‹ Cours d'études historiques [microforme] (volume 2)Chapitre 40 sur 59 · CE · texte numérisé non relu

CE

| NT DIX-HUITIÈME LE valerie arrivèrent a ‘ S 451 Mid Ant u Camp romain, conduits par le :

D ? , ee a. Annibal s’effraya de ce concours d'en ur roi #0 … nemis ; Fe ne à lui manquer : il comprit mis:

mps de ne + * . r ui Re négocier. Un convoi db es : impatience D Ne oiqueseorté pi : + venait d’être intercepté légionnaire Mi plus de huit mille soldats : le tril | », ° r e Re e Minucius Thermus en avait massacré tdi aille; ilen conduisait pres , ROPÉMUAIS . : presque un égal à prisonniers de guerre au camp d it vivres destinés à celui du géné : du He avec les ’ éral carthaginoi | détresse extrê ginois. Dans c as ttrême, Annibal ne rougit point d'in ette es se vo Fu sion de Masinissa, prince africain, é Le n . . 2 D] rthage, ancien allié d té + élevé à refusa point ; e cette cité. Le roi numid S . + : e grâce pour | sa médiation; il sempressa de demat * r ‘2: man ie ce e peuple carthaginois; et, par égard comma : . L r our sentir à une De si haute, le proconsul du s Ë :

eu nouvelle, dont les conditions « | A , ne L sie Se ans la restitution des vaisseaux, d :

U , CE es e a à butin saisis sur la flotte Re t 7 eme : “ payement de mille talents, pour ré , ans contravention aux traités pré 4 réparation de la receaet :

ces clauses, heureux d’ob Rs et de se déli d k obtenir une suspension d'ar 2 ivrer de la fan CES ‘ ‘mes iine qui affligeai :

Le sên | qui affligeait at de : son arm na Carthage accédait fort volontiers à ce ke F ° m | FE S prone | . le peuple de cette ville y résista 1 . es grands ‘de cl + Il acde chercher dans la pai alliance a 13 a: pix ot 0 vec ans un dre leur ue CU les moyens d'affermir et d’éte | : yrannie. [l menaçait particuli cu , it particuliè bal , qu Hannon et ses se P ièrement Asdruun traître qui avai ses partisans représentaient con drubal s De avait trafiqué de la liberté publiqu Fa ere uol: D: e. .

RER gia près du tombeau de ses Fe :

a ses iour | ss pêres, © jours par le poison. Les séditieux ie | :

x le cher-

chèrent, et ne trouv’rent que son cadavre, sur lequel s’exerça leur rage : ils lui coupèrent la tête, et la portèrent au bout d’une lance dans toutes les rues de Carthage. Ainsi mourut le père de Sophonisbe, brave et habile capitaine, mais à qui sa malheureuse destinée avait opposé partout, en Espagne, en Afrique , le plus redoutable adversaire. Échappé aux armes de Scipion, il périt victime des préventions et de la fureur de ses concitoyens.

Il n’y eut donc pas de trêve : Annibal reçut l’ordre de continuer la guerre, et de livrer sans délai une bataille décisive. Scipion recommença les hostilités par la prise d’une ville importante qu’Appien nomme Parthus, et dont la position dans l’intérieur des terres n’est pas connue d’une manière précise. IL remporta ensuite une victoire éclatante, dont Appien ne parle pas, mais dont Tite-Live fait mention d’après Valérius Antias. Douze mille Carthaginois y avaient perdu la vie, dix-sept cents autres l'avaient rachetée en se livrant à la discréticr 4" vainqueur; et Annibal, découragé pat ce dernier coup, avait de nouveau envoyé des négociateurs ou plutôt des suppliants au proconsul. Ils étaient au nombre de onze, y compris leur chef. Tous se présentèrent à la vue du camp romain, et furent introduits dans la tente de Scipion : de part et d’autre on convint du lieu et du jour d’une conférence entre les deux généraux, Pour la rendre plus facile, les deux camps se rapprochèrent. L'armée romaine s’avança jusqu’à Naragara, et s’y fortifia. Entre les anciens géographes, quelques-uns, comme Ptolémée et Antonin, écrivent Neraggara, plusieurs autres Narangara. C'était un lieu situé sur les confins de la Numidie , entre les

ur lequel et la pores de Car- , brave et e destinée ue ; le plus de Scipion, reur de ses

reçut l'ordre élai une bajostilités par nomme Parr des terres {l remporta ien ne parle près Valérius ient perdu ET Letée en se linibal, décou- Lau envoyé des roconsul. Ils eur chef. Tous ain, et furent part et d'autre pnférence entre facile, les deux ne s’avança jus anciens géogr'a- & Antonin, éeriangara. C'était midie , entre les

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fleuves Bagradas et Ampsagas, à quatre-vingt-dix milles de Carthage. Annibal vint camper à quatre milles de là, sur une hauteur dont il fallait s'éloigner un peu pour trouver de l’eau. Une plaine tout à fait découverte, et qui ne pouvait recéler aucune embûche, séparait les deux armées, et l’on y désigna le lieu de l’entrevue. Appien place ici l’aventure des espions carthaginoiïs renvoyés par le proconsul ; aventure qu’avec Polybe et Tite-Live nous venons de placer, beaucoup plus convenablement , ce me semble, avant la mort d’Asdrubal. Maintenant Annibal désirait sincèrement la paix, et w'usait plus d’artifices propres à prolonger la guerre.

Les deux généraux vinrent au rendez-vous, chacun avec une escorte égale de cavalerie. Ils s’en séparèrent lorsqu'ils furent à peu de distance l’un de l’autre; et chacun d’eux n'étant plus accompagné que d'un interprète, ils conférèrent tête à tête. Jamais encore ils ne s'étaient vus : ils passèrent quelques instants à se contempler mutuellement en silence. Annibal prit le premier la parole; et voici, Messieurs, la substance du long disconrs que lui prêtent Polybe et Tite-Live : « Si, « après tant de victoires, le destin devait me con- « traindre à demander la paix, je le remercie de ce « qu'il m'adresse à Scipion plutôt qu'à tout autre. Je « suisentré jadis en campagne en même temps que votre « père, alors consul ; il est le premier général romain « avec qui je me suis mesuré. La fortune veut aujour- « d’hui que je me présente désarmé devant son fils. « Pourquoi faut-il que les dieux n’aient pas inspiré à « vos pères el aux miens assez de modération pour « se contenter les uns de l'Italie et les autres de l’Afrique? La Sicile et la Sardaigne valaient-elles les

« sacrifices que nous leur avons faits de tant de flot- « tes, d’armées et de capitaines? et devions-nous, pour « de telles conquêtes, mettre nos cités elles-mêmes en « péril? Ro les bataill fricains à péril? Rome a vu les bataillons africains à ses por- « tes, et maintenant Cartiage entend, de ses remparts, « les cris menaçants de vos guerriers. Nous traitons « enfin , et nous avons droit d’espérer de n’êt s dé in, pérer de n’être pas de- « savoués par nos républiques. Mais, tandis que tout « concourt à me conseiller la paix, mon âge, mes pre- « miers succès et mes derniers revers, je crains bien « que votre jeunesse et votre bonheur, constant jus- « qu'à ce jour, ne vous inspirent d'autres sentiments. L 9, + > ER « A « Ce que j'étais à Trasimène, à Cannes, vous l'êtes . , . ! à « aujourd'hui. Vous avez vengé la mort de votre père « et de votre oncle, chassé de l'Espagne quatre armées « carthaginoises, obtenu le consulat avant l’âge fixé « par vos lois, porté vos armes en Afrique, et obligé « Annibal de sortir de lPItahie. Nos camps incendiés, « nos villes envahies, Syphax dans les fers, tant de « succès vous en présagent d’autres; et la guerre ne doit « vous sembler qu'une carrière de victoires. Hélas! « les faveurs du sort m'ont autrefois séduit moi-même; « et, au milieu de tant d’autres exemples , je puis vous « citer le mien. Vous m'avez vu campé aux bords de « V'Anio, et prêt à escalader vos murailles : vous me . t s / [4 \ « voyez, privé de mes deux frères, et réduit à vous « supplier d’épargner à ma patrie les malheurs dont « j’ai menacé la vôtre. Croyez-moi, la meilleure paix « est celle qu'on donne; et ceile dont on jouit vaut tou- « jours mieux que la victoire qu'on espère, Ne hasar- « dez pas en une heure les prospérités de plusieurs « années. Vous êtes en des lieux où Régulus a suc-

t de flotous, pour mêmes en à ses porremparts, us traitcns tre pas déis que tout es mnes pre crains bien onstant jus- . sentiments.

7 vous l'êtes :

le votre père quatre armées ant l’âge fixe que, et obligé aps incendiés ; fers, tant de guerre ne doit ‘foires. Hélas!

git moi-même; s, je puis vous é aux bords de illes : vous me L réduit à vous malheurs dont meilleure paix

jouit vaut tou- | spère. Ne hasartés de plusieurs

Régulus à suc

« combé pour n'avoir pas su mettre un terme à ses « succès. Je sais qu’il n'appartient point à celui qui « demande la paix d’en dicter les conditions; mais peut-être ne sommes-nous pas indignes d'indiquer « nous-mêmes les réparations qui vous sont dues : ces- « sion absolue de la Sicile, de la Sardaigne, de l’Espa- « gne, des îles intermédiaires. Songez que c’est Anni- « bal qui vous propose ce traité, Annibal, qui ne le « solliciterait pas s’il ne le croyait nécessaire, et qui désormais attachera ses intérêts et sa gloire au maintien d’une paix qui aura été son ouvrage. »

La réponse de Scipion est plus laconique et plus hautaine dans les deux historiens : « Le retour d’Anni- « bal, disait-il, a rompu la première trêve; et la seconde « n’aboutit plus qu'à céder aux Romains ce qui est de- « puis longtemps en leur pouvoir. De réparer les ou- « trages, d'offrir des satisfactions équitables et déjà « promises, il n’en est plus question. La fortune est « volage, je le savais avant de recevoir vos leçons; « mais il y a aussi du péril à laisser impunies des tra- « hisons telles que les vôtres. Quand vous offrirez tous « les dédommagements que j'ai exigés avant votre ar- « rivée, j'examinerai si je dois m’en contenter. Aujour- 1 d’hui qu’elles vous semblent trop dures, préparez- « vous à la guerre, puisque vous ne pouvez supporter « la paix. » Rentrés dans leurs camps, les deux rivaux annoncèrent que leur conférence n’avait amené aucun résultat; que le sort des armes et la volonté des dieux décide-aient qui de Rome ou de Carthage donnerait des lois à l’Afrique et à l’Italie. Dès le lendemain, Scipion conduisit ses troupes dans la plaine, et s'empara d’une colline près de Cilla, bourgade voisine des

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deux camps. "Annibal envoya trop tard un détachement pour occuper cette hauteur. Il y eut là un premier engagement où les Romains eurent l'avantage, et qui commença la bataille plus tôt que le général carthaginois ne s’y était attendu. Ses soldats, qui manquaient d'eau, comme nous l'avons remarqué, passaient la nuit à creuser des puits; fatigués de ce travail, ils avaient besoin de sommeil, au moment où Scipion les força de s’armer. Annibal établit au front de son armée plus de quatre-vingts éléphants chargés de tours. Des corps de soldats mercenaires, liguriens , gaulois , espagnols, barbares, maures, macédoniens, envoyés par Philippe, formèrent une seconde ligne. La troisièine se composa de Carthaginois et autres Africains. Des italiens d’une fidélité suspecte suivaient, à une distance de nlus d’un stade, L’infanterie était flanquée à droite par la cavalerie carthaginoise, à gauche par la numide. Aux côtés des trois lignes ordinaires de l’armée romaine, hastats, princes et triaires, paraissaient la cavalerie italienne à l'aile gauche, la numide à l’aile droite, la première commaudée par Lélius, la seconde par Masinissa, Ainsi l’exposent Polybe et Tite-Live; et c'est sans doute par erreur qu'Appien met Lélius à droite. Pour mieux se defendre des éléphants, Scipion laissa de plus larges intervalles entre les manipules : ces animaux devaient y trouver des espaces libres, et s’avancer directement jusqu’à ce qu'enveloppés de toutes parts, ils pussent être percés aux deux flancs et mis hors de combat. Appieu ajoute que le proconsul avait posté à la tête de sa première ligne des soldats armés de très-longs pieux ferrés par le bout; qu'au moment où les éléphants blessés de loin par ces armes se précipiteraient sur l'in-

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