‹ Cours d'études historiques [microforme] (volume 2)Chapitre 8 sur 59 · NA · texte numérisé non relu

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CENT SEPTI ÈME LEÇON. 71 1 s'agissait d'en chasser une garnison romaine, commandée par Marcus Atinius, officier brave et actif, mais fort inconsidéré. Il avait enrôlé des habitants, et prétendait les employer contre les Carthaginois qui se présenteraient sous les murs. Hannon y parut à la tête d’un corps d'infanterie, tandis que Magon mettait des cavaliers en embuscade derrière des collines. Atinius ne soupçonna point ce piége. Plein de confiance dans sa garnison romaine et dans sa milice bourgeoise, il attaqua les bataillons d'Hannon. Les Thuriens , spectateurs du combat, n’y voulurent prendre aucune part : les Romains poussèrent vivement l'infanterie africaine, qui recula exprès, et perdit assez de terrain pour les attirer jusqu’au lieu où la cavalerie était embusquée. A l'instant la troupe de Magon s'élance, les Thuriens fuient, et regagnent leurs murs; les Romains, enveloppés de toutes parts, se battent en désespérés : mais il faut céder enfin; et, lorsqu'ils veulent rentrer dans

Thurium, les habitants leur en ferment les portes. Atinius y est ?. çu néanmoins : il y a des amis, parce qu’il a gouverné avec douceur. Quelques-uns même proposent de rester sous la domination romaine. Ce parti n’était plus possible; on fit sortir Atinius sur une bar-

que, en pleine sûreté, et l'on accepta une garnison carthaginoise.

Les consuls n’en fondirent pas moins sur le territoire de Capoue, résolus de le dévaster, d’affamer la ville, et de la soumettre à toutes les rigueurs d'un siége. Depuis cinq ans (Tite-Live dit trois ans, ce qui est inexact ), la défection de cette cité demeurait impunie. Sans doute une attaque aurait paru téméraire tant qu'Annibal campait au voisinage; mais il était loin.

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maintenant; Capoue et Marcellus avaient affaibli sa 4

puissance, et l'on ne devait plus craindre de se mesurer avec ses troupes en rase campagne, Toutefois les deux armées consulaires ne semblaient pas assez fortes pour soutenir tout l'effort des Carthaginois. Ou prévoyait qu'aussitôt que le siége aurait commencé, Annibal ne manquerait pas d'y accourir avec tout ce qu'il avait de forces autour de Tarente et dans le Bruttium. Il importait surtout d'empêcher qu’il ne prit Bénévent : pour y mettre obstacle, les consuls y appelèrent Semprouius Gracchus, qui faisait la guerre en Lucanie. Ce brave proconsul fit sur-le-champ les préparatifs de son départ, ne laissa dans sa province qu’un petit corps de troupes sous les ordres d’un lieutenant qu’il nomma, et prit avec lui ses volons , cette infanterie légère qu'il avait si habilement formée. Avant de se mettre en route, il ordonna des sacrifices : on dit que les aruspices ne trouvèrent dans les victimes que des présages funestes, et lui recommandèrent de se tenir en garde contre les mauvais conseils de faux amis. Je fais mention de ces contes, parce que nous ne devons pas effacer de l’histoire antique les traces que la superstition et l’imposture y ont imprimées. Deux factions, l’une pour Rome, l’autre pour Carthage, divisaient alors la Lucanie. Un nommé Flavius tenait un rang élevé dans la première; il affectait un dévouement aveugle à la eause des Romains, et personne ne soupçonnait les intelligences secrètes qu'il entretenait avec Magon. Ayant obtenu de cet officier carthaginois, dans une entrevue clandestine, la promesse de l’affranchissement absolu des Lucaniens, Flavius trama la perte du pro-

consul, et se promit d'arriver par ce moyen à la plusk

fautre espoir que d

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