par lui d’un péril extrême. L'assemblée s'écria que la procédure devait prendre un caractère plus grave, et le tribun rendit l’accusation capitale : il traita Fulvius en criminel d'État, Le propréteur en appela au collége entier des tribuns, disant que Blésus avait manifesté sa mauvaise foi par ses variations ; qu'après avoir conclu deux fois à une amende, il dénaturait maintenant la procédure, Letribunat déclara qu’il ne s’opposait point à la poursuite, et qu’elle pouvait être, au gré de Blésus, ou civile ou capitale, Blésus, ainsi autorisé, accusa le propréteur de crime d’État. Pour juger une telle cause, les comices par tribus ne suffisaient point : le tribun obtint du préteur urbain la convocation des comices par centuries, La coutume accordait aux accusés un

délai de vingt-sept jours pour préparer leur défense :*

Fulvius les employa en sollicitations; il eonjura surtout le proconsul son frère d'user de tout son crédit pour

De RE PSE RERO E

détourner le coup qui menaçait leur famille. Le proconsul écrivit au sénat, en demandant la permission de quitter le camp, et de venir plaider à Rome une cause qui le touchait de si près; mais les pères conscrits n’écoutèrent que l'intérêt public, et, malgré les services du proconsul, ne voulurent rien accorder à ses affections frateruelles. Le propréteur n’eut dès lors d'autre ressource que de prévenir l’arrêt des comices en s’exilant luismême : il partit pour Tarquinies. Le peuple ne l'en Jugea pas moins avec une inflexible sévérité : l’assemblée des centuries déclara qu’il avait mérité le bannissement auquel il s'était condamné.

Quoique profondément affligé de cette sentence ; le proconsul Fulvius n’en garda aueun ressentiment. 1l continua le siége de Capoue avec le même zèle, et y partagea tous les soins, tous les travaux de son collègue Appius. Attentifs à ménager le sang des guerriers, ils évitaient les attaques périlleuses ; ils s'appliquaient à couper les vivres aux assiégés, et à les empêcher de sortir. Les progrès de la famine devenaient de plus en plus sensibles, surtout aux esclaves et aux dernières classes du peuple; et toutes les issues semblaient si bien fermées, qu’on ne tentait plus de les franchir pour aller avertir Annibal de la détresse commune. Un soldat numide osa néanmoins se charger de cette commission. Porteur de lettres adressées à ce général, il réussit à traverser, durant une nuit, le camp romain, sans être découvert. Enhardis par eet exemple, les Capouans risquèrent des sorties qui leur étaient quelquefois avan- "tageuses, le plus souvent funestes. La cavalerie africaine obtenait-des succès , l'infanterie capouane se faisait battte; mais les victoires mêmes servaient mal une

garnison grands de thaginois sentirent

position d D prescriver cavalier d sept javelc dards n’av mais le fer aux plus le étaient lég moment d’ terie romai réunir, se | dérounter ai à être attac lignes de fa dats romai à pied au p armes cont que la cava mouches d assiégeants portant ain gagea, et e fit un horri ce genre de Rome.

Annibal loisirs dont nouvelles q

CENT HUITIÈME LEÇON. 105 > pro- garnison faible, pour qui les moindres pertes étaient de ion de grands dommages. Cependant, comme les cavaliers car-

cause thaginois multipliaient ces agressions, les assiégeants ts n’é- sentirent le besoin de s’en mieux garantir. Sur la proices du position d’un centurion nommé Navius, les généraux ections MA prescrivent une nouvelle manière de combattre. Chaque re res- cavalier devait porter en croupe un fantassin , armé de exilant sept javelots de la plus petite espèce. Le bois de ces ne l’en dards n'avait qu’une longueur d'environ quatre pieds ; ’assein- mais le fer ressemblait, par sa figure, aux plus gros et innisse- aux plus longs javelots. Les boucliers de ces fantassins étaient légers, et plus petits que ceux des cavaliers. Au nce ,| le moment d’un conbat contre les Africains, cette infannent. ll terie romaine devait sauter prestement de cheval, se le, ety réunir, se former en bataillon, lancer les javelots, et n collè- déronter ainsi des ennemis qui ne s’attendraient point 1erriers, à être attaqués à la fois par des cavaliers et par des iquaient lignes de fantassins. Navius exerça longtemps les solêcher de dats romains à ce manége : il leur apprit à se mettre > plus en à pied au premier signal, à se rallier, à darder leurs lernières armes contre les hommes et contre les chevaux. Lorsat si bien que la cavalerie carthaginoise recommença ses escarour aller Emouches dans la plaine, entre la ville et le camp des oldat nu- Eassiégeants, elle y rencontra une cavalerie romaine amission. portant ainsi une infanterie en croupe ; la bataille s’enréussit à Mgagea, et eut le résultat que Navius avait prévu : on sans être MRft un horrible carnage d’Africains ; et, depuis ce temps, Capouans cc genre de combats s’est perpétué dans les armées de fois avan- RRhome.

lerie afri- Annibal se vit enfin obligé de renoncer aux doux ne se fai- Bboisirs dont il jouissait sur les bords du Galésus. Les

t mal une Bnouvelles que lui apporta le soldat numide le décidè-

rent à discontinuer le blocus de la citadelle de Tarente: D ,ore plus il importait bien davantage de secourir Capoue. Sy, D là place refuser plus longtemps était compromettre la réputa. généraux d tion de ses armes et la fidélité de ses alliés. Capoue lui partagèrent en avait concilié plusieurs, qui l’aidaient à subsister en garnison ce Italie : s’il abandonnait cette place menacée d’un pro- propréteur( chain désastre, toutes les cités voisines allaient rentrer légion sur

sous la domination romaine, et il n'aurait plus qu'à BSCaius Fulvi: repasser les mers. Il ne fallut pas moins qu'un intérêt D; cavalerie

si pressant pour l’arracher à l’indolence dont il avait premier c pris depuis quatre ans l'habitude. Il reprit sa preinière Bit que fai: ardeur ; mais il ne retrouva plus son ancienne fortune. Re, frappant

N'ayant point de temps à perdre, il laissa dans le Brut: chaudières, | tium ses gros équipages et ses troupes pesamment ar. RE; que certai mées ; il n’amena qu’une infanterie légère, et que sa ca Ent les éclip valerie tant de fois victorieuse des Romains. Débarrassé Bi; faciles à ép d'un attirail qu'il jugeait superflu, il suivit à grandes Re défendit f journées la route de la Campanie. Trente éléphants que BBnurs : les lés lon conduisait derrière lui ne retardèrent point & borte, qu'ils

marche : il arriva au pied du mont Tifate, qui domi. Bés par les m nait Capoue, et campa dans un vallon que couvrait cette alistes et dé montagne. Prévoyant qu’un pays ruiné par les armés Bberdirent pas des consuls ne lui fournirait pas longtemps assez de cnoncer au d subsistances, il se hâta de s'emparer de Galatie; et Rire d'emblée dès qu’il eut chassé la garnison romaine, il retombalon exemple sur le camp de Falvius et d’Appius. Malgré leur vigi BBaincre tous lance, il eut l’adresse d'indiquer à la garnison capouane éclat. Tanc le moment où il attaquerait les proconsuls , lui ordon-Riste l’atteig nant de faire une sortie à la même heure. Il ne mar Bas mortelle qua point en effet de paraître à point nommé à la téeRBbliger ses g d’une armée formidable ; et cette apparition soudaine rire, après 4 inspira quelque frayeur aux Romains , qui s’étonnèrent Ætisque sous |:

rentrer

intérêt il avait preinière : fortune, le Brut:

ment ar.

que sa ca ébarrassé \ grandes hants que

point si qui domi vrait cette es armée s assez de alatie; et, il retomba leur vigk | capouant lui ordon:

Il ne mar né à la tête n soudain 'étonnèrent

CENT AUITIÈME LEÇON. 107

encore plus de voir au même instant les assiégés sortir de la place, conduits par Hannon et Bostar, Les deux généraux de Rome eurent bientôt pris leur parti : ils se partagèrent leurs troupes, et firent tête, Appius à la arnison capouane, Fulvius à l’armée d’Annibal. Le propréteurClaudiusNéron plaça la cavalerie de lasixième légion sur le chemin de Suessula, et le lieutenant Caius Fulvius occupa les bords du Vulturne avec toute la cavalerie des alliés. Un fracas épouvantable signala le premier choc : aux cris des combattants se mêla le Dbruit que faisait sur les remparts la populace de Capoue, en frappant de grands coups sur des bassins, sur des chaudières, pour effrayer l’ennemni. Tite-Live remarque fci que certains peuples pratiquaient ce tintamare penant les éclipses de lune. Mais les Romains n'étaient pas si faciles à épouvanter. A ppius repoussa la garnison, qui se défendit faiblement dans la plaine et au pied des nurs : les légionnaires la poursuivirent jusque sous la orte, qu’ils trouvèrent ouverte; mais ils s’y virent arréés par les machines qu'on y avait disposées : le jeu des balistes et des scorpions les força de s'éloigner. Ils ne perdirent pas beaucoup ‘de monde; mais il leur fallut enoncer au dessein d’entrer dans la place et de la prenlre d'emblée. Appius s'était avancé au premier rang; on exemple et ses discours entraînaient les soldats à aincre tous les obstacles, et à finir le siége par ce coup l'éclat. Tandis qu'il parlait, un trait parti d'une baiste l’atteignit sous l'épaule gauche : la plaie: n'était us mortelle, elle était assez grave néanmoins pour bliger ses guerriers à la retraite : ils la firent en bon rdre, après avoir massacré uu grand nombre d’ennemis isque sous la porte.

DRE EE ras Se GS TEE SAT SES —

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