‹ Cours d'études historiques [microforme] (volume 2)Chapitre 51 sur 59 · S. Kôphe 1805 ; de J · texte numérisé non relu

S. Kôphe 1805 ; de J

comprenant in anonyine, 1520, in-4"; aux choisis, uit que l’Anernard , dont Cambridge, ercé que sur 627; Webbe, texte, 1029, o et 1676 ; et Lestrange, 8,in-123; Th.

ol. in-12; J.

45 ou 1767; -123; George j, a vol. in-8°; ten espagnol et Barcelone,

TÉRENCE. ai 1699, : :-€°; et, comme le latin est en regard de cette version, Gasp. Scioppius la recommande à ceux qui étudient les deux langues. Il paraît que notre poëte n’a été mis en portugais que par Leonel da Costa , à Lisbonne, en 1788 et 1789, 2 partiesin-8°. 11 l'était depuis longtemps en italien, tant en prose qu’en vers : en prose par Battista da Borgo Franco, ( selon Fontanini) Venise, Alde, 1533, 1538, 1542, 1544, 1546, in-8°; par un anonyme , et l’Eunuque seulement, Venise, 1532, in-8°; par Francesco Corte da Lugano, les Adelphes seuls, Mantoue, 1554, in-8°; par Fabrini da Fighine, les six comédies, Venise, 1548, 1556, 1565, 1568 et 1575, in-4° ; par Christophe Rosario, autre version complète, Rome, 1612, in-12: en vers, par Giovanni Giustiniani, l’Andrienne et l’Eunuque, Venise, 1544, in-8° ; par Alberto Lollio, les Adelphes seulement, Mantoue, in-8°, 1554 ; par la dame Fiammetta Malespina, les six pièces, mais restées manuscrites depuis 1595; par Louise Bergalli, traduction complète, Venise, 1733, in-8°; par l'abbé Bellaviti, l’Andrienne, l'Eunuque et l'Heautontimorumenos, Bassano, in-8°, 1758 ; et par Nicolas Fortiguerra ou Forteguerri. Cette dernière version italienne est la plus célèbre: la première édition qui en a été donnée, à Urbin, en 1736, in-folio, comprend le texte et une copie exacte des anciens masques comiques, d’après le manuscrit du Vatican. Le grant Thérence en françois, tant en rime qu'en prose, est le titre d’un in-folio insprimé à Paris chez Vérard, à la fin du quinzième siècle. Du Verdier suppose que le traducteur était Octavien de Saint-Gelais, évêque d'Angoulême. Une autre version française vit le jour A en 1574cten 1584, in-16,avec le texte revu et corrigé

aa HISTOIRE ROMAINE.

par Muret. Celles qu’on attribue à Jean Bourlier ou à Jacques Bourlé sont si peu connues, que madame Dacier ne les nomme pas, quoiqu’elle fasse entendre qu’elle a essayé de les lire. Elle ne dit rien non plus de l’4ndrie ou l’Andrienne mise en rime française par Bonaventure Despériers, Lyon, 1537 ou 1555, in-8°; en prose par Charles Estienne, Paris, Corrozet, 1542, in-16; mais elle donne des éloges à l’Eunuque traduit en vers par J. Ant. de Baïf, Paris, in-8°, 1573. Saint-Albin, en 1648, donna l’Andrienne, les Adelphes et Phormion, comédies traduites en français avec le latin à côté, et rendues très-honnëtes en y changeant fort peu de chose. Martignac traduisit dans le même goût les trois autres pièces, en 1670 , in-12.On a supposé quelquefois que Saint-Albin ou Saint-Aubin était un faux nom sous le. quel Martignac avait caché le sien ; ce qui est fort possible, s’il est né en 1620, s’il avait vingt-six ou vingtsept ans en 1646 ou 1647, au moment de la publication des trois premières pièces. Toutes les six ont été mises en prose française par des littérateurs de Port- Royal, Lancelot, Nicole, le Maïstre de Sacy, Paris, 1647, in-12, première edition qui a été suivie de plusieurs autres; par l’abbé de Marolles, 1660, in-r2, à vol.; par Roger Sibour, Strasbourg, in-12, 1687. Madame Dacier fit paraître la sienne en 1688, 3 vol. in-12 ; entre les éditions suivantes, on préfère celle d’Amsterdam, 1917, 3 vol. petit in-8°, avec les figures de Beruard Picart, À tout prendre, c’est un travail qui se recommande par le savoir et par l'exactitude, malgré la sévère censure qu’en a faite J. le Clerc, dans le tome premier de son #rs critica. Madame Dacier ne s’est permis aucune omission , et a traité de vains scrupules

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TÉRENCE. 523 les réticences de Saint-Aubin et de Martignac : cette version est d’ailleurs l’ouvrage qu’elle a écrit avec le plus de soin ; et cependant celle de Port-Royal pourrait sembler, en beaucoup d’endroits, plus élégante. Nous croyons qu’il n’a paru qu'un premier volume de celle de Ch. Heunebert, Londres, 1726, in-8°, contenant trois comédies. Le Monnier a traduit les six, Paris, 1771, 3 vol. in-8°, avec figures : une très-bonne édition du texte et des notes judicieuses et spirituelles accompacnent cette excellente traduction, qui a été réimprimée, en 1820, dans le théâtre latin de MM. Duval, et dans laquelle on regrette pourtant de rencontrer quelques expressions triviales (1); car c’est une sorte d’infidélité que de ne pas conserver partout à Térence son urbanité, sa grâce, et, comme l’a dit Voltaire (Disc. à l’Acad. franc. ), sa pureté toujours élégante. En rigueur, il eût fallu le traduire en vers français; mais c'était un travail si difficile, que l'essai qu’en a fait, en 1806, H. G. Duchesne (2 vol. in-8°) n’a obtenu aucun succès.

Quel que soit le nombre des éditions, versions, notes et notices que nous avons indiquées, nous n'avons pu y comprendre une multitude d'extraits, de manuels, d’opuscules grammaticaux relatifs à l’auteur classique qui vient de nous occuper ; tels que les Phraséologies térentiennes de Paul Tossan , de Frid. Habersach , de Barthold Feind, etc.; divers écrits, où sont exposés les avantages à retirer de la lecture des comédies de Térence : par exemple, un livre de Briegleb sur ies mœurs du poëte et sur la philosophie de ses ouvrages ( Cobourg,

(1) On a essayé de faire disparaître Æssai sur la comédie latine et en particelte imperfection dans une édition culier sur Térence, par M. Auger, Paris, rente de la traduction de Térence Janet et Cotelle, 16.5, 6 vol, in-18. par le Mounier; elle est précédée d’un

5a4 HISTOIRE ROMAIN.

1769, in-8°); desobservations particulières sur plusieurs de ses vers, comme celles qui se trouvent dans les œuvres de Bembc et de Castelvetro, et celles qu'ont publiées en latin Gambarella , à Bergame en 1597; Weitz, en 1610 à Leipzig; en anglais, Édm. Burton, à Cambridge, en 1763, in-8°; enfin des dissertations sur la vie et les écrits de Térence, dont l’une des plus connues est celle qu’a rédigée Gaspard Sagittarius, Altenbourg, in-8°, 1671. A vrai dire, on n’a guère besoin de recou. rir à tant de livres; on peut se contenter des documents historiques, et des remarques grammaticales, philolo. giques et critiques qui se rencontrent soit dans les meilleures éditions, par exemple dans celle de Westerhovius et des Deux-Ponts, soit à côté des traductions francaises de madame Dacier et de le Monnier. Térence instruit et intéresse bien assez par lui-même; et l’étude immédiate de ses ouvrages ne pourrait perdre ses charmes

qu'aux époques où des théories fantastiques et de pernicieux exemples menaceraient la saine littérature d’une prochaine décadence.

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