ERP TEMPS EN RER
pénétrant dans sa retraite, l’y trouva traçant en pleine}
paix des lignes droites et des lignes courbes, et lui mit l'épée sous la gorge. « Un moment, dit Archimède;f
« attendez que j'aie achevé ma démonstration : J'aurai k « bientôt fait, et vous m'égorgerez ensuite, si tel est | « votre bon plaisir. » Ce sang-froid, à la vue d’un péril extrême , étonna l'assassin, qui força le géomètre d'in.}
terrompre son ouvrage et de le suivre chez le proconsul.} I fallut obéir : Archunède prit sous son bras une cassette contenant des sphères, des horloges solaires, d’autres instruments de son invention, dont il voulait faire présent à Marcellus. Le pillard, s’imaginant que h£ cassette renfermait de l'or et de l'argent, ne résista point aux attraits de cette proie, et ne vit rien de mieux à
faire, pour s’en assurer la possession, que de tuer le
ps
propriétaire. Toutes ces narrations offrent un fonds
commun; mais les variantes et les invraisemblances de
la plupart des détails autorisent à craindre que ce ne
soit là qu’un conte inventé pour attribuer au premier] mathématicien de lantiquité une fin analogue aux travaux de toute sa vie. Ce qui est trop certain, c’est
qu'il périt sous les coups de l’un des brigands de cette journée. On dit que Marcellus le pleura, et combla ses parents de bienfaits ou d’honneurs. Mais il me semble
que le proconsul aurait pu et dû s’épargner tant def
réparations et tant de regrets, en prenant d'avance, pourk la conservation des jours d’Archimède, des mesures ef ficaces, semblables à celles qui sauvèrent les trésors du palais des rois. Il fallait, au moment même de l’entréek dans PAchradine et dans l’île d'Ortygie, envoyer à la de-
meure du géomètre, comme à ce palais, une garde
Doattentifs, je
AE un passage Let nous lûn
forte et fidèle, qui la préservat de toute atteinte. Archr8
mède mou de l’autom:
de Cicéron à rante-sept raCUSains € génie dont Cicéron, au le Tyran, et « mède, que « l'ayant dé « pendant q Lc sité de re « connaissai « dait qu'il « cherchai a « la fin je le «parvins à « «que je save « disaient q «un cylindre k des portes « tombeaux,
levait par-d « Je dis aussit ( compagnaid «ment d'Arc « des ouvrier
tion; elle n avait effacé
pleine 3 lui mitk imède; f j'aurat tel est} in péril re d'in!
consul. À une Cas es, d’au-
ait faire | que la à sta point
mède mourait âgé de soixante-quinze ans, vers la fin de l'automne 212 avant J. CG. De là jusqu’à la questure de Cicéron en Sicile, il ne s’est écoulé que cent quarante-sept ans; et, en moins d’un siècle et demi, les Syracusains avaient perdu le souvenir de l’homme de génie dont le nom devait le plus illustrer leur cité. Cicéron, au livre V de ses Zusculanes, l'oppose à Denys le Tyran, et s'exprime en ces termes : « Je parle d’Archi- « mède, que je veux tirer encore uñe fois de la poussière, « l'ayant déjà en quelque sorte ressuscité jadis. Car, « pendant que j'étais questeur en Sicile, j'eus la curio-
L« sité de rechercher son tombeau à Syracuse. On n’y l« connaissait plus du tout ce monument; on préten-
« dait qu'il n’en subsistait aucun vestige : mais je le « cherchai avec tant de soin et de persévérance, qu’à « la fin je le déterrai sous des ronces et des épines. Je « parvins à cette découverte à l’aide de quelques vers « que je savais avoir été gravés sur sa tombe, et qui « disaient qu’on avait placé au-dessus une sphère et «un cylindre. M'étant donc transporté hors de l’une
k des portes de Syracuse, dans un champ couvert de
« tombeaux, et portant sur tous les points des regards
Mc attentifs, je découvris, sur une petite colonne qui s’é-
r à la deine garde
te. Archi
levait par-dessus les buissons , le cylindre et la sphère. « Je dis aussitôt, aux principaux Syracusains qui m’ac- « compagnaient, que c'était sans aucun doute le i1onu- «ment d'Archimède. En effet, dès qu’on eut fait venir « des ouvriers pour abattre les buissons et nous ouvrir
D un passage, nous nous approchâmes de la colonne,
Let nous lûmes sur sa base ce qui restait de linscrip-
% tion; elle n’était plus qu'à demi lisible; le temps en
avait effacé une partie. C'est ainsi qu'une des illustres
celui qui | la permis: femme, a
« cités grecques ignorerait encore où est le tombeau! « du plus habile de ses citoyens, si un homme de « petite ville d'Arpinum » ( vous savez, Messieurs, quel
c'était la patrie de Cicéron ) « n'était venu le lui ap. comme po « prendre. » réfugièren
La sagesse, la modération, l'humanité de Marcellus HE Marcellus, inspiraient aux Grecs une meilleure idée du caractère d'Engyum moral des Romains. Jusqu’alors les Grecs s'étaient cru contre les fort supérieurs à eux en vertus civiles. Ils trouvaient que le pre
court à Ft habitants. | ses compat ses plus cr plore ie pl dont il bais en versant «
dans les guerriers de Rome, une austérité presque} rustique. Marcellus dissipa ces préjugés par ces actes de clémence. Maître de Syracuse, il eut à prononcer peu “près, sur le sort d’une ville sicilienne appelée Engyum ou Enguium, aujourd'hui Gangi, et au trefois très-considérable, à ce que dit Cicéron dans troisième ’errine. C'était une colonie crétoise : les ha bitants tenaient de leurs fondateurs une superstitioil qu’il était dangereux de contredire. Ils disaient que certaines déesses, apparemment Cybèle, Vesta, Junoik et Cérès, qualifiées mères, apparaissaient de temps «ll temps dans un temple. Un homme d'esprit, nommi Nicias , s'était permis quelques plaisanteries sur ces api paritions ; et, ce que lui pardonnaient encore moins sk concitoyens dévoués à Carthage, il inclinait pour | parti des Romains. De zélés personnages songeaient il le faire condamner à mort, comme un impie. Il eu avis de ce projet; et, pour en prévenir l'effet, il us d’un expédient assez étrange : il contrefit l’insensé. Un jour qu'il haranguait le peuple, il se laissa tomber} fit des contorsions hideuses , poussa des cris percants déchira ses habits. On le crut agité par les Furies ; ok supposa que les déesses mères se vengeaient ainsi (à
drir; lui co non; il par le moindre gesses et dl terres , ce q tion, et par par la com qui nous fai «le philosop pénible de 1 à côté des d de si peu vi mieux attest
rait contrib
à leur mont que prendr AIX,
im beau | e de hh rs, quel lui ap
à dans si > : les ha:
>erstitioi
celui qui les avait outragées. Ce délire simulé lui valut la permission ou même l’ordre de sortir de la ville, Sa femme, avec laquelle il s'était concerté, le suivit, comme pour courir après lui à travers champs. Ils se réfugièrent tous deux avec leurs enfants auprés de Marcellus, qui les prit sous sa protection. Les gens d'Engyum, se voyant joués, redoublèrent de fureur contre les Romains, et se livrèrent à des emportements que le proconsul ne voulut pas laisser impunis. Il court à Engyum , il entre dans la ville, il menace les habitants. Mais Nicias survient, Nicias intercède pour ses compatriotes, qui l'ont voulu proscrire lui-même; ses plus cruels ennemis sont ceux pour lesquels il implore ie plus ardemment la clémence du vainqueur, dont il baise les mains, dont il embrasse les genoux, en versant de grosse” : ‘nes. Marcellus se laisse attendrir; lui convient-i: : | ie plus rancuneux que Nicias? non; il pardonne; il ne permet pas que la ville éprouve le moindre dommage; mais il comble Nicias de larvesses et d’honneurs. On dit même qu’il lui donna des terres , ce qui supposerait pourtant quelque expropriation, et par conséquent quelque dommage supporté ou par la commune ou par les particuliers. C’est Plutarque qui nous fait tout ce récit,en ajoutant que « Posidonius «le philosophe l’escript ainsi dans son histoire. » Il est pénible de révoquer en doute un conte si moral; mais à côté des détails fort édifiants qu'il présente il en est de si peu vraisemblables, qu'ils auraient besoin d’être mieux attestés. Ce trait, en le prenant pour réel, aurait contribué à populariser Marcellus chez les Siciliens, à leur montrer qu’il savait gagner les cœurs aussi bien que prendre les villes.
AIX
en ne PE
PRET Pr
bo HISTOIRE ROMAINE.
11 ne terinina ses expéditions +1 Sicile que dans le cours des trois premiers mois de lan 215. Presque toutes les cités de cette île lui envoyèrent des députa-
tre mille leurs des
js tions, et furent traitées par lui selo: leurs divers mé- Ées rites. Ceux qui, avant la prise de Syracuse, n'avaient | D postes as pas aba: lonné Rome, ou s'étaient empressés de rentrer 1 l'épouvar dans son alliance, obtinrent l'accueil honorable qu'on régulière devait à leur fidélité. Ceux que la crainte seule avait ohis. A
$ û 1 Se € î F ns} y ,
forcés de se rendre subirent la loi du vainqueur et le d'ére sd sort des vaincus, ul victU «a Le leges acceperunt. : paient de Tite-Live emploie ces expressions un peu vagues,etne À Minoa. M
les explique par aucun détail. Cependant il restait aux 1 one Romains des ennemis à désarmer dans les environs éécodon d'Agrigente. Là commandaient, pour les Carthaginois, de n’engag Hannon, Épicyde, et un troisième chef qu’Annibal d'injoncti
avait envoyé en remplacement d’Hippocrate. Ce troi- à qui la gl sième officier était un Libyphénicien, c'est-à-dire d'une D Un Matin: race mixte libyeune et punique, mirtum punicum afris genus , dit ailleurs Tite-Live. Il s'appelait Mutinès, capitaine actif, habile, digne élève d’Annibal. Épicyde et Hannon lui cédèrent le commandement des Numides auxiliaires, avec lesquels il ravagea les possessions des Romains, contint les alliés de Carthage, et les secourut fort à propos. Mutinès remplissait du bruit de sa renommée ja Sicile entière; il relevait le courage presque abattu et les espérances du parti carthaginois. Les deux lieutenants, l’un Syracusain et l’autre Africain,
la loi, à lu le sénat et l’entraîner taille : att neur de la
à des murs d née de Can ennemis q Il ordonne
| ; > D mettre en
qui se tenaient renfermés dans Agrigente, enhardis dei accoûr
par les conseils et plus encore par les : ceès de Muti- thaginois ; ?
nès, osèrent sortir des remparts et camper sur les bords du fleuve Himéra. Informé de leur marche, le proconsul se mit aussitôt en campagne, et prit position à qua-
& prendront a Hinés du mà à Héraclée; q
ans le resque éputars méivaient rentrer > qu’on e avait ir et le Del'unt.
s, et ne ait aux nvirons aginois, Annibal Ce troire d’une m afris utinès, épicyde s Numisessions t les sebruit de courage aginois.
Africain, enhardis e Muties bords
procc D-
n à qua-
tre milles des ennemis, afin d’être à portée d'observer leurs desseins et leurs mouvements. Mutinès, pour ne pas lui laisser le temps de la réflexion, ni le moyen de retarder l'engagement, passa le fleuve, chargea les postes avancés, et porta dans les rangs le trouble et l'épouvante. Dès le lendemain, il livra une bataille régulière, et refoula les Romains dans leurs retranchements. Au moment de ces succès, il reçut la nouvelle d'une sédition de Numides; trois cents d’entre eux . aient de quitter le camp, et de se retirer à Héraclée Minoa. Mutinès part; il va calmer les esprits, il veut ramener les mutins sous leurs étendards. En partant,
ilrecommande à ses deux collègues, Épicyde et Hannon
de n’engager aucune action en son absence. Cette Éspite d’injonction les offensa l’un et l’autre, surtout Handone à qui la gloire de Mutinès donnait déjà de l'ombrage.
Un Mutinès, un Africain amphibie, viendrait lui faire
la loi, à lui Hannon, général carthaginois , envoyé par le sénat et par le peuple ? Épicyde hésitait : Hannon sut l'entraîner à traverser le fleuve et à présenter la ba
taille : attendre Mutinès, ce serait lui ménager l’honneur de la victoire. Marcellus, qui jadis avait repoussé
des murs de Nole Annibal tout fier encore de la jour-
LA née de Cannes, ne se sentait pas disposé à céder à des e. LL , . .
ennemis qu'il venait de vaincre par mer et par terre Il ordonne à ses soldats de s’armer à la hâte, de se
mettre en marche, de se ranger en bataille, Dix Numi-
des a s lui; i i ; . vers lui; ils sont sortis des rangs car- 1a£inois ; Ï
g ; 118 annoncent que leurs compatriotes ne prendront aucune part au combat, qu’ils sont tous ani-
qrés du même esprit que les trois cents déjà retirés à : Héraclée; que de plus ils s’indignent de la basse jalou-
sie des deux chefs, qui veulent en finir avant le retour du troisième. Les Numides sont des perfides, mais cette fois ils tinrent parole : ils restèrent immobiles sur les ailes. Quand ils virent l'armée carthaginoise en déroute, ils l’accompagnèrent dans sa fuite jusqu’au point où elle prit brusquement la route d’Agrigente. Alors ils se débandèrent, et cherchèrent des asiles dans les places voisines. Le bruit de cette défection de la cavalerie numide avait couru de rang en rang dans l’armée romaine : Marcellus n'eut besoin d'aucun autre moyen d’enflammer le courage de ses guerriers. Leur premier choc frappa l'ennemi d'épouvante, et décida la
victoire : les Carthaginois perdirent plusieurs milliers BR
d'hommes et huit éléphants.
Tel fut le dernier exploit de Marcellus en Sicile.
Après avoir réglé les affaires de cette île avec une intégrité digne de la majesté du peuple romain, il fit
transporter à Rome, pour l’ornement de cette ville, les |
statues et les tableaux qui remplissaient Syracuse. C’é-
taient, si l’on veut, des dépouilles acquises par le droit À de la guerre; mais, ajoute Tite-Live, c’est aussi l’origine et d'une funeste admiration pour les arts grecs, Ë
et de cette cupidité plus honteuse qui depuis porta les Romains à dépouiller indistinctement les édifices sacrés
et profanes , au risque des plus déplorables représailles. B De taut de chefs-d’œuvre jadis admirés par les étrangersk dans les temples que Marcellus avait dédiés et si super. bement décorés près de la porte Capène, à peine el subsiste-t-il maintenant quelques débris. Vous voyez, Messieurs, que Tite-Live n’approuve point la transla-B tion de ces modèles des beaux-arts. Avant d'adopter une opinion sur cet article, il est à propos d'entendreh
« Bœoce, | « nophon :
« guerre :
« peller la « ainsi qué aux premié où Syracn de Mars 1 vos Àpeoç.
la conduite emporter | poursuit « prenoien
ce qu’en
« tant r v avoien « tourna « tie des « autres « tention « parer e « ne Cogi « ouvrag « tillesse «estoit I « pleine « « pouilles « phées e « gaignés :
« tacles pl « propres « tost, coi
tout mais > sur n dépoint Alors ns les | Ca vas l’ar- autre . Leur Scida la milliers
Sicile.
une inn, il fit ville, les ‘
d'adopter
transla-B
‘entendreh
CENT SIXIÈME LÉSON.
ce qu’en dit Plutarque. « Au demourant, Marcellus es-
[Ka
tant rappelé par les Romains pour la guerre qu'ils avoient dedans leur païs et à leurs portes, s’en retourna, rapportant quant et luy la plus grande partie des plus beaux tableaux, peintures, statues et autres telz ornements qui fussent à Syracuse, en intention d’en embellir son triomphe, et puis après en parer et orner la ville de Rome, laquelle auparavant ne cognoissoit rien d’exquis ou de singulier en telz ouvrages : car ceste politessé et ceste grace et gentillesse d’ornements de peinture et de sculpture n’y estoit point encore entrée, ains estoit seulement pleine d'armes barbaresques, de harnois et de dépouilles toutes souillées de sang, et couronnées detrophées et de monuments des victoires et triomphes gaignés sur divers ennemis; qui n’estoient point spectacles plaisants, ains plus tost effroyables à veoir, ni propres pour spectateurs tendres et delicats, aies plus tost, comme Epaminondas appelloit la plaine de la Bœoce, l’eschaffault où Mars jouoit ses jeux ; et Xénophon appelloit la ville d'Ephese la boutique de la guerre : aussi me semble-til que l’on eust pu lors appeller la ville de Rome le temple de Mars guerroyant, ainsi que dit Pindarus. » Plutarque fait ici allusion
aux premiers vers de la seconde Pythique de Pindare, où Syracnse, et non Rome, est appelée vaste champ de Mars Meyahomdhues © Supéxoom, Palumonémou répe-
VOS Apec. Ensuite Plutarque met en opposition avec la conduite de Marcellus celle de Fabius, qui ne voulut
emporter de larente aucune de ces vaines images; et
l poursuit en ces termes : « Les gens d'honneur re-
« prenoitent Marcellus premierement pour ce qu'ilz di-
es
res es ai A PSE PS
« soient qu’en ce faisant il avoit suscité une grande « haine et envie contre la ville de Rome, en laquelle « non-seulement les hommes, mais aussi les dieux, es- « toient détenus prisonniers et menez en triumphe; « et puis pour ce qu’il avoitempli le commun populaire « de curiosité oïsifve et de babil, attendu qu’il ne fai-
« soit plus aultre chose, la plus part du jour, que s’a- |
« muser à causer et à deviser de l'excellence des ou- « vriers et de leurs arts et ouvrages, là où auparavant
« ilz n’avoient accoustumé que de labourer ou de faire
Ne , se « la guerre, sans sçavoir que c’esioit de delices ny d'oi- « sifve superfluité, comme dit Euripide en parlant « de Herculès :
Simple il estoit grossement atourné , Mais de vertus principales orné. »
Plutarque avoue néanmoins que le peuple de Rome sut gré à Marcellus d’avoir embelli la ville « des inge-
« nieuses delices et elegantes voluptés des Grecs ; » et À
que ce grand capitaine « s’en glorifioit entre les Grecs
. 3. . . ’ ° D] « mesmes, disant qu'il avoit enseigné aux Romains à |
« priser et estimer les beaux et admirables ouvrages « de la Grece, ce qu’ils ne savoient pas auparavant. »
Vous voyez, Messieurs, qu’il se présente ici une double question : Était-ce compromettre les intérêts de Rome, que d'introduire chez elle les beaux-arts? Était-ce
blesser les droits des Syracusains, que de leur enlever B
des ouvrages de sculpture et d'architecture ? Ni les dé:
clamatious de vingt sophistes, ni l’éloquence de J. J.h
Rousseau, n’ont persuadé le genre humain de l'influence
pernicieuse des arts et des lettres. On sait bien que les Pl plus nobles genres d’études et de travaux peuvent pren-E dre des directions fausses et nuisibles ; mais d’eux-inê- ES
mes, et dévelop} qu'à eml fectionne tion. Ilr qu'aux p libres d’ê ou les es.
les Syrac mal est v Elle manc munir Co!
gants, des triste sor!
fidèles, et aux Adra Carthagin cienne et n'était pi des opérat qu’elle sou n'a point risprudenc reprocher ou empêcl hommage guore sur
tion victor une expéd dédomma el
nant en P Wonument
rande
quelle x, €snphe; ulaire ne faiue s’a- | es ouravant le faire | y d'oi-
parlant
> Rome es inge-
cs; et}
ss Grecs
mains à | uvrages à avant. > k
ici une térêts de Etait-ce
- enlever À Ni les dé-h : de J.J.h
influence
n que les Ë
ent pren-
l'eux-mè- À
mes, et par leur nature, ils ne tendent évidemment qu’à développer les idées, la raison ei la puissance de l’homme; qu’à embellir la vie, qu’à garantir la liberté, qu'à perfectionner la société, qu’à établir la véritable civilisation. Il n'appartient qu'aux arts d'éclairer les peuples, qu'aux peuples éclairés d’être libres, qu'aux peuples libres d’être sages. Ce n'étaient point les chefs-d’œuvre ou les essais des talents qui avaient perverti et asservi les Syracusains : au contraire, là, comme ailleurs, le mal est venu de l’ignoranc? grossière de la multitude. Elle manquait de l'instruction qui la pouvait seule prémunir contre les manœuvres des factieux, des intrigants, des oppresseurs. Les Syracusains ont mérité leur triste sort, en proscrivant leurs concitoyens les plus
fidèles, et en se livrant à leurs plus perfides ennemis, .
aux Adranodore, aux Hippocrate, aux Épicyde, aux Carthaginois; en rompant, sans cause légitime, une ancienne et utile alliance avec Rome. Cette fois, Rome n'était point iniuste; le siége de Syracuse devenait l’une des opérations nécessaires, indispensables de la guerre qu’elle soutenait contre Carthage. Marcellus vainqueur u'a point usé de tous les pouvoirs qu’une horrible jurisprudence semblait ériger en droits : si l’on peut lui reprocher quelque négligence, s’il n’a pas su prévenir ou empêcher tous les attentats, on est forcé de rendre hommage à sa modération, même à sa générosité. J'iguore sur quels fondements on prétendrait qu'une nation victorieuse, qui vient d’être forcée d’entrepreudre une expédition dispendieuse, n’a pas le droit de s'en dédommager en exigeant des tributs, et en se maintenant en possession de quelques-uns des fruits et des monuments de ses triomphes. S'il est une proie dont
| il soit légitime de se décorer après qu’on l’a justement (L conquise, ce sont les plus brillants symboles de la puissance humaine, c’est-à-dire les chefs-d’œuvre des arts. Je ne sais pas de plus douce interprétation de l’axiome Ve victis !
Nous n’avons pu porter aujourd’hui nos regards que sur la Sicile; nous aurons à considérer dans notre prochaine séance ce qui se passait en même temps dans l'Italie continentale et en Espagne, et nous complèterons ainsi l’histoire du consulat de Flaccus et d’Appius jusqu'au 23 mars 211.
HISTOIRK ROMAINE.
Scxcitèrent u Ruouverneurs Auvec Romains. Ils
Mhroscrit leur
LLLLALE EL, 121