RENTE
miennes
rait-il de pis, si l’on tombait au pouvoir des Carthaginois? Ils renvoient leurs captifs sans rançon. Rome condamne ses alliés à l’exil, les transporte hors de l'Italie, les laisse vieillir loin de leurs terres natales, Combien n’en fait-elle pas languir en Sicile depuis huit années? Et il faudrait lui permettre encore des levées nouvelles, qui achèveraient d’épuiser tant de contrées, et de les réduire en de vastes solitudes! Non : le moment était venu de lui refuser des secours dont elle avait tant abusé, et de la contraindre ainsi à traiter enfin avec Carthage. Ces propos circulaient dans toutes les assemblées : Tite-Live nomme douze colonies, dont les députés déclarèrent qu’elles ne fourniraient plus aucun contingent ni en hommes ni en argent : Albe, Ardée, Calès, Carséoles, Circéi, Cora, Interamna, Narnia, Ne. pété, Sétia, Suessa , Sutrium, Les consuls répondirent, non par des prières, mais par des remontrances; ils parlèrent des obligations attachées à l'honneur, au bonheur d’une alliance avec Rome, des périls qu’entraineraient l’ingratitude, l’indocilité, la défection ; ils ajoutèrent qu’ils voulaient bien s'abstenir de rapporter au sénat les paroles inconsidérées qu’ils venaient d’entendre, et laisser aux colonies le temps de prendre, en d’autres assemblées , des délibérations plus judicieuses Les envoyés répliquèrent qu'il ne restait à leurs compatriotes ni argent ni soldats; qu'il n’y aurait pas moyen d’exercer sur eux les exactions nouvelles dont on les menacait. Cette réponse étant définitive, il fallut bien que les consuls en fissent le rapport aux pères conscrits, qui en demeurèrent consternés, se figurant qu'un vaste complot existait contre le salut de la république, entre ses colonies, ses alliés et ses ennemis. Fulvius
et Fabiu:
rendre a:
que les 2 et qu'on savait ler consuls c les agent:
expliqués puté de F dix-sept à même au:
d'honneu au peuple actions dé mices l’élc anciens 5€ nous dev historique Cosa , Cré Norba, P Spolète et ce serait u colonies, :
’ trente et
dans les n corde pas et trente, / Du reste, colonies; .
époque. T et Fulvius punir Îles
AIX
Carthagi- . Rome hors de ; natales, puis huit des levées contrées, e moment elle avait iter enfin toutes les , dont les lus aucun e, Argée, arnia, Né- Jondirent, rances; ils r, au bon- ’entraine- ; ils ajou-
t d’enten- ‘endre, en
fallut bien bères con:
is. Fulvius
et Fabius eurent besoin de tout leur ascendant pour rendre aux esprits quelque assurance : ils affirmèrent que les autres villes se montreraient plus traitables, et qu'on ramènerait même les plus indociles, si l’on savait leur inspirer des inquiétudes et de l’effroi. Les consuls commencèrent par rassembler en leur présence les agents de dix-huit colonies qui ne s'étaient point expliqués encore; et l’un d'eux, Marcus Sextilius, député de Frégelles, parlant au nom de cette ville et des dix-sept autres, promit des contingents complets, ou même augmentés, s’il était nécessaire. Le sénat combla d'honneursles dix-huit agents, ordonna de les présenter au peuple, qui leur adresserait des félicitations et des actions de grâces. Un orateur prononça en pleins comices l'éloge de ces colonies fidèles, en retraçant leurs anciens services. Tite-Live les a nommées toutes, et nous devons, Messieurs, recueillir cette énumération historique : Adria, Ariminum, Bénévent, Brindes, Cosa, Crémone, Ésernie, Firmum, Frégelles, Lucérie, Norba, Pestum, Plaisance, Pontia, Saticule, Signia, Spolète et Venouse. Quelques éditions ajoutent Nole; ce serait une dix-neuvième ville, et le nombre total des colonies, y compris les douze réfractaires, s’élèverait à trente et un; mais le nom de Nole ne se lit point ici dans les manuscrits les plus authentiques, et ne s’accorde pas avec les nombres de dix-huit, duodeviginti, et trente, éréginta, que l'historien énonce expressément. Du reste, on sait que Rome avait alors plus de trente colonies; Sigonius en compte cinquante-trois à cette époque. Tite-Live ne parle que de celles à qui Fabius et Fulvius demandèrent des secours. Il s'agissait de
punir les douze qui avaient refusé d’en fournir : on AIX, 14
crut plus sage de ne se venger d'elles, du moins en ce moment, que par un profond mépris ; et, pour remplacer les sommes qu’elles ne payaient point, on retira une certaine quantité d’or depuis longtemps caché et amassé au fond du trésor public. Cette réserve s’appelait aurum vicesimarium, soit qu'il faille entendre par là le vingtième des revenus de l'État, soit plutôt que ce fonds provint du vingtième qui se payait à chaque affranchissement d'esclaves, en vertu d’une loi portée jadis par Manlius. Il est difficile d’éclaircir si cet impôt se prenait sur le pécule de l'esclave ou sur les deniers du maître; mais son existence n’est point douteuse. L'aurum vicesimarium se trouva, en 209, du poids de quatre mille livres d’or. Une partie de ce fonds servit à rhabiller les soldats de Scipion en Espagne. Le préteur Véturius, les deux proconsuls Marcellus et Sulpicius et les deux consuls de l’année eurent à leur disposition chacun cent livres d’or. Mais on en délivra cent de plus à Fabius, qui devait déposer cette somme dans la citadelle de Tarente, pour subvenir aux besoins imprévus de la guerre qu'il allait entreprendre en ce lieu. Il est vraisemblable qu'on n’épuisa point, à beaucoup près, les quatre mille livres.
Telle était la superstitieuse crédulité du peuple romain, que j'ai encore, Messieurs, à vous reparler de proäiges. Voici à Sinuessa des coups de foudre, une pluie de lait, un hermaphrodite, et un enfant qui vient au monde avec une tête d’éléphant; à Priverne, un bœuf doué du don de la parole, et un vautour qui se réfugie dans une boutique; à Rome, dans le sanctuaire de la Fortune, un déplacement de l’une des figures qui ornaient Ja couronne de cette déesse; au mont d’Albe, au
lac d'Osti Contre d times de
d’autres p l'ordre de quelques
nes dorée nisse à cc
n'avaient
Céthégus nier acte profit de
l'on avait à qui les
cida que
seraient af blic. Les c nat, honn on le conf Sempronit Maximus; coutume, €
sénat le pl exercé la c pour Titu:
ceda point fonction, :
le chef de n'avait pas
s en ce remplaà retira aché et je s’apentenoit pluayait à une loi ircir sl ou sur t point en 209, e de ce spagne.
ellus et à leur délivra somme
réfugie e de la ui or- Ibe, au
lac d'Ostie, à Capoue, des effets terribles du feu céleste. Contre de si funestes présages, ou eut recours aux victimes de première qualité, aux jeux d’Apollon, et à d'autres pratiques religieuses. Le préteur Hostilius reçut l'ordre de célébrer ces jeux avec l’appareil usité depuis quelques années. On offrait au dieu un bœuf aux cornes dorées et deux chevaux blancs; à sa mère, une génisse à cornes dorées aussi.-Les jeux apollinaires ont été depuis confondus avec les séculaires.
Des comices se tinrent pour l'élection des censeurs, et l’on investit de cette dignité deux personnages qui n'avaient pas encore été consuls, Marcus Cornélius Céthégus et-Publius Sempronius Tuditanus. Leur premier acte fut d'inviter le sénat à mettre en valeur, au profit de la république, le territoire campanien, d’où lon avait chassé les anciens propriétaires. Le peuple, à qui les sénateurs renvoyèrent cette proposition, décida que ces vastes plaines et ces collines si fertiles seraient affermées, et les revenus versés au trésor public. Les censeurs avaient à nommer un prince du sénat, honneur très-ambitionné, parce que celui à qui on le conférait devait le conserver durant toute sa vie. Sempronius en voulait disposer en faveur de Fabius Maximus; Céthégus s'y opposa, alléguant une vieille coutume, qui consistait à inscrire à la tête de la liste du sénat le plus ancien de ceux qui avaient précédemment exercé la censure, et réclamant, à ce titre, la préférence pour Titus Maulius Torquatus. Mais Sempronius ne céda point : il déclara, d’une part, qu’étant en tour de fonction, il entendait user du droit de choisir lui seul le chef des sénateurs; de l’autre, que la république n'avait pas de plus grand citoyen que Fabius, au ju-
gement d’Annibal lui-même. Fabius fut donc ,en 200, à la fois consul et prince du sénat. En continuant la liste des pères conscrits, les censeurs en retranchèrent huit de ceux qui jusqu'alors y avaient figuré. Ils ôtèrent aussi le cheval public à beaucoup de chevaliers, à ceux qui avaient pris la fuite à la bataille de Cannes, à ceux qui, après ce désastre, s'étaient disposés à quitter l'Italie, et surtout à Cécilius Métellus, auteur de cette proposition. On les condamna tous à se monter à leurs frais, à servir durant dix ans dans les armées de la république sans recevoir de solde et sans être admis à faire valoir leurs années de service. On rechercha aussi ceux qui, ayant atteint l’âge de dix-sept ans, s'étaient dispensés de prêter leserment militaire depuis le commencement de la guerre contre Annibal : ils perdirent tous les droits de cité, en demeurant tributaires. Vous pouvez vous souvenir, Messieurs, que ces rigueurs avaient été déjà exercées contre ces mêmes chevaliers, en 214, par les censeurs Philus et Atilius Marcellus : pour qu’elles se renouvellent en 209, il faut supposer que ceux qu'elles avaient flétris étaient rentrés dans l’ordre équestre, ce qui ne nous a pas été dit. Sempronius et Céthégus donnèrent ensuite à l’entreprise le rétablissement des édifices du Forum consumés par l'incendie de lan 213, sept boutiques, les boucheries, et le palais de Numa. Le recensement opéré par Céthégus et Sempronius ne s’éleva qu’au nombre de cent vingt-sept mille cent huit citoyens en état de porter les armes; mais ce lustre n’est placé par Tite- Live que sous l’année 208 ou même 207.
De tout l'hiver Marcellus n’avait point paru à la ville; il observait, il suivait Annibal, et se tenait prêt
à le com printemp gne. Fabi son collè général c le harcele vive voix écrivit de ordonner nées de S pêcher le bal, de lu soumis la altroupés d’Agathy:
carthagin ainsi à R neur Jjoig ces troup le dévast le siége
Aulon ou
griano :
de Castel Ionienne.
rent en C Marcellus rage pour guit, près
n 209, uant la chèrent ôtèrent liers, à cannes, quitter de cette * à leurs »s de la e admis chercha pt ans, e depuis al : ils t tribuque ces s mêmes t Atilius 209, il s étaient à pas été e à l’enim conques , les nt opéré nombre à état de var Tite-
aru à la ait prêt
CENT ONZIÈMB LEÇON. 213
à le combattre partout où il pourrait l’atteindre. Au printemps, les consuls arrêtèrent leur plan de campagne. Fabius se chargea du siége de Tarente, tandis que son collègue Fulvius s’opposerait aux entreprises du général carthaginois, et que Marcellus continuerait de le harceler. Fabius avait concerté ces manœuvres de vive voix avec Fulvius, par lettres avec Marcellus. Il écrivit de plus au gouverneur de Rhégium, pour lui ordonner de mettre en mouvement les troupes ramenées de Sicile par Lévinus, et de les employer à empêcher les Bruttiens, les plus fidèles alliés d’Annibal, de lui porter aucun secours. Lévinus, après avoir soumis la Sicile, en avait tiré un corps de bandits, altroupés, comme nous l'avons vu, aux environs d’Agathyrne, et pillant indistinctement les domaines carthaginois et romains. À ces brigands, transportés ainsi à Rhégium au nombre de huit mille, le gouverneur joignit des transfuges bruttiens, et, à la tête de ces troupes avides de pillage , il fondit sur le Bruttium, le dévasta, et entreprit dans le territoire des Locriens le siége de Caulonia ou Caulon, quelquefois appelée Aulon ou Aulonia, ville alors importante, située près de l'embouchure du fleuve Sagra, aujourd'hui Sagriano : on croit en apercevoir les vestiges non loin de Castel-Vetere en Calabre, sur les côtes de la mer lonienne. Caulonia était déjà déserte au temps de Strabon , qui la dit fondée par les Achéens, et qui ajoute que les habitants, chassés par les Bruttiens, se réfugièrent en Calabre, et y bâtirent une ville du même nom. Marcellus, dès que la terre eut produit assez de fourrage pour sa cavalerie, se mit en campagne, et atteiguit, près de Canusium en Apulie, Annibal occupé à
s'assurer de cette place. Ce n’était plus l'Annibal de Trasimène et de Cannes, qui cherchait les lieux découverts et de vastes champs de bataille : maintenant il évitait les plaines, il aimait à camper en des défilés et à l'ombre des forêts. 11 quitta donc les environs de Canusium, pour se retirer en des forts peu abordables. Marcellus, qui ne le perdait jamais de vue, venait chaque soir se placer à portée des retranchements carthaginois, fortifiait son propre camp, et présentait la bataille. Annibal ne voulait plus d'action générale; il ne permettait à ses troupes que des escarmouches; il temporisait à son tour. Cependant le général romain, qui le côtoyait sans cesse, le força enfin de traverser une vaste plaine, d'y faire halte et d’y camper. Un combat s'engagea , que la nuit interrompit, sans perte considérable de part ni d'autre. Le lendemain, Anuibal harangua ses soldats : « Vous allez, leur dit-il, achever « vos triomphes de Trasimène et de Cannes. Les Ro- « mains l’exigent : ils vous harcèlent , et ne vous lais- « sent pas respirer jusqu'à ce que vous ayez consommé « leur ruine. Ils se croient redoutables parce qu’ils sont « téméraires. Leurs poursuites ne sont qu’incommodes; « mais il ne vous faut qu’une victoire pour vous en dé- « livrer. » Les Carthaginois étaient fatigués en effet de l'obstination de Marcellus : il interceptait leurs convois; il les empêchait de s'éloigner de leur camp et de butiner dans les campagnes. Ils engagèrent vivement la bataille; et, après deux heures d’une lutte vigoureuse, l'aile droite des Romains commençant à plier, les plus courageux alliés de Rome parurent s’affaiblir. Marcel-
lus, pour remédier au mal, risqua une manœuvre qui lui a été reprochée : il donna ordre à la dix-huitième
légion, pc mière et d A la vue d ment que « pénétra foi dre gagna fuirent. C’ il rentra di taille deu::
quatre cen néraux , et légion, et enfoncer. | ses soldats «aux dieu «ce que l” « vous eût «le lui au « devant | « vainquet « vaient a « deux an discours f des soldat:
soudaine, nés; tous minents p
«donc, r « SeZ VOS
étendards
al de décounant il filés et bns de ables.
ait chaartha.
la ba- *; ilne il temin, qui ser une ombat consibal haichever es Rous laissommé ils sont modes ; en déffet de Dh VOIS ; de bunent la areuse, es plus Marcelvre qui uitième
légion, postée à la seconde ligue, de passe: . la première et d'y remplacer le corps qui semblait chanceler. A la vue du péril, elle hésita, et s’avança plus lentement que ce corps ne se retirait, en sorte que l’ennem pénétra fort avant dans les manipules. Bientôt le désordre gagna toutes les troupes proconsulaires ; elles s’enfuirent. C'était le premier revers qu’essuyait Marcellus: il rentra dans son camp, laissant sur le champ de bataille deu: mille sept-cents hommes, romains ou alliés, quatre centurions légionnaires, deux lieutenants généraux , et six étendards, savoir deux de la dix-huitième légion, et quatre du corps qui s'était le premier laissé enfoncer. Dès le jour suivant, le proconsul convoqua ses soldats, et leur adressa d’amers reproches : « C’est «aux dieux, leur disait-il, qu’il faut rendre grâces de « ce que l'ennemi w’a pas su profiter de sa victoire. S'il «vous eût poursuivis, s’il eût assiégé votre camp, vous «le lui auriez abandonné aussi vite que vous avez fui « devant lui. Non, je ne reconnais plus ces Romains «vainqueurs d’Annibal, ces guerriers qui le poursui- « vaient avec tant d’ardeur, ces braves qui pendant « deux années m’avaient inspiré tant d'estime. » Ce discours fut interrompu par les soupirs et les sanglots des soldats : tous demandaient pardon de cette déroute soudaine, à laquelle une légion timide les avait entrainés; tous protestaient qu'ils affronteraient les plus imminents périls, et reviendraient victorieux. « À demain « donc, reprit Marcellus; je saurai si vous accomplis- «sez vos promesses, et si vous méritez le pardon que « vous demandez. » 1l ne fit donner que de l'orge au lieu de froment aux manipules qui avaient perdu leurs étendards, dégrada les centurions, leur ôta l'épée et le
baudrier, et ordonna aux cavaliers et aux fantassins de se rendre sous les armes autour de sa tente dès le point du jour. À peine l'aurore commençait-elle à se montrer, qu’ils étaient prêts à marcher au combat. Le proconsul annonça qu’il placerait à la première ligne les manipules qui avaient à recouvrer leur honneur ; selon Plutarque, ils demandèrent eux-mêmes que le moyen d’effacer tant de honte leur fût accordé. « Faites, « leur dit-il, que Rome apprenne votre victoire aussi- « tôt que votre fuite. » L'armée, après avoir pris de la nourriture, sortit du camp et se rangea en bataille. Marcellus se posta au cenire, pour régler les mouvements de la dix-huitième légion. La vingtième forma l'aile gauche, sous les ordres des lieutenants Cornélius Lentulus et Claudius Néron. « Quel homme que ce « Marcellus! s'écria Annibal, vainqueur, il poursuit ; « vaincu, il insulte : il est temps de lui inspirer l’effroi « qui convient à sa f iblesse. »
Le Carthaginoïis disposa ses troupes dans la plaine, en plaçant les Espagnols à leur tête. Le signal est donné; le choc commence, et, durant quelques heures, les succès se contrebalancent; les éléphants, poussés alors contre les Romains, jettent de la confusion dans quelques manipules, écrasent des soldats sous leurs pieds et pénètrent dans les files. Soudain, un tribun légionnaire, nommé Deécimius Flavus chez Tite-Live, Flavius chez Plutarque, saisit l'enseigne du premier manipule des hastats, ordonne à cette compagnie de le suivre, la conduit à l'endroit où les éléphants causent le plus de tumulte, et fait lancer sur eux une grêle de traits. Selon Plutarque, le tribun attaqua lui-même le premier éléphant qu'il rencontra, et lui porta un
coup violent blessés se to qui les suiv.
leur firent i Ceux-ci, pre bataillons ca Marcellus e:
més : elle ac sagna le can Au pied des rent morts, fuyards, don Pour Annib, d'un général poser sa per batailles, sat dit huit mill et ressentit, de voir arrix qui suivit c le Bruttium, les lieux voi trois mille
si considéral besoin de pl conduisit à
dant les ch:
Le cons Carthaginoi les Lucanier uisons qu’ À quêtes sans
tassins dès le le à se at. Le 8 ligne ur ; Seque le Faites, | aussiis de la ataille, nouve- : forma rnélius que ce ursuit ;
l’effroi
plaine, nal est heures, poussés >pn dans 1s leurs tribun e-Live, premier gnie de its caune grêle i-même orta Un
coup violent avec le bois de l'enseigne. Ces animaux blessés se tournèrent contre les troupes carthaginoises qui les suivaient, les culbutèrent, les terrassèrent, et leur firent infiniment plus de mal qu'aux Romains. Ceux-ci, profitant de ce désordre, entrèrent dans les bataillons carthaginois, y portèrent l’effroi et la mort. Marcellus envoya sa cavalerie contre ces corps entamés : elle acheva leur déroute. L'armée d’Annibal regagna le camp, débandée et poursuivie de fort près, Au pied des retranchements, deux éléphants tombèrent morts, et leurs cadavres fermèrent le passage aux fuyards, dont il se fit, en ce lieu , un carnage horrible, Pour Annibal, il mettait au premier rang des devoirs d'un général le soin de se conserver et de ne pas exposer sa personne : aussi l’a-t-on vu sortir de tant de batailles, sans y avoir reçu de blessures graves. Il perdit huit mille hommes dans cette journée de Canusium, et ressentit, plus impatiemment que jamais, le besoin de voir arriver son frère Asdrubal en Italie. Dès la nuit qui suivit cette défaite, il décampa, et se retira dans le Bruttium, d’où il envoyait des détachements ravager ls lieux voisins. De son côté, Marcellus avait perdu trois mille guerriers; et le nombre des blessés était si considérable dans le reste de son armée, qu’elle eut besoin de plusieurs jours de repos, après lesquels il la conduisit à Sinuessa en Campanie, et l’y retint pendant les chaleurs de l'été.
Le consul Fulvius enlevait des places fortes aux Carthaginois; il détachait de leur parti les Hirpins et les Lucaniens, qui luilivrèrent, avecleurs villes, les garuisons qu’Annibal y entretenait. Fulvius fit ces conquêtes sans verser de sang, et sans exercer d’autres ri-
gueurs que les réprimandes qu'il adressait à quelques chefs, auteurs de l’ancienne défection de ces provinces, L'entrée du Bruttium lui fut ouverte par la reddition de Volcéi, ville située au midi de Consentia, et vers l’endroit où est aujourd’hui Clocento, près des sources du Sa vuto, jadis l’Ocinarus, à l'extrémité des deux Calabres. Les Bruttiens députèrent au consul deux de leurs concitoyens, Vibius et son frère Pactius, chargés de lui demander la paix aux conditions que les Lucaniens avaient obtenues : il la leur promit. Ces succès de Ful. vius et de Marcellus favorisaient l’entreprise plus importante de Fabius Maximus. Ce consul devait reprendre Tarente : il commença par s'emparer de Mandurie, ville comprise alors dans le pays des Salentins, et maintenant dans le territoire d'Otrante, Quelques-uns la font correspondre à la ville actuelle de Manduh; d'autres à Casal-Nuovo, près du lac Andoria; et cette seconde opinion peut se fonder sur une ligne de Pline l'ancien : Zn Sulentino, juxta oppidum Manduriam, lacus. Après avoir pris à Mandurie quatre mille hommes, Fabius se porta sur Tarente. Vous savez, Messieurs, que les Romains en occupaient la citadelle: il s'agissait de forcer la ville défendue par une garnison nombreuse qu'Annibal avait composée en partie de ses plus vieux soldats et en partie de Bruttiens, sous les or. dres de Carthalon, l’un de ses plus braves officiers. Le corps d'armée d’Annibal n'étant pas très-loin de place, il importait de la prendre avant qu’elle pü êtresecourue. Fabius sedisposait donc à l’attaquer du côte du port et avec l’aide de Livius,qui commandait toujours dans la citadelle. On dressa les machines sur les galè-
res romaines, et l’on employa au siége tout ce qui exis
tait sur la c ques appart lkvaient des la hauteur d reur conter devaient lan res servaient échelles, Or lhaginoise, « position du guerre aux ] Bruttinum Îles surtout Caul par le corps | luges, que l'approche d sur une bau Plutarque, na, dit que donner de l’« sinquiéter « raient couri quelques jo la disette les jours avaien qu'il ne lui cours de Ta
« Pourquoi Cmoyen pe
quelques ovinces, dition de ers l’ensources eux Calude leurs iargés de ucaniens s de Ful.
plus imt reprenandurie, ntins, et Iques-uns Mandula; ; et cette » de Pline ndurium, atre mille US Savez, citadelle:
e garnison rtie de ses ous les or.
fficiers. Le loin de la qu’elle püt
uer du côte it toujours ir les galè-
ce qui exis-
tit sur la côte de bâtiments de transport et de barques appartenant à la république. Sur les galères s'ékvaient des tours à plusieurs étages qui surpassaient h hauteur des remparts. Les vaisseaux d’un ordre inférieur contenaient des balistes et des catapultes, qui devaient lancer d'énormes pierres. Les plus petits navires servaient à transporter ces pierres, les traits et les échelles, On n'avait rien à redouter de la flotte carlhaginoise, occupée devant Corcyre, et mise à la disposition du roi de Macédoine, Philippe, qui faisait la guerre aux Étoliens. Annibal avait à défendre dans le Bruttinum les places qu'il n'avait pas encore perdues, et surtout Caulonia, menacée, comme nous l’avons dit, par le corps de brigands siciliens et de Bruttiens transluges, que dirigeait le gouverneur de Rhégium. A l'approche d’Annibal, cette troupe s'était retranchée sur une hauteur, et s'y maintenait avec opiniâtreté. Plutarque, en racontant cette expédition contre Caulona, dit que Fabius lavait prescrite tout exprès pour donner de l'occupation au général carthaginois, et saus ‘inquiéter d’ailleurs des périls que ces bandits pouraient courir. Il ajoute qu’Annibal investit pendant quelques jours la colline qu’ils défendaient, et que h disette les força de se rendre à composition. Tou- Jours avaient-ils retenu assez longtemps Aunibal, pour qu'il ne lui fût plus possible d'arriver assez tôt au secœurs de Tarente.
Un jeune Tarentin vint, dit-on, trouver Fabius, dans l’armée duquel il servait, et lui dit : « Seigneur, «les Carthaginois out surpris larente par artifice. « Pourquoi serait-il indigne des Romains d’user d’un emoyen pareil pour rentrer dans cette place? J'y ai