‹ Cours d'études historiques [microforme]Chapitre 10 sur 115 · ERA RÉ · texte numérisé non relu

ERA RÉ

RTE es

u plus fécoi t latins, da ers siècles (a alexandrinf s par les sec ques élémenk es Égyptien contrées a5d ropagée, qu , monde (5

2 AD ER QAR DE TRE nee ER

système g sques au contraire passaient , ainsi que celles des re de la cru x Sakins, pour très-religieuses. La métaphysique eurs des pli h Celtes se composait de polythéisme, de fatalisme, Nous (Noïÿ métempsycose et de magie. | 3 de l'empX us n’enavons d'ailleurs qu’une connaissance imparleurs pas De; car les druides ne révélaient leurs dogmes et leurs ‘Bions en ES qu'à ceux qu'ils recevaient dans leur ordre; et Frée à l’IntelS jeté des doutes sur la correspondance qu'on avait hère de “blie entre les divinités celtiques et les romaines. médiate; e Moi qu'il en soit, on suppose que le Pluton des Celpar lesque , par eux nommé Tuiston, était le mauvais principe,

ivaient sol alité; car, 4 ’est dévelop 4 , Tr enétrer dan ette contre

que Taranis ou leur Jupiter était le bon. Hercule Mars se retrouvent pareillement dans leur mythobie : il y est question d’Ymérus et de l’espace, qui ont cédé la formation du monde. Cependant Strabon ir attribue des opinions semblables à celles des stot-

ciens sur l'éternité de l'univers, et sur les révolutif qu’il doit essuyer par l’eau et par le feu, catastrop destinées à changer les formes sans détruire la sul tance des corps, qui est, dans ce système , éternelle inaltérable comme celle des âmes. Les Scythes, ch lesquels on a quelquefois cherché l’origine des Cel |

tenaient de Xamolxis, d’Abaris, d’Anacharsis, de To ris, une morale sévère et des sciences occultes, le g de la magie et de la divination. Le fond ou du mo quelques traits de ces doctrines des Scythes et des

tes se retrouvent chez les Germains et chez les Scan

naves. Plusieurs dieux et déesses des Grecs reparaisse sous d’autres noms, au nord de l’Europe, où l’on cru reconnaître aussi des traces de la philosophie dl phique. Mais, d’un autre côté, l'on raconte qu’au pl

mier siècle avant l’ère vulgaire, un Scythe nommé Oil

ou Sigge Odin, qui avait pris le parti de Mithridà contre les Romains, vaincu et poursuivi par eux, s4 fuit dans la Scandinavie, y porta sa mythologie , fon

Odensée, et devint le législateur, le prophète de ce

contrée. Il a été souvent confondu avec un dieu Où bien plus antique. Là, comme en Perse, dans l’Ink en Égypte, un même nom a servi à désigner un pl sonnage divin dont on reculait l’histoire dans la ph profonde nuit des temps et le prophète ou envoÿ instituteur du culte de cette divinité. Depuis le r Sigge Odin, sont survenus les scaldes ou poëtes st tentrionaux, qui, s'emparant de toutes ces traditions où

phiques ou scythiques, y ont ajouté de plus tri

rêveries, des fictions plus sombres, que la littératu romantique compte aujourd’hui au nombre de ses d

ments. 4

nous P men de « dions a tale, v dans ut s, dere e fiction êmes s les diffé clatures ité des ner. Ils s, qui monumei s longte ports, no es de l’a philo uisait à de pensées lois, dan:

jt nous n tres poët c eux les > et Solo pphes. So res, Chi Thalès, c trine sys ceux des us, à une êler ass

LE

?s révolutité nous pouvions, Messieurs , entrer plus avant dans Catastroph,nen de ces divers systèmes philosophiques , si nous ‘uire la su dions aux doctrines de tous les peuples de l’Asie >; éternellel tale, vous verriez l'esprit humain errer en tous

Scythes, CN dans un même cercle d'observations et d’abstrac-

ie des Cels, de recherches et de croyances, de méditations rsis, de To e fictions. Les mêmes idées, les mêmes traditions, ultes, le g mêmes sectes se reproduiraient, de toutes parts, lou du mo les différences de formes, les changements de noes et des OS cjatures, et les variantes innombrables que la diez les Scan@;té des climats, des langues et des mœurs, doit

reparaiss ner, Il suit de là, Messieurs, que la philosophie des pe, où l'olées, qui nous est exposée en un plus grand nombre ilosophie dSnonuments, et sur laquelle vont se fixer un peu te qu’au pi longtemps nos regards, pourra, sous plusieurs nommé OM orts, nous tenir lieu d’un tableau général des docle Mithridiéges de l'antiquité.

ar eux, Sa philosophie grecque, en son premier âge, se ologie, fonMBuisait à un petit nombre de notions de physique hète de celle pensées morales, répandues dans les poëmes, dans un dieu Ollois, dans les entretiens des sages. Linus et Orphée, , dans l’In@t nous n'avons plus les vers, Hésiode, Homère et

gner un pélutres poëtes antérieurs au septième siècle avant J. C., dans la pc eux les législateurs Zaleucus, Charondas, Lycur- > ou envoi ct Solon, ouvrent chez les Grecs la liste des phiepuis le viophes. Solon est l’un des sept sages ; et, entre les six

à poëtes stBres, Chilon, Bias, Pittacus, Cléobule, Périandre traditions Thalès, ce dernier est le seul auquel on attribue une > plus trisiictrine systématique. Ne possédant plus ni ses écrits la littératuceux de ses premiers disciples , comment pourrionsre de ses él us, à une distance de plus de vingt-quatre siècles,

ÆMméler assez bien les opinions qu'il professait , ou qu’il

cachait; car il avait sans doute, comme tant d’autré un enseignement secret, destiné à jeter dans quelq ; esprits des lumières stériles, et un enseignement } blic, plus circonspect ou plus mensonger, qui noum sait les erreurs vulgaires. On dit toutefois qu'il assez de géométrie pour mesurer les pyramides ée tiennes, et assez d'astronomie pour prédire une éclip Selon lui, le monde était peuplé de génies et gouven par la nécessité. L'eau lui semblait susceptible d'u infinité de formes, et à ce titre le principe de touk choses , l’âme de l’univers.

Une lettre adressée à Thalès par Phérécyde et ra portée par Diogène de Laerte est une pièce suppos Mais PFérécyde,, l’un des plus anciens écrivains prose , avait laissé des livres dont il ne subsiste que! bien faibles débris. Son principal ouvrage , compil vers le commencement du sixième siècle avant no ère , était, selon toute apparence, une théogonie une cosmogonie. Il y enseignait l’immortalité de l’àr et l’automatisme des bêtes. Élève du sage Pittacus, eut Pythagore pour disciple. L'état actuel de la cril que ne permet plus de s'arrêter aux- vers dorés ni a

autres écrits attribués jadis à Pythagore. Ce philosop

eut aussi deux doctrines; et nous n’avons ni sur l’u ni sur l’autre assez de documents instructifs. Ses in titutions demi-monastiques sont très-fameuses ;

opinions sont fort peu connues. Il n’est pas certi qu'il ait cru à la métempsycose. A:t-il à la fois avan

les sciences mathématiques et attribué aux nombr des propriétés mystérieuses? Cela est possible, qui que peine que nous ayons aujourd'hui à concilier

progrès et ce travers. Avait-il sur la disposition et l4

de ccmm plus exa

s ni sur l'u ctifs. Ses in meuses ;

ements des corps célestes les idées que nous en js depuis Copernic? On le dit; et cependant on te qu’établissant l’Étre suprême et toutes ses perons au-dessus de la lune, il faisait du seul espace unaire le théâtre de tous les désordres ; hypothèse ne s’accorderait guère avec une cosmologie raiable.

uoi qu'il en soit, Thalès et Pythagore passent pour ondateurs de deux grandes écoles, Thalès de l’Toe, Pythagore de celle qui. est appelée Italique, e qu’elle s’est d’abord répandue en Sicile et dans lie méridionale. La plupart de ceux qui ont écrit oire de la philosophie grecque ont prétendu que es les autres sectes dérivaient de ces deux-là. Ils partagé l’école ionique en dix à douze branches; yrénaïque, la mégarique, l’éliaque, les trois acaies, ancienne, moyenne et nouvelle, les péripaténs, les cyniques, les stoïiciens ; et ils ont attaché cole italique les sectes de Xénophane, d'Héraclite, de hocrite, de Pyrrhon et d’Épicure : cette classificaa paru commode. Mais, lorsqu'on examine attenment les faits qu’elle veut résumer, on s'aperçoit lle ne représente en aucune manière les rapports

Dnt entre elles les diverses philosophies, ce qu’elles

de ccmmun, les nuances qui les distinguent. Il seplus exact de ne donner à ‘Thalès et à Pythagore tres disciples que les propagateurs les plus imméset les plus fidèles de leurs doctrines, ceux qui, modifiant les systèmes de ces deux philosophes, ne ont point essentiellement altérés. De cette manière,

alès n'aura de successeurs un peu connus qu’Anaxi-

ndre , Anaximène, Anaxagoras, Diogène d’Apollo-

nie, Archélaüs. Leurs écrits sont perdus; et ce ible. Ce nous est rapporté de leurs travaux, c'est qu'ils evoir sl fait des cadrans solaires, des cartes géographiques, #4 lopuscul des cosmogonies fondées sur l'éternité de la matière. à comme liste des pythagoriciens comprend plus de quatre cet" ines ; i noms, dans la Bibliothèque grecque de Fabricius; pçals pat ce bibliographe y fait entrer et des prédécesseurs ec « Ti Pythagore, comme Abaris et Numa Pompilius, et 4 nce des: hommes dont la célébrité ne tient aucunement à lues ourrait opinions philosophiques, par exemple Pindare, logique chyle, Épaminondas, Milon de Crotone, et € té de la nombre de personnages obscurs dont les noms ne | a d’aille pellent aucun souvenir positif. Si vous écartez, M ues, et p sieurs, ces trois classes de pythagoriciens ; resterBeSSe- Un Hippodamus, Euryphamus, Métopus, Criton, C P'Lecrit f nias, Archytas, Philolaüs et quelques autres dont F re des fragitients plus ou moins authentiques; mais sul ARR INE tout Ocellus de Lucanie et Timée de Locres, con 'ts Sont ! par les livres qui portent leurs noms. Miverselle L'opuscule d’Ocellus sur la nature de l'univers le nom paraît pas complet ; et, quoi qu’en aient dit Juste-Lip rnelleme et Brucker, on peut craindre , avec d’autres savants, qui À . NS qui ne soit supposé. Au surplus, l’auteur, quel qu’il pui il se être, pense que le monde a toujours existé , qu’il exis ; de l'harr toujours, que sa figure est sphérique, que les natunip®"*es Par des choses sont éternelles , que le feu et la terre sont l psent et t éléments extrêmes; l’eau et l’air, les éléments moyen nt, Messi Le livre attribué à Timée de Locres a pour sujet l” PR du monde; âme composée de nombres et de prop étendre tions, d'accords et d’harmonies, et qui n’est pourtas S ge das elle-même ni une harmonie, ni un nombre; âme ms ans cette é

thématique qui tient le milieu entre l’intelligible et8 da

ible. Ce livre est-il en effet de Timée? On peut evoir sur ce point les mêmes doutes qu'à l'égard ’opuscule d’Ocellus. Mais ces deux traités sont à comme anciens, et comme tenant à l’histoire des trines ; il sont été traduits en latin par Nogarola, en boais par d'Argens et par Batteux. Comme Pythae et Timée de Locres, Archytas amalgamait la

us; et ce 4 est qu'ils oi raphiques, 4 a matière, |Ss e quatre ce bricius ; mi décesseurs à

pilius , et nce des nombres avec la métaphysique et la morale. ement à I Bourrait passer pour l'inventeur des dix catégories Pindare. FBologiques, s’il était véritablement l’auteur d’un , 4

té de la Nature qui a été imprimé sous son nom. a d’ailleurs de lui les restes d’un livre de mathémaues, et plusieurs fragments sur le bonheur et sur la esse. Un disciple d’Archytas, Philolaüs de Crotone,

ne, et enll noms ne rl Écartez , Mo ns ; restero

LR QE ARS ANIMÉ Deer ré vron Ene

Criton, CM it écrit plusieurs volumes qui traitaient de l’âme, { k] L4 ° Q .

res dont of : : ‘res, de la géométrie et de la musique. Jambli-

:: site un fragment, et Stobée plusieurs. Si ces exits sont fidèles, Philolaüs a enseigné que la nature iverselle se compose d'êtres finis et d'êtres infinis; univers Me le nombre est un lien dont la puissance maintient t Juste-Liprnellement la durée des choses ; que le feu, domicile de MBpiter, autel de la nature, existe au centre du monde;

il n'arrive rien qui ne soit le résultat de la nécessité

de l'harmonie; que des révolutions alternativement érées par le feu du ciel et par l’eau de la lune décomsent et transforment périodiquement l'univers. Tels

nt, Messieurs , les dogmes pythagoriques dont nous Pons une connaissance positive. On peut, je l'avoue, étendre le système, mais par des conjectures, par

s rapprochements hasardés , et en forçant d’entrer ans cette école des sectes qui en sont, à mon avis, très-

es; Mais Sul cres, COnnf

savants, qi 1 qu'il pui A qu’il existe 1e les natunk terre sont ents moyen ir sujet l’äni t de prop est pourtar re; âme mA

Iligible etl istinctes.

XX

5o SYSTÈMES PHILOSOPHIQUES, ETC.

La première que nous présente, après celles q}

Thalès et de Pythagore, l’ordre des temps, qui est, j# crois, le meilleur à suivre en pareilles matières, para

qu’il éclaire tout et ne préjuge rien, est la secte de

Xénophane, qui a été nommée Éléatique. Ce nom lil vient de ce que Parménide et Zénon, qu: en sont deveh

nus les chefs, étaient d'Élée, ville fondée en Italie par

les Éléens ; et l’on conçoit comment cette circonstance ; Ç

a servi à la rattacher à l’école Italique. Ce qui now importe est de discerner, s’il se peut, les principaw

dogmes que les premiers éléatiques professaient. Rien ne se fait de rien : il n’y a ni naissance, ni aitération}

ni mort. Le mouvement est impossible, et le monde immuable. Les sens, qui nous offrent des apparence

de changements et de vicissitudes, nous induisent BR

erreur; ils ne pénètrent pas dans la réalité des choses.

Telle était, au sixième siècle avant notre ère, la dock

trine de Xénophane et de Parménide, autant que nous

en pouvons juger, soit par de minces débris de leurs}

écrits, soit plutôt par le compte qu’en rendent Aristote, Diogène de Laërte et d’autres anciens auteurs. Héraclite d'Éphèse, qui parut en ce même sixième siècle et qui vivait encore au commencement du cinquième, est communément classé dans l’école d'Élée. Il a suivi les leçons de Xénophane, et conseillé lui-même d'é couter la raison plutôt que les sens : en tout le reste, il semblait préférer la philosophie de Pythagore. C'est à sa mélancolie, plus qu’à sa doctrine, qu'il doit sa

célébrité. Il refusait le magistratures , et jouait, dit-| on, aux osselets, aimant mieux s'amuser avec des en-Ë fants que gouverner des hommes corrompus, Héraclite

avait laissé un traité divisé en trois livres: le premier

r la natu hr ‘:s cho rit en P pmme d'ur iple de Pe léatiques,

t de la Na

ransmis d

publics de plus fame écrits perd Jectique. Q

Be fondateu

ses visibles es. Il se v vement ,'et à je ne sais jait l'infini

Bculièremen

de ce mon d'Élée par

Den vain qu

gnes ininte

Eneuf à dix à d'Elée. Les

uommer, r men des f

E spéculatio:

nature, ré expérience est une at rattacher

res , parer

la secte de

Héraclite Ë

premier

DEUXIÈME LECON. bs

r la nature, le second sur la république, le troisième hr ‘:s choses divines. Cet ouvrage était probablement rit en prose, quoiqu'on en ait quelquefois parlé pmme d’un poëme. Au cinquième siècle, Mélissus, disple de Parménide, embrassa pleinement les opinions léatiques, et les développa dans un livre de l’Être t de la Nature, dont Eusèbe et Simplicius nous ont fransmis des fragments. Bien qu'occupé des imérêts publics de Samos sa patrie, il eut des disciples, dont le

Dlus fameux est Zénon d’Élée, auteur de plusieurs

crits perdus, et inventeur, à ce qu’on dit, de la dia- Jectique. Ce Zénon, qu'il ne faut pas confondre avec

Be fondateur du stoicisme, dédaignait l'étude des cho-

ses visibles, et contemplait immédiatement les essen-

es. Il se vantait de démontrer l'impossibilité du mouvement ,et prétendait ramener toutes les idées humaines à je ne sais quel archétype que l’école éléatique appelait l'infini, l'absolu ou l’unité. Ces opinions, et parti-

Bculièrement celle qui refuse tout mouvement aux choses

de ce monde, sont expressément attribuées à Zénon d'Élée par Aristote et par Platon lui-même; et c’est bien en vain qu’on allègue, pour l'en disculper, quelques lignes inintelligibles de Proclus, qui lui est postérieur de

Encuf à dix siècles. Un schisme éclata au sein de l’école d'Elée, Les uns, guidés par les maîtres que je ,viens de

nommer, renoncèrent à toute physique et à tout examen des faits, n’estimèrent que les abstractions et les

E spéculations générales ; les autres voulaient étudier la

nature, recueillir les résultats des observations et des expériences. Mais, à vrai dire, cette seconde branche , LU .

est une autre école, qu'il ne convient pas du tout de rattacher à la précédente, puisqu'elle s’en est séparée. 4,

52 SYSTÈMES PRILOSOPHIQUES, ETC.

La distinction de deux éléatismes, l’un métaphysique l'autre physique, est l’un des plus sensibles abus 4 classifications. Le vrai et le seul éléatisme est celui q a nié le mouvement des corps, et fini même par doute de leur existence. C’est le nihilisme, ou du moins h. déalisme, à prendre ce mot dans son véritable sens. :

ptait u ouvent eurs de tte mora pliquée 4 r tiquée e Bcrèce ne école p té par le . Il rés

Ainsi nous regarderons comme une quatrième écoli distincte et même ennemie de celle d'Élée, celle qu fonda Leucippe, qui avait pourtant reçu les leçons à! Zénon. C’est à Leucippe que remonte, chez les Grecsh la philosophie atomistique, dont l’un des premiers D lc d'Él tateurs fut Démocrite d’Abdère, ce rieur fameux UT qu’on a coutume d’opposer au pleureur Héraclite. DAS, plus mocrite avait composé plus de six cents uv rages; dE ous moins on en cite les intitulés; mais il n’en subsist} À arquerons vraisemblablement pas autre chose; car son traité ds auCOUP P physique et son fragment sur les antipathies et les syn D , £cole pathies n'ont pas plus d'authenticité que ses lettres. crate n’a Nous n'avons rien de Protagoras ni de Diagoras, philo Ris en vers sophes de cette école, rien non plus d’Épicure , sind omposer des lignes dispersées dans les livres de divers auteurs bsistant, : des morceaux conservés par Diogène de Laërte, et defé pposition fragments qu’on a commencé de publier à Naples er D: disciple: 1814; faibles restes de trois cents volumes ou traité D mais s Épicure, dont je ne fais ici qu’un diseipie de Leucippelé Re est ordinairement représenté comme le chef de la sectà core dét dont il s’agit, et qui, de cette manière, ne remontera te des qu’à la fin du quatrième siè-leavant l'ère vulgaire. Ma ment tous les documents autorise. t à penser qu'il n’a fall. curl que reproduire, modifier, étendre des doctrines profes te n’ sées dans le siècle précédent. Il enseignait et dévelop

pait la physique et la métaphysique de Leucippe ; il

ogonie , u, C'était

DEUXI ME LEÇON. 53

Bptait un système de morale dont plusieurs traits se ouvent dans les poésies d’Anacréon, et dans les eurs de beaucoup d’Athéniens du temps de Périclès. tte morale n’est d’ailleurs consignée ou suffisamment bliquée dans aucun livre antique. Ceux qui l'ont Mtiquée en Grèce et à Rome jusqu'au temps du poëte Bcrèce ne l'ont point écrite : ils ne formaient point es leçons école philosophique; on les distinguait dans la sose Creu | té par leurs habitudes plutôt que par leurs doctriares N | Es. Il résulte des recherches de Batteux, que la Mbrale d’Épicure, également défigurée par des abus et

Mr des calomnies, était en elle-même plus pure et

est celui

u moins M able sens. M trième écoll e, celle qu

ar fameux!

raclite. DM es , Pme plus sévère qu'on ne pense.

| rages; di ’en subsi in traité

et les sym

M Eu nous reportant à l’époque de Leucippe, uous rearquerons parmi ses contemporains un philosophe paucoup plus illustre que lui. C’est Socrate, fondateur ie école que nous compterons pour la cinquième.

Dorate n’a peut-être rien écrit, quoiqu’on dise qu’il avait

Mis en vers les fables d'Ésope et qu'il aidait Euripide composer des tragédies. Aucun ouvrage, aujourd’hui bsistant, ne lui est attribué, sinon des lettres dont la bpposition n’est pas douteuse. C’est par les livres de s disciples Eschine et Cébès, par les dialogues de Plan, mais surtout par les récits de Xénophon , que nous

Donaissons tant soit peu Socrate. Comme nous aurons faire dans la suite une étude particulière de cette

Brtie des ouvrages de Xénophon, je me bornerai en

Me moment à un fort petit nombre d'observations généales sur le philosophe que nous y trouverons dépeint. ocrate n’a imaginé ni adopté aucun système de cos-

hogonie, d'ontologie, de physique universelle : selon

Bu, c'était s’éclairer que de parvenir à ne pas se croire

ses lettres oras, philo!

54 SYSTÈMES PHILOSOPHIQUES, ETC instruit sur de telles matières. Il méprisait la va science des sophistes, encore plus que les supe

tions des peuples, cultivant d’ailleurs et chérissant 1 tes les connaissances qu'il jugeait à la fois accessif et profitables. Ses dogmes étaient l'unité de Dieu. À providence , la vie future, et des maximes de morà puisées dans les rapports de l’homme avec ses semik bles et avec l’Étre suprême. Est-il vrai qu'il ait mt ce théisme des prestiges ou des mensonges; qu’il & eu des prétentions aux priviléges d’un inspiré? Qué ques-uns de ses historiens le racontent. Croyons plu qu'il avait trop d'esprit pour se faire à lui-même de}

reilles illusions, et trop de probité pour répanik d’autres erreurs que eelles dont sa raison ne trio phait pas. Il n ’ÿ a dans son histoire qu’ur seul proil

qu’il faille admettre : c’est l’horrible arrêt qui l’a cl damné à mourir. Cette iniquité est trop attestée pl qu’il soit permis de la révoquer en doute ; et d’ailleli

nous en rencontrons tant d’autres sxcb pl à trari

les à ages, que nous ne pouvons pas même la regard

comme un prodige.

Trois dialogues, Pun sur la vertu, l’autre sur richesses , et le troisième sur la mort, quelquefois tribués à Platon, souvent imprimés avec ses œuvri sont précédés, en d’autres éditions, du nom d’Eschiii Ee n’est point Eschine l’orateur, mais un Eschine s%

nommé le Socratique, et qui fut en effet l’un des

miers disciples de Socrate. Plusieurs savants pens

que ces dialogues sont moins anciens : toutefois la dà trine de Socrate y est assez purement présentée. Où professe l'immortalité de l'âme ; on y recommande mépris des richesses; on y préfère à tous les té

hgesse e peut :ec re, mais s, dè li ent le T.

on ait a!

ivre, be ptaires, (

è LEE ire élève

fut tran tendue :

d qu'un ait, nous agesse CC j est moi sitions né te éliaqu bphismes

t-à-dire

u pour 0 s-différe

it assisté

hs juste, 4

ément bi e des pué ritent pa Deux au

L 4 hène, pa res. La (

istippe, s

andait les

du corps

les super iérissant (His is accessibl

de Dieu, # es de mor ke ses semi il ait mél ges; qu'il # spiré? Quë royons plu i-même de our répanl on ne trio » seul proil t qui l’a oo attestée po e ; et d’ailles ples à traril

y ne la regard

autre surf quelquefois {

c ses œuvre

om d’Eschii | Eschine sil

| lun des ré ivants pen utefois la dd résentée. On ecommandel

ous les tiesi

DEUXIÈME LEÇON. 55 hgesse et la vertu , bienfaits ineffables que l’homme peut recevoir que de Dieu seul. Des idées du même re, mais alliées aux dogmes de la préexistence des s, dé l'influence et de l’assistance des génies, coment le Tableau de Cébès, philosophe thébain. Quoipn ait aussi conçu des doutes sur l'authenticité de ivre, beaucoup d'éditions, de traductions , de comtaires, en ont répandu et perpétué Pusage. Phédon,

Dre élève de Socrate, établit dans l’Élide une école

fut transférée à Érétrie par Ménédème. De là une tendue secte éliaque ou érétriaque, qui n'est au d qu’une colonie de l’école socratique. Elle enseiait, nous dit-on, que la vertu est le seul bien; que agesse consiste dans la modération des désirs ; et, ce i est moins incontestable, qu'il n’y a poin1t de prositions négatives. Le seul service qu’ait rendu eette te éliaque est d’avoir combattu quelques-uns des phismes de celle qui est appelée tantôt éristique, t-à-dire disputeuse, tantôt mégarique, parce qu’elle u pour fondateur le Mégarien Euclide, personnage

s-différent du géomètre de ce nom. Le Mégarien

it assisté aux leçons, ou, pour employer un terme

hs juste, aux entretiens de Socrate, et en avait as-

ément bien peu profité; car il ne débitait lui-même e des puérilités, qu'il croyait fort subtiles, et qui ne ritent pas, Messieurs, de vous être rapportées.

Deux autres disciples de Socrate, Aristippe et An-

thène, passent aussi pour des chefs d'écoles particu-

res. La Cyrénaïque, à la tête de laquelle on place istippe, s’occupait spécialement de morale, et recom-

andait les voluptés compatibles avec la santé de l'âme

du corps. Gondillac nous fait remarquer dans Aris-

tippe le premier philosophe qui ait parlé des sens avec justesse, reconnaissant qu’ils ne nous trompent que par les jugements qu’il nous plaît de joindre à nos sensations ; et que, destinés seulement à nous montrer les rapports des choses avec nous, ils ne sauraient nous découvrir ce qu’elles sont en elles-mêmes. Ces idée n'étaient pas indignes d'attention ; mais, dans la suite, la doctrine de Socrate se conserva si peu chez les Cyré. naïques, qu’on en vit quelques-uns, comme Évhémèrel et Théodore, professer ouvertement l’athéisme. Pourk Antisthène, il est le fondateur des cyniques. Ce mot vient, dit-on, du Cynosarge ou temple du Chien, lieu où Antisthène enseignait : ses disciples ont depuis mieux mérité, par leur impudence et par leurs aboiïements satiriques, le nom qui les désigne et les flétrit. Le

plus fameux des cyniques est Diogène de Sinope : on

distingue, après lui, Cratès et sa femme Hipparchiai

Ils condamnaient les arts comme dangereux, les étu-BR

des comme inutiles; réduisaient la philosophie à la mo:| rale, et la morale au mépris des bienséances et desk

commodités de la vie. Suivant eux, il n’y avait de cittli

bien ordonnée que l’univers,

Je crois, Messieurs, pouvoir ne tenir aucun compte de ces quatre sectes de Phédon , d’Euclide le Mégarien, hi

d’Aristippe et d’Antisthène. La première rentre dans celle de Socrate; les opinions des trois autres sont peu constantes, surtout fort peu développées. Il ne nou: reste aucun écrit authentique sorti de leur sein. Ainsi, à la suite des cinq écoles de Thalès, de Pythagore, de Xénophane, de Leucippe et de Socrate, la sixième et la septième vont être celles de Platon et d’Aristote. Je ne dois pas m'arrêter à Hippocrate; il n’est chef d'é-

cole qu'en 1 philosophie devait servi plus que les faisaient pa toutes les cd leures règles

D non de rais(

méthodique personnes p tage pour 0 des arts; q pour nous venus un i pas déjà for l'habitude d avait pas d’ tot. On s’ef aux artifices:

tions, d’exp tion dans la biner des nc avant deux ] un troisième proprement non encore encore seme

qui ne form

On voit c son contem] l'édifice enti qu'il en app

ot vient,

is mieux Diements trit. Le

ième et stote. Je hef d'e-

lieu où

DpeE : onk

cole qu'en médecine. Cependant, il avait bien aussi sa philosophie, et la science qu'il créait ou agrandissait devait servir peut-être à guérir les esprits autant ou plus que les corps. Il savait ou supposait que les sens faisaient parvenir à l’entendement les matériaux de toutes les connaissances , et qu’en tout genre les meilleures règles pratiques étaient celles qui se déduisaient,

8h non de raisonnements-spéculatifs, mais d’expériences

méthodiquement recueillies et comparées. Plusieurs personnes pensent encore qu'il n’en fallait pas davantage pour ouvrir la véritable carrière des sciences et des arts; qu'aujourd'hui même nous n’aurions pas, pour nous y guider, de maximes plus sûres, si, parvenus un instant à cette sagesse, nous n’en étions pas déjà fort déchus. Mais, dès le temps d'Hippocrate, l'habitude des arguments a priori était prise; et il n’y avait pas d'apparence qu’on y voulût renoncer de sitôt. On s’efforçait de réduire tout l’art de la pensée aux artifices des raisonnements. De faits, d’observations, d'expériences , il n’en était presque plus question dans la philosophie générale ; on s’exerçait à combiner des notions données, par exemple, à mettre en avant deux jugements supposés vrais, pour en conclure un troisième. Cet art se nommnait logique, ou moins improprement dialectique : il pouvait préserver des erreurs non encore établies, ou dont les germes n'étaient pas encore semés; mais il affermissait l'empire de celles qui ne formaient entre elles qu’un seul et même corps.

On voit que Socrate a reconnu, comme Hippocrate son contemporain, la nécessité de reconstruire à neuf l'édifice entier des sciences; qu’il rejetait les hypothèses ; qu'il en appelait à un sens intime ou à la conscience, à

l'expérience, à l'analyse. On ajoute qu’il circonscrivail

les études dans la sphère des objets que les facultés « les méthodes intellectuelles peuvent atteindre. Si So. ï.

crate avait de pareilles vues, et s’il expliquait nettement

ce qu’il entendait par sens intime ou conscience, il fau convenir que Platon n’a guère protité des lecons d'ung si grand maître. À la vérité, Platon comprit que le!

premier pas à faire dans les études philosophique

était d'analyser la pensée; mais il crut y parvenir end commençant par rechercher létat passé, présent «a futur, de la substance intelligente ; par déterminer son! origine, son essence, ses rapports avec Dieu, avec led logos, avec l'univers. Une analyse de l’entendement ne précède point son système général de philosophie; ellek y est incluse, et n’est, en quelque sorte, que l’un def chants d’un grand poëme. Nous y apprenons à distin-# guer dans notre esprit deux facultés, celle de sentir et 4 celle de penser ; à sous-diviser la seconde en intellect et à

raison; à rapporter aux sens les images, à l’intellec

les notions, à la raison les idées, c’est-à-dire les formes # ou types d’après lesquels Dieu a ordonné le monde, et# qu’il a imprimés dans nos âmes pour y devenir les prin-b cipes de nos connaissances. Mais ce n’est là, comme jeh viens de le dire, qu’une partie d’un plus vaste système. È

Point de science de ce qui passe. La matière, mue!

ettransformable de toute éternité, n’est l’objet d’aucuüne connaissance proprement dite; les choses sensibles ne

sont pas des êtres : il n’y a de réalité ou du moins de M vérité que dans les essences immuables, c’est-à-dire dans |

les idées, éléments du monde intelligible, exemplaires où archétypes du monde sensible. Ces idées composent

l’entendement divin; elles existent en Dieu, cause uni- À

que et pre nie et in atière, 4 place un roduit o sent, cet

renferme

emporair

Enelles, qu

les essence purer, s' dire pou science h sislé aux n’a obéi q fiée à là essences , ( a que la p de cette d cupiscible Telle e qu'on en logue le d’indique euteurs, que le pr ainsi que séance, & contrées orientale

depuis q

répandu

TC

conscrivait} facultés et} re. Si So.

nettement!

ice, il faut

présent «1% miner son!

es formes 1 nonde, et # r les prin- :

comme je M | système. À ère, mue À d'aucune}

isibles ne !

moins de # dire dans !

mplaires |

Ji posent

use uni- À

que et première, souverainement bonne, substance innie et incorporelle, quoique ignée. Entre Dieu et la atière, entre les essences et les choses muables, se place un être mitoyen, instrument par lequel Dieu roduit ou plutôt arrange l'univers visible. Cet instrusent, cet être moyen est l’âme du monde, laquelle renferme toutes les âmes destinées à s’emprisonner temporairement dans les corps des animaux ; âmes éter-

nelles, qui, avant leur séjour dans les corps, voyaient

les essences, et qui, durant ce séjour même, peuvent s’épurer, s'élever assez pour les entrevoir encore, c'est-àdire pour rapprendre ce qu'elles ont su; car toute science humaine est réminiscence. Une âme qui a résisté aux mouvements désordonnés de la matière, qui n’a obéi qu'aux impressions de Dieu, retourne purifiée à l’âme du monde, et y contemple à son gré les essences, ce qui est la félicité suprême. Toutefois il n’ a que la partie raisonnable de notre âme qui soit digne de cette destinée : les deux autres, l’irascible et la concupiscible, sont mortelles.

Telle est, Messieurs, la doctrine de Platon, autant qu'on en peut juger par des livres où la forme du dialogue le dispense fort souvent d’être méthodique, et d'indiquer, entre les opinions qu'il prête à ses interloeuteurs, celles qu'il adopte lui-même. Cette doctrine, que le profane Condillac ose appeler un élite, avait, ainsi que nous Pavons vu au commencement de cette séance, apparu et germé dès longtemps en diverses contrées de l’Asie; elle avait séduit des imaginations orientales, bien avant d’exercer celle de Platon. Mais depuis qu’il l’a parée des grâces de sou style, qu'il a répandu sur elle les charmes de son éloquence et pour

ainsi dire de sa poésie, elle a eu sur les études philoso-} phiques et même théologiques de tous les siècles une} insurmontable influence. On la retrouve chez les écri.|

vains ecclésiastiques les plus orthodoxes et les plus! respectables, en même temps que chez quelques-uns! de leurs adversaires, surtout chez les gnostiques; ellek

se reproduit et se développe ou s’exagère dans l’école d'Alexandrie: elle reparaît dans les controverses du

moyen âge, et se perpétue dans celles de nos temps mo dernes. Nous en rencontrons, sous différentes formes, à ou les germes, ou les détails, ou les résultats, dans les livres de saint Augustin, de saint Thomas d’Aquin, | de Descartes, de Malebranche, de Leibnitz et de Kant. BR Elle est partout où les natures universelles, l’ordre # essentiel, les idées innées , l'étendue intelligible, ou les & sentiments intimes appelés faits de conscience, tien-} nent la place des faits purement sensibles ; partout où une synthèse immédiatement savante devance la ti-! mide analyse, la circonscrit , la domine, dispense enfin }

ou défend même d'observer avec trop de scrupule les effets de notre organisation naturelle et de nos habi-

tudes sociales. Indépendamment du talent de Plator, .: plusieurs caractères de sa philosophie ont concouru à #

la rendre extrêmement :ommunicable : Condillac dirait contagieuse. Du premier abord, elle vous présente des idées générales, sans que vous ayez à pren-

dre la peine de les composer de notions particulières. |

Point de faits matériels à recueillir; point de vérifications, ni d'expériences, ni de tâtonnements; point de langue à faire, ni même à étudier. Il ne s’agit que de choisir à volonté, dans le langage ordinaire, un certain nombre de termes abstraits, d’une signification

Be la scien

Huand ce

quilyena

ague, et a nature rassent , bour donn

philosophe ue du tal niers l'illu

leurs pro

La phiic ’enthousia bien mieux ombine sd l'un poëmé oms et elld

lle vous € rès commi iques. Voi eur imprit tuations le les formes ( Vénus, At mous des I se conserve onnues, à jue sensil qu’une mél le monde, pensées.

telles sunt

a DEUXIÈME LEÇON. 6:

| ague, et d'en former des combinaisons ingénieuses. a nature de ces termes, l'étendue indéfinie qu’ils emrassent, et le mystère qui les enveloppe, suffisent bour donner aux doctrines qu’ils expriment l'empreinte Be la science la plus transcendante. Cette manière de bhilosopher peut sembler une sorte de jeu, qui n’exige ue du talent : les joueurs habiles y éprouvent les preniers l'illusion qu’ils font aux autres; et leurs créations, Huand ce ne seraient que des prestiges, resplendissent

s philoso-!

ècles une!

z les écri. MR les plus!

lques-uns ques; ellek ns l’école verses du

emps mo: | :

s formes, 1 leurs propres yeux comme des lumières.

ats, dans La philosophie platonicienne veut de la verve et de d'Aquin, | enthousiasme : elle est poétique, romanesque, et, pour de Kant Pier mieux dire ,romantique. Les idées abstraites qu’elle , l'ordre : ombine sont entre ses mains comme les personnages

le, ou les ‘un poëme : d'avance, s’il le faut, elle vous en dit les ice, Lien- oms et elle en détermine le nombre ; elle vous annonce irtout où ENTU il y en a trois, quatre, cinq, sept, ni plus ni moins; ah Ile vous en donne le programme ou la liste, à peu seule | rès comme il se pratique à la tête des ouvrages dramaupule les iques. Vous la voyez distribuer les rôles à ses acteurs, os habi. Meur imprimer des mouvements , les placer dans les si- > Plato», Luations les plus propres à développer les qualités et

les formes dont elle les a doués. De même que Junon,

ra Vénus, Armide, Zaïre et Clarisse sont devenues pour NA nous des personnes dont les images ou les souvenirs È se conservent dans nos esprits comme si nous les avions ES onnues , ainsi reçoivent une existence positive et presde vér. Bouc sensible les principes , les causes, les agents

. Miqu'une métaphysique poétique sait employer à former ol nie le monde, et à composer le système général de nos ee pensées. Telle est, Messieurs, notre nature, ou bien

fication telles sunt nos habitudes intellectuelles, qu'il y a deux

manières très-distinctes de nous communiquer de opinions. L'une est de nous aider à nous les donner; nous-mêmes par l'examen et la décomposition des ob! jets; l'autre est d'offrir à notre imagination un tiss

brillant de notions déjà toutes faites. Le premier ds

ces moyens est d’une lenteur extrême, il fatigue li

maître et les disciples ; l’autre les transporte d’un pleins vol dans les hauteurs de la science, et réussit trop bins

à les enchanter, pour qu'ils ne soient pas persuadé}

ju il les éclaire.

La philosophie prend à tel point chez Platon I

caractères d’i inspiration , la forme de révélation, qu'ik ‘à a été surnommé Divin. Il nous reste de lui trente-si que l’on a distribués en neuf tétralogies of

ouvrages, 1 Q WA quaternes. La première de ces sections comprend l’Z

typhron, V'Apologie de Socrate, le Criton et le Phi

don : cest l’uue des plus riches. Eutyphron est u

faux dévot, qui croit se rendre agréable aux dieux af accusant son père; mais Socrate, qui vient d’être ac cusé lui-même par Mélitus, en informe Eutyphron qu’il tâche de ramener, pur des questions un peu ap}

tieuses, à de plus saines idées de morale. L’Apologi

de Socrate est d’une très-haute éloquence, ainsi qui

plusieurs morceaux du Criton, surtout celui où So! crale, pour repousser Île conseil qu'on lui donne (4

s'évader, suppose que les lois de sa patrie lui apparais! sent, et, le rappelant au devoir qu’on veut qu’il mi

prise, le retiennent innocent et libre dans les fers. IA

Page 1