livre intitulé Phédon nous représente Socrate s’entre
Lenant avec ses amis de l’immortalité de l’âme, avan de boire la ciguë : on admire le caractère pathétique
et sublime des premières pages. Il y a dans les autre
bs raisont La deux
T'héété bur objet lations a ologies, q
re Platon te est un prigine d Bctement à iestions, E X à aucu e du Sop oyauime, fois enscig es peuples L Le Parmi brment un est du m es choses, ant fort te ion de Brt histiques f
Qu'en souter
re philoso iontrer à n xposer au rés l'opini nalyse du E roclus, de bffre une | agesse : on
iquer des
d’un plen t trop biaÿ persuadeà
Platon leà tion, qu'il | trente-si ralogies oui
rend l’Zu
et le Pheà on est ur?
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pathétique
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d’être ac ut y phron M
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donne (4 L apparais!
qu'il mc es fers. IA te s’entrel me, avan]
ks raisonnements auxquels Fénelon n’applaudit pas. La deuxième tétralogie est composée du Cratyle, T'hééiète, du Sophiste, du Politique. Le Cratyle à pur objet l'exactitude des noms, leurs origines, leurs lations avec les choses. Il contient beaucoup d'étyologies, qui, en général, ne sont pas heureuses : peutre Platon n’a-t-il voulu que s’en moquer. Son Thééte est un jeune homme qui, interrogé par Socrate sur prigine de nos connaissances , les rapporte assez di-
Bctement à nos sensations. Mais Socrate, à force de
iestions, parvient à le dérouter ; et l’on n'arrive avec x à aucun résultat d’une grande importance. Le lie du Sophiste ou de l'Étre, celui du Politique ou du oyaume, ne sont guère plus instructifs ; le dernier toufois enscigne qu’un roi doit être le père et le pasteur es peuples.
l Le Parménide, le Philèbe, le Banquet ct le Phèdre brment un troisième quaterne, très-digne d'attention. est du monde intellectuel, de l'essence intelligible es choses, qu'il s’agit dans le Parménide. On est pourant fort tenté, en lisant ce livre, de partager l'opiion de Brucker, qui n’y voyait que d'obscures et sohistiques futilités. Batteux ne contredit ce jugement
u’en soutenant que Platon , loin d'enseigner icisa pro-
re philosophie ou celle de Socrate, n'a voulu que ontrer à nu les vains systèmes de l’école d’Élée, et les xposer au mépris des hommes judicieux. C’est à peu rés l'opinion de Tiedemaun, qui a donné une savante nalyse du Parménide, et accusé les alexandrins, surtout roclus, de l'avoir fort mal compris. Le Philèbe nous bffre une longue discussion sur la volupté et sur la agesse : on examine si elles sont conciliables, et si le
bonheur de l’homme ne consiste pas à les réunir ; ma c'est vers ce point ne demeure pas très-positivement conve: acer la f entre les interlocuteurs. Dans le Banquet, chaque con aoncer
vive prononce un discours sur l’amour : l’un en cél® Bcdemann bre les effets , l’autre en distingue les espèces; celui es manq
en recherche la nature, celui-là en admire la puissance squ'on à Presque tous prennent le mot amour dans un seate la th très-étendu, qui embrasse l'amitié. Le Phèdre tra la vérité. de la beauté, du beau essentiel, de l’art de le distingue eut Ticde des prestiges qui en usurpent le nom et les apparencuk 4 he raison 54 Ce dialogue est parsemé de détails quelquefois pans inteile sévères; et Plutarque y remarquait certaines descrioclus a p tions au moins superflues. ii sur q
Je ne m’arrêterai, Messieurs, qu’à un seul des quat@ur chef, d articles de la section suivante : savoir, au premier 4 nature de cibiade. Que ce livre soit réellement de Platon, je I Les quat crois fort, quoiqu'on en ait douté ; mais qu'il contiennt Théagè le germe de toute sa métaphysique, je partagerais plu Mrésenté par tôt l’opinion de ceux qui n’attribuent qu’un caractimadmettre c dramatique à ce dialogue : il tend à convaincre Alc@ue l’on pr biade de son ignorance , et de la nécessité d’entreprenMilommes. Ch dre des études sérieuses, s’il veut prendre une part hBgue qui a | norable aux délibérations publiques des Athénienr Philippe Qu'il attende, avant d’entrer dans la carrière politique tempéran qu’il sache au moins ce que c’est que la justice, et qu'il une disct ait acquis des notions précises de la statistique et déffifravoure, st intérêts de son pays. Nous retrouverons, Messieurs M Bysis cause dans les œuvres de Xénophon un entretien du ménéiiésavoué pa genre entre le jeune Glaucon et Socrate; morceau plans cet en! généralement connu, depuis que M. Andrieux en a fil La sixiènr une élégante et ingénieuse traduction en vers. Quar@rotagoras. au livre de Platon, il est parsemé de traits historique Mu frère aût
Où AX
Éunir ; mass
premier laton, je
Bc'est vers la fin seulement que Socrate a occasion de racer la fameuse maxime « Connais-toi toi-même, » et Énoncer quelques idées sur la nature de l’homme. edemann fait même observer que l'expression de ces fes manque d’exactitude, et qu'on s’est fort abusé squ’on a cru voir dans quelques métaphores de Sohate la théorie d’une intuition extatique de Dieu et la vérité. C'est ': comble de l’absurdité, dit bien crû-
L 4% 5 rs * é Meut Ticdemann, que de supposer qu'il puisse y avoir
he raison sans raisonnement , et un intellect sans fonc-
Bas inteilectuelles. Telle est pourtant l'hypothèse que
oclus a prétendu extraire du premier Alcibiade; et
Mila sur quel fondement les néo-platoniciens ont, de
Aur chef, donné un second titre à ce livre: savoir , De nature de l'homme, Yspt péoswc dvôpémnv.
Les quatre articles de la cinquième division s’appelnt Theéagès, Charmide, Lachès et Lysis. Théagès est ésenté par son père Démodocus à Socrate, qui, avant
n à caractèrà Madmettre ce nouveau disciple, discute les fausses idées
entrepren :
ne part ho Athénien
e politique D.
e l’on prend de la sagesse dans le commerce des mines. Charmide est l’un des interlocuteurs d’un dia-
Dgue qui a lieu quelques jours après la prise de Potidée
hr Philippe, et dans lequel on recherche la nature de
tempérance. Lachès est un Athénien qui prend part une discussion scolastique sur la définition de la
MB sis cause avec Socrate sur l'amitié; mais Socrate à particuliè Platon lui fait di savoue particulièrement ce que Flaton lui fart dire
ers. Quani istoriques$
se
| La sixième tétralogie consiste ans l’Euthydème, le
rotagoras, le Gorgias et le Ménon. Euti'ydème,
Du frère aîné et Socrate s'engagent en de vagues dis-
üG SYSTÈMES PHILOSOPHIQUES, ETC.
s guerrié ès philos Btachent | rtance. à lle d'où Emmunes res de es choses ble, est | as compl epuis lon; Afrique Me coniro
pphon ref érite d’a
st pas du
sertations, où il s’agit du bien, de la science et de certitude des connaissances humaines. Quoique Pr tagoras soit le personnage ridicule du dialogue qui po son nom, il n’y est point, à vrai dire, plus fécond q Socrate en sophismes et en arguties d'école. Gorg et Polus disputent avec Socrate encore sur l’art ont toire. Ce livre, assez étendu, renf::me d’uiile: obsd vations conire l'éloquence sophistique et sur les à de l’éloquence papulaire. Ta vertu est-elle une scienc La vertu peut-elle s’enseigner ? Telles sont les question que Ménon et toujours Socrate ont le loisir de disc ter; nous lisons dans ce dialogue que ‘oute science h® maine est un ressouvenir d’une vie antérieure, et qui peut sembler mieux prouvé, que le doute est grande partie de la sagesse.
On a pour septième quaterne les deux Héppias, li
et Ménéxène ou l’'Épitaphe. Ce dernier article est uv La neu oraison funèbre des Atliéniens morts pour la patrie etraité de divers combats. Ion est letitre d’une déclamation conti itulé Æpir les rapsodes, qui allaient récitant des vers d'Homèriigles lettres
h sous le t Dn y trouv
d’'Hésiode et des autres poëtes. Dans le second et le pl court des deux Hippias, Socrate préfère le caractid
d'Achille à celui d'Ulysse. Il soutient, dans le prit une dis mier, que le beau est ce qui est utile et puissant, ct L Lois est tr consiste point, comme le pré’end Hippias, à parler av oxtraire u élégance et avec force dans les assemblées publiquall®:: plus re cet Hippias a voulu enseigner l’éloquence et la poli l'éducatio que dans Lacédémone, et n’y a pas fait fortune. ESSques doiv
Les dix livres de la République ne comptent que po : En vou
un seul article de la huitième tétralogie. La Républiqij'ai préfér de Platon est à peu près, aïasi que son monde et 8
âme, divisée en trois ordre. sui sont les magislris
ancierie,
de uns
s guerriers et les ouvriers. 1l veut pour magistrats is philosophes qui soient religieux et musiciens, et qui tachent à l'éducation des enfants la plus haute im- Dance. Selon lui, la société la mieux ordonnée est lle d’où les poëtes sont bannis, et où les femmes sont Bmmunes. Le second article est le Témée, celui des res de Platon où son système général de la nature des choses, de l'univers intelligible et de l'univers senble, est le plus développé. Dans le Critias, qui n’est les questiotlas complet, il est parlé de lAtlantide, île immense sir de dise Mepuis longtemps submergée. Est-ce une fiction ? Est-ce > science Afrique méridionale ? Est-ce l'Amérique? Grand sujet ieure, et, ie controverse entre les savants. Le dialogue où Clioute est pphon reproche à Socrate de ne pas définir la vertu, érite d'autant moins d'attention que l'authenticité n'en st pas du tout constante.
La neuvième et dernière section comprend HWénos,
s fécond ole. Gor u& larto fuiilez ob.
sur les ab
dippias,
ticle est
la patrie etraité des Lois en douze livres, un treizième livre ination contiitulé Æpinomis et qui semble supposé, en quatrième lieu
@les lettres qui ne sont pas moins apocryphes. Ce qu’on h sous le titre de Minos n’est peut-être qu'un fragment : bn y trouve une apologie de ce législateur de la Crète, Mt une dispute sur la définition de la loi. Le traité des Lois est trop peu méthodique pour qu’il y ait moyen d’en extraire un système. Parmi les détails qu’on y rencontre, l:3 plus recommandables seraient ceux qui concernent l'éducation, et les rapports que les institutions politirune. ques doivent avoir avec les localités.
ent que pod En vous offrant un aperçu des ouvrages de Platon, Républiqëæ j'ai préféré la distribution en tétralogies comme la plus onde et séancienie. On : dans es derniers siècles établi d'autres
lans le prit issant, ct ol
| parler ave
magistras dd 008 plus arbitsaires, sans être plus méthodiques.
ee, de
Les épigrammes attribuées à Platon, et son testamen | conservé par Diogène de Laërte, restent en dehors des à | tralogies. Quant aux livres intitulés Æ/cyon, Ac« éphal ou Sisyphe, Démodocus, du Juste, «le la V. ertu, \ le Définitions et quelques autres, on convient qu’il n'ai est pas l’auteur. Il avait composé des dithyrambes, dei drames, des poëmes, qu’il a lui-même livrés aux flam mes. Je ne vous entretiendrai pas en ce moment def travaux de ses interprètes, scoliastes, commentateurs et traducteurs : la liste en serait interminable et fast Messieur dieuse. Parmi les noms qui la rempliraient, les pluMirnière sé: dignes de mémoire se présenteront plus à propos dans stèmes pl le cours de nos prochaines séances, à mesure qu’ils seMtré ou qu ront amenés par l’ordre éisnologique des faits dont} avons jus
compose l’histoire de la philosophie. ar Thalès; pnt les ché
énide et pcrate et es six école à la pret (Je ère. On ès qui se. s jous les a1 signées :
épendance psophie de
ers de ch:
éterminer
ont précét
an 430 av:
M naissanc:
istote, Un admus ot
ÉCIS DE PLATON
ÉCIS DE L'HISTOIRE DE LA PHILOSOPHIE APRÈS PLATON JUSQU'A L’AN 50O DE L'ÈRE VULCGAIRE.
Messieurs, j'ai essayé de vous offrir, dans noire: rnière séance, un précis de l’histoire des anciens stèmes philosophiques, surtout de ceux qui ont pétré ou qui sont nés au sein des cités grecques. Nous avons jusqu'ici distingué six écoles : l’Ionique, fondée ar Thalès; l’Italique, établie par Pythagore; l’Éléatique, pnt les chefs ont été successivement Xénophane, Parénide et Zénon d'Élée; puis celles de Leucippe, de pciate et de Platon. La fondation et les progrès de es six écoles correspondent au sixième, au cinquième
à la première moitié du quatrième s‘ècle avant note ère. On a donné des noms à quelques autres seces qui se.sont élevées durant ces mêmes temps; mais jous les avons rattachées à celles qui viennent d’être ésignées : il nous a paru qu’elles n’en étaient que des épendances. J'ai exposé le système général de la phipsophie de Platon, et indiqué même les sujets particuers de chacun de ses livres. J’ajouterai, pour mieux éterminer les rapports de son école avec celles qui ont précédée ou suivie, qu’il était né dans l’île d’Égine, ft 430 avant l’ére vulgaire, environ quarante ans après M naissance de Socrate, et quarante-six avant celle d’A- SAistote. Un dit que son père, Ariston, descendait de admus ou de Codrus, et sa mère Périctyone, d’un
frère de Solon ; que d'abord il avait por:é, selon lu mais qu’un dÂ
sage, le nom de son aïeul Aristoclès;
ses mwaîtres, Socrate peut-être, le nomma Platon} cause de la largeur de ses idées ou de ses épaules.
tad1ons sont fort suspectes ; car, ainsi que l’obsersÿ Brucker, le nom de Platon était déjà commun chez à Grecs avant 430. Le philosophe qui l’a porté et inà
mortalisé était entré durant sa jeunesse en quelques il avait tenté de se faire athlèti peintre, inusicien , poëte; il devint un très-habile écr/ vain. Des voyages étendirent ses connaissances : il par courut la Grèce, l'Égypte, l'Italie méridionale, et fi trois fois attiré en Sicile par le fol espoir d'y inspiré des sentiments équitables à des tyrans de professionk
autres carrières
ILirrita Denys l'Ancien, qui le fit vendre, et déplu
Denys le Jeune, auquel il échappa plus heureusemenlf est dans Athènes qu’il a eu des disciples. Il y aval
ouvert une école avant la mort de Socrate; car on as sure que celui-ci s’écriait quelquefois : « Que de sottis4 «ce jeune homme débite sous mon nom! » En effet, EF. % ton, dans ses leçons comme dans ses livres, ne ‘as lassait point de citer Socrate, tout en professant ds doctrines empruntées bien plutôt de Pythagore, dd Xénophane et de Parménide. Socrate avait indiqués
l'expérience comme la source des lumières; Platof prouvait par des principes , et vous avez vu, Me sieurs, par quels principes.
Il donnait ses leçons hors des murs d'Athènes, dan un jardin qui avait appartenu au nommé Académul
ou Écad' mus. C’est de ce personnage que vient le no d’Acar
ancienne
ie, Si fameux dans l’histoire de la philosophe comme dans celle de nos littératures moder
. La doc par son on, et c leurs d e qu'on ef de la m pfessa gu ère, celle r les esse cune co nent de adémie, (
rités n’ex partenait pus que d 1 pouvaie al, dans ne recon mourut
discerne
hilon de]
Antiochus «
itant de p esilas. Ces vec celle iens de de our ne pi Vs
attribuer ous ne ti
A cole mêm
rine qui le ellectuel ,
ETC. u. TROISIÈME LICON. 71
, selon l'à D La doctrine de Platon fut assez purement conseris qu’un de par son neveu Speusippe, par Xénocrate, par Poa Platon } on, et ensuite par Crantor, lesquels composent, épaules. CRc leurs disciples, l’école platonique proprement dite, ue l’obser Mic qu'on a qualifiée l’ancienne Académie. Arcésilas, sun chez IMef de la moyenne, au troisième siècle avant J. C., ne orté et intiiipiessa guère qu’une seule des opinions de la preen quelqu@iière, celle qui déclarait les sens incapables d’aperceire athlèt ir les essences, et par conséquent de nous transmettre
habile éc:MMcune connaissance véritable; c'était un commen-
ces : il patiiiment de scepticisme. Le fondateur de la troisième nale, et fiiadémie, Carnéade, alla plus loin : il soutint que les d'y inspirérités existaient qu'en elles-mêmes ; qu'il ne nous professioppartenait pas de les connaître; qu’il n’y avait pour et déplu: pus que des apparences ou de simples hypothèses, reusemenMu pouvaient cependant nous guider, tant bien que s. Il y aval al, dans le cours de la vie; il admettait le fatalisme, :; car on a ne reconnaissait point de morale ou de loi naturelle. e desott 3 mourut vers l’an 129 avant notre ère; et après lui n effet, E. in discerne encore une quatrième académie fondée par vres, ne Jhilon de Larisse, et une cinquième qui eut pour chef fessant déMBntiochus d’Ascalon, contemporain de Cicéron. Ce sont thagore, diutant de progrès ou de variations du scepticisme d’Arait indiqu ésilas. Ces quatre sectes n’ont réellement de commun
res ; Platovec celle de Platon que le nom d’Académie; et, si je ; vu, Meliens de descendre jusqu’à Antiochus, c'est seulement
MDour ne pas omettre les dépendances qu’on a coutume hènes, da attribuer, assez mal à propos, à l'école platonique. AcadémNous ne tiendrons compte en ce moment que de cette en} le no cole même, restreinte à la première académie. La docphilosoplié rine qui la caractérise est de reconnaître un monde inres mode Mellectuel , archétype du monde visible; d'appliquer im-
72 SYSTÈMES PHILOSOP''IQUES, ETC.
médiatement la pensée humaine : la contemplation premier, d'admettre des communications directes en
l'esprit de l’homme et la source divine de toute science des révélations intimes et personnelles, tout autres qi celles que la foi consacre; en un mot, des connaissandl
essentielles et primitives, soit innées , soit formées dad les régions supérieures de notre intelligence, et acqui ses, comme on le dit aujourd’hui, dans le pays des if if
tuitions.
Je ne crois pas que le nom d’idéalisme soit cel qui convienne à cette philosophie, quoiqu'on le lé
ait depuis quelque temps appliqué. Il avait été jusqu'à | plus ordinairement réservé aux sectes qui, comme l'4 léatique, nient l'existence du mouvement ou même dé corps, ou qui du moins enseignent qu’elle ne peut js mais être assez attestée par les apparences sensiblaf L'école que nous appellerons platonique admet comm réel le mond: visible et matériel, et déclare seulemeri que c’est dans le monde intelligible que les vérités el
sentielles apparaissent à nos esprits.
Aristote ; fondateur d’une septième école grecque était né à Stagire, en 384 : il avait trente-cinq ans en 3494 époque probable de la mort de Platon ; et dès lors, sand doute, il s'était distingué dans la carrière des étude ;
ursuivi pre maines ; et mense, ils ’aucun de core que de rs il eût él | eût échapp médiates et enti les pr ute philoso] r la généra s rapports d t présent, bir si elles o istence ou Éveloppemet ents primit hient fort ép but ce qui L les résoud
uestions plu
antes. Aristc putes nos cc e hâta, com a raison assé
philosophiques. Vous savez que ses disciples ont rec le nom de Péripatéticiens, parce qu’ils discouraient «li se promenant dans le Lycée. Aristote est l’homme de l'antiquité qui a recueilli le plus d'observations, tent le plus d'analyses, cultivé le plus de sciences. Ses ref gards pénétrants, dirigés à la fois sur la nature et sur les arts, sur l'univers et sur la société, sur les objet physiques et sur les relations morales, ont recherché,
ore, l'unité eucippe et | autres hype Les princ Bes existent.
les principe périssent, il
plation d ectes ent e science autres qu alssancà mées da , et acquif
ys des it)
soit cel on le li É jusqu's pomme l'## A ë ème dé
sensible et comm
seulement érités e ;
grecqueh is en 3/0 lors, sand es étude ont ref
ns, tente , Ses re.
re et sur£ s objetli herché,f
TROISIÈME LEÇON. 73 ursuivi presque tous les détails des connaissances maines ; et, s'ils n’en ont point embrassé la sphère mense, ils l'ont du moins parcourue. Plus instruit ‘aucun de ses contemporains, il avait plus de génie core que de savoir; et l’on ne peut dire à quelles hauurs il eût élevé rapidement la plupart des sciences, | eût échappé davantage à cette manie d’abstractions pmédiates et de généralités qui avait partout si fort enti lés progrès. Ses prédécesseurs avaient cru que ute philosophie devait commencer par un système r la génération du monde; qu'avant de reconnaître s rapports des choses avec nous, avant d'étudier leur at présent, leurs propriétés, leurs effets, il fallait sa- Dir si elles ont toujours été, scruter les causes de leur istence ou de leurs formes, tracer l’histoire de leurs Éveloppements ou de leurs altérations, deviner les éléents primitifs qui les constituent. Ces problèmes sehient fort épineux encore, après qu’on aurait examiné but ce qui les précède; mais les aborder les premiers les résoudre suffisait pour rendre insolubles des uestions plus immédiates et plus réellement imporauntes. Aristote, quoiqu'il inclinât fort à croire. que putes nos connaissances dérivaient de nos sensations, e hâta, comme un autre, d'établir des principes; et a raison assez forte pour rejeter les nombres de Pythaore, l'unité absolue de Xénophane, les atomes de eucippe et les essences de Platon, resta condamnée à ‘autres hypothèses générales.
Les principes, s'est-il dit, sont ce par quoi les cho-
Des existent, Puisqu’il y a des choses, il faut qu'il y ait
les principes; et, puisque les choses s’engendrent ct
Apérissent, il faut qu'il y ait des principes contraires.
74 SYSIÈMES PHILOSOPHIQUES, ETC.
Or quel en sera le nombre? Deux seraient opposés, «0. que no leurs effets détruits les uns par les autres. Il y en 4%. de littére donc trois : la matière, la forme et la privation. LES. une mc matière, qui n'est rien par elle-même, est un sujet la. reste, y € bile à devenir corps dès qu’elle est revêtue de qualités} logique a Les corps ont du mouvement : il existe donc un moteur} up de no! immobile, Tout ce qui n'est pas ce moteur se meut où Die avait d en ligne droite ou en ligne courbe : en ligne droit. résultats dans l’espace sublunaire, où les choses sont tantôt pe lient cons santes, tantôt légères, selou qu’elles s’approchent dS};raste, qui centre ou qu’elles s’en éloignent ; en ligne courbe dan} De Sccpsis. ( les cieux, où rien w’est léger ni pesant, parce quil lusieurs, qi chaque chose demeure toujours à la même distance du Alexandrie centre. La terre est l'élément pesant; le feu est léle ilicrs de N ment léger; l’eau et lair sont les éléments moyens Bent trente : Mais il est au delà de l’espace sublunaire une ci Sous prétext quième essence, une quintessence inaltérable. Les cieuSSes achevèrc sont incorruptibles, et seuls dignes de l'attention dl ordre des moteur suprême. Ce qu’il y a de plus noble parmi leScstitués, de choses sublunaires, c’est notre âme, principe de tou Ææhscurcis ég ce qui se produit en nous, assemblage des trois faculfes oracles, tés, de végéter, de sentir et de raisonner. Les deux preBles blasphè mières de ces facultés meurent; la troisième se combnt été ref pose de l’entendement passif qui meurt aussi, et dSEnfin il a é l'entendement actif qui est immortel, qui pourrait biBqu'il nous même être une émanation , non de l’Étre suprême, noSpercer un t de l’âme du monde, mais d’une nn éternelle Slatins, qui animant toute l'espèce humaine. voyez, Mes On peut soupçonner Aristote d’avoir enseigné cetthSsiècles, enc doctrine; on ne pourrait pas l'en convaincre, car IBSqui nous re sen faut qu’elle soit clairement exposée dans ses otSen avons p vrages, qui ne nous sont parvenus que défigurs, Il cs lisant La list
c. TROISIÈME LEÇON. 75
pposés, «18. que nous y retrouvons encore de très-bons trai-
UL'y en. de littérature, de politique et d'histoire naturelle ; ation. [Al Mais une métaphysique obscure décolore et flétrit tout à sujet ha reste, y compris même, s’il faut l'avouer, les livres e qualité Se logique ou d’idéologie, qui recèlent pourtant beaun moteur up) de notions utiles et d'analyses profondes. Arise meut ic avait donné fort peu de publicité aux écrits où ne droit. résultats de ses méditations et de ses recherches tantôt pe aient consignés : il les laissa en mourant à Théopchent dif Mraste, qui les légua, trente-six ans plus tard, à Nélée urbe dan, Scepsis. On dit que Ptolémée Philadelphe en acheta parce quBlusieurs, qui furent brülés depuis avec la bibliothèque istance dB Alexandrie ; que les autres furent enfouis par les héest l'élMSitiers de Nélée dans un souterrain, d'où ils sortirent, s moyens Dent trente ans après, mutilés et vermoulus. Bientôt, une ci Sous prétexte de les restaurer, les copistes et les sophis- Les ciees achevèrent à l’envi de les rendre méconnaissables. ention dif ordre des livres fut bouleversé : les textes , cent fois parini leestitués, déplacés, commentés, discutés, demeurèrent ve de tou Æbscurcis également par ceux qui les révéraient comme rois facules oracles, et par ceux qui les réprouvaient comme deux preMles blasphèmes. Queiques-uns de ces prétendus textes e se combnt été refaits d’après des versions arabes ou latines. issi, et dSlinfin il a été de toutes ces manières si bien procédé, irrait biaBquil nous faut aujourd'hui, pour aborder Aristote, rême , nonBSpercer un triple nuage d’interprètes grecs, arabes et éternelle Slatins, qui l'enveloppe dans nos biblicthèques. Vous | oyez, Messieurs, que ses livres ont eu, à travers Its igné cettSiècles, encore plus de malheur que de célébrité. Ceux cre, Car ISqui nous resteut sont nombreux ct volumineux : nous ns ses Ouen avons perdu davantage. En voyant les uns, et en és, Il «1 lisant la liste des autres , on admire la féconde activité
d'un philosophe qui n’a vécu que soixante-trois ali (de 384 à [22 ), et qui en a perdu huit à faire l’éducl tion d'Alexandre. Aristote semble distribuer ses propr livres en deux classes, les exotériques et les acroam
tiques; distinction qui a fort tourimenté ses commeh tateurs et ses historiens. Plusieurs disent qu’il aval
comme la plupart des philosophes plus anciens que lili
y compris Platon, deux doctrines, et que le nom d'il croamatique désigne la secrète. D'autres réservent @
nom aux livres qui traitent des propriétés interne de la nature intime des choses, et appliquent la déni mination d’exotérique aux ouvrages qui ne concerner que les apparences extérieures. Ce n’est point là le sent
ou du moins l'usage ordinaire de ce mot : vous | vez vu employé pour indiquer la publicité d’un ens gnement ; et l’on a d’ailleurs peine à concevoir l’oppe sition à établir entre exotérique ou externe, et acroi
matique, c’est-à-dire écouté ou entendu. Une divisio} plus claire et plus utile consisterait à placer d’un cût les livres où l’on reconnaît davantage l’esprit d’obser$ vation et d'analyse, de l’autre ceux qui, plus imprégné
de la doctrine métaphysique et du système de physt
que générale dont je vous ai d’abord offert le précis ls ne renferment guère, à parler avec franchise, qu
d’obscures et stériles spéculations.
On peut mettre à la tête des premiers la Rhétoriqui et la Pociique. Ce sont les deux plus anciens traités qu'il nous ayons sur l’art d'écrire; et vingt siècles écouluf depuis n’en ont produit qu’un assez petit nombre de meilleurs. La Poétique cependant ne traite que de l’épol pée ct de la tragédie : c’est vraisemblablement le preb mier livre d’un ouvrage dont les deux tiers sont perl
. On conj( ncipal la me des fin:
ssi divisée
loquence,
érées dans nier sur l oïique la d ns cet ouv
t puisé ce érable. Un Alexandre, Aristote; n selon tout Les huit | urrait dési sez par la |
sse des idée.
monarchie nt, en dégi . Il recher:
ces divers incipe qui üments el Dur se main rchie, ho hesses ; à l our éclairé licence cot e. L'ouvrag tion mixte, nées , et oi
pe . On conjecture que le second livre avait pour objet -trois a ncipal la comédie, et qu'il s'agissait dans le troire léducc des fins morales de la poésie. La Rhétorique est ses propres divisée en trois livres, l’un sur les divers genres acroam M] oquence, l'autre sur les mœurs et les passions cons comme érées dans leurs rapports avec l’art oratoire, le qu'il avail nier sur l’élocution et :ur les parties du discours.
ns que lui nom d'à servent (fi
oïque la dialectique remplace trop souvent l'analyse ns cet ouvrage, la plupart des rhéteurs modernes y t puisé ce qu'il enseigne de moïns inutile et de plus érable. Une autre rhétorique, celle qui est adressée Alexandre, a été insérée dans la collection des œuvres Aristote ; mais elle est peu digne de lui appartenir, selon toute apparence, elle n’est point de lui.
Les huit livres de sa Politique, dans lesquels on
: ( Internesf
it la déno$ -oncerner t là le sent
l'un enstiBurrait désirer plus de méthode, se recommandent oir l’oppéez par la profondeur et souvent par l'extrême jus- , et acroy se des idées. Aristote distingue trois gouvernements,
1e divisitS monarchie, l'aristocratie, la république, qui deviend’un cütMnt, en dégénérant, tyrannie, oligarchie et démagot d'obser4 Be. Il recherche les éléments, les caractères, les effets imprégné ces diverses constitulions; il assigne à chacune le de phys:il incipe qui lui est propre, c’est-à-dire, le genre de timents et d’habitudes qu’elle a besoin d’inspirer pur se maintenir ; au despotisme, la crainte ; à la morchie , l'honneur; à l’oligarchie , le goût et le soin des hesses ; à l'aristocratie, la vertu ; à la république, l’'aour éclairé de la liberté personnelle ; à la démagogie, licence commune, qui ramène la terreur et la tyrane. L'ouvrage contient d’ailleurs le plan d’une organition mixte, où l'aristocratie et la démocratie sont comnées, et où la distinction des trois pouvoirs, légis-
le précis} hise, qui
hétorique L traités que es écoulei ombre-dil e de l’époff ent le pre sont per
latif, exécutif et judiciaire, semble indiquée. Le phil sophe fait surtout sentir la nécessité d'adapter à la constitutionnelle toutes les autres lois de chaque Ét et spécialement celle: qui concernent l’éducation enfants. Quand il remonte aux origines politiques | fils : c'e voit la société naître des affections domestiques; quelquefi royauté, de la puissance paternelle : Ia tvraunie, du poéit en a don voir des maîtres sur les esclaves ; la république, d ; itlivres d sorte de confédération des chefs de famille. Cette th%4$ discours rie peut bien n'être pas toujours exempte d’erre 4 N Cinq trait mais elle suppose une longue étude du sujet. Aristol À bperfectior avait décrit les gouvernements de cent cinquante-Sre commu cités : nous n'avons plus ce travail, où se trouvaienté;et du pr cueillies les connaissances historiques et posit'*. ve honoral ont servi à composer et à vivifier les huit li: < hoissait de
n très-ris
morale e
sa Politique. a Minéraux to
Il semble assez naturel de rapprocher de ces hi compose. livres ceux que le même philosophe nous a laissés sMibstance, ( l'économie domestique et sur la morale; savoir, delihation, pos
livres d’Économie, un opuscule consacré au dénombiputes les s: ment des vertus et des vices, deux livres intitulés Graibuant les des morales, sept livres de Morale adressés à Eudém oilà encor et dix autres à Nicomaque. Mais ces vingt-deux livui ne résu offrent beaucoup de répétitions , peu de détails instru@ifien ne gar tifs, et encore moins d'analyses lumineuses. L'idée 9 /nterpréta nérale qu'on y voit le plus dominer est que toute veiiui n’est pa consiste dans la modération, et tient le milieu entfiilu langage deux vices opposés, le vice par excès, et le vice pileau des d défaut. Cette idée toutefois n’est appliquée par Aristoiimas de no qu'aux vertus qu'il qualifie morales, comme le couraglans nos los la tempérance et la justice, et non à celles qu’il nomnuatre livre intellectuelles, et qu’il dit être au nombre de cinq, ure du syl
te. Le plis pter à la haque Été ucation (l politiques, MR
dence , l'intelligence , la sagesse, l’art et la prudence ; mération qui, je crois, ne supporterait pas un exan très-rigoureux. Le plus important de ces ouvrages morale est celui que l’auteur adresse à Nicomaque, fils : c’est aussi le plus authentique, quoiqu'il ait
é quelquefois attribué à Nicomaque lui-même. M. T'huten a donné une excellente traduction, ainsi que des itlivres de la Politique, et il a joint à ces deux ouvrages Ds discours préliminaires qui enseignent à les bien lire. N Cinq traités dignes du génie d’Aristote , malgré leurs jet. AristlSh berfections et leur obscurité, se réunissent sous le aquante-h re commun de Logique où Organon. Les Catégories, rouvaient##ébjet du premier, sont très-fameuses : c'est une tentaosit'v. ve honorable que le succès n’a point couronnée. 1] ait li: Mbgissait de rapporter à un petit nombre de termes a Miéraux toutes les idées dont l’entendement humain
de ces SR compose. Aristote divise les notions en dix classes : bstance, quantité, qualité, relation, lieu, temps, siation, possession, action et passion, comprenant ainsi u dénombhiputes les substances dans une seule catégorie, et disitulés Grobibuant les modes et les rapports dans les neuf autres. foilà encore un dénombrement tout à fait arbitraire, ui ne résulte d'aucune série d’observations, et dont ails instr@ifien ne garantit l'exactitude, Le second traité, celui Ce . L'idée /nterprétation, est an essai de grammaire universelle, toute ver@ui n’est pas non plus très-heureux ; la théorie générale nilieu entfiu langage y est à peine efileurée. Ce n’est qu’un tale vice pileau des différentes espèces de propositions , avec un par Arist@mas de notions techniques, dont plusieurs ont passé : Je couraglans nos logiques vulgaires. Suivent les Æna/ytiques en qu'il nonnuatre livres, dont les deux premiers expliquent la na-
nie, du po
e d'erreur
a laissés sd savoir, dei
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L À -deux livré
de cinq, Mure du syllogisme, ses espèces , ses formes, ses règles ;
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et les deux autres traitent assez peu méthodiquemeee Aristo de la méthode, de l’art de définir, diviser, démontn génie de
et réfuter. Ce troisième ouvrage ne paraît pas non DÉS chir des atteindre le but de la véritable logique. En effet, cn othèses,
vertir tous les procédés de l’esprit en syllogismes, n'#. d’emp diquer d'autre genre d'analyse que la recherche dr. D'or terme moyen entre deux termes donnés, réduire l'a poste dan de penser à quelques recettes pour éxiter les cond; n'a pas
sions gauches, attrib':er à des principes ou propaucoup m tions universelles une fécondité inépuisable, su pposii Bphie prem que de la combinaison de ces principes avec certain ence et l définitions il puisse naître des connaissances réellem#88, éral de c4 nouvelles, n’était-ce pas donner le change à lintelligend D bormation humaine, tromper son activité, substituer à la scien st à ces ti un verbiage puéril, et aux méthodes productives un L s, son /nte routine au moins infructueuse? Il n’est que trop varriver à que ces écrits d’Aristote ont contribué à créer la so n'a point | lastique du moyen âge. On a puisé chez lui les du quelles sc prétendus principes de l'identité et de la contradicti els élémer c’est-à-dire ce qui est est, et la même chose ne pull ès-grands pas être et n’être point; deux niaiseries qui n'en son D Fètre applic en réalité, qu’une seule sous un double aspect, et ques sujets st néanmoins plusieurs sectes ont vantées ou préconis#Sumaine, ne encore comme les finesses suprêmes de la science. Hu uà l’exclus livres de Topiques forment un quatrième traité : c'eliendant, M une longue exposition de ces lieux communs dans leiilelle qu'il l’a quels les scolastiques, les rhéteurs, les orateurs mên@t si sévère ont si longtemps cherché des idées, des détails et d'#omme un preuves. La cinquième et dernière partie consiste 411Senseigner deux livres sur les Sophismes. En étudiant avec l'at@narquerez
tention qu’elles méritent toutes ces sections de l’Org1Ba Rhétoric
non, il me semble qu'on reconnait que Platon a égales animau
TC. TROISIÈME LEÇON. 81 odiquemedis démontr Das non plé effet, cod ismes, n'à 1erche dif éduire l'ÿ les cond ou prop
me Aristote, son contradicteur. Ilest bien plus facile
énie de repousser des opinions fausses que de s’afnchir des habitudes vicieuses. On délaisse de vaines pothèses, et l’on’ n’en brise pas le moule; on conue d'employer les instruments qui ont servi à les mer. D'ordinaire, celui qui veut détruire des erreurs poste dans le champ même où elles sont écloses, et i n’a pas perdu sa fécondité. Aristote avait conçu, Baucoup mieux que Platon, qu’il y avait une philo- >, SUPpphie première, et qu'elle devait consister dans la ec certain ence et l’art de la pensée. Il a même saisi le plan s réellem; éral de cette étude : il a su qu’elle devait embrasser intelligent formation, l'expression et la déduction des idées; car à la sciend Dest à ces trois objets que correspondent ses Catégouctives WE... son Interprétation et ses Analytiques ; mais, pressé
€ trop vobrriver à des résultats scientifiques et pratiques, éer la 0% n'a point pris la peine de rechercher rigoureusement ui les dut quelles sont nos facultés intellectuelles , ni même de tradictioÿÆuels éléments nos idées se composent. 1l n’a donné de
se ne pulès-grands soins qu’à la théorie du syllogisme, qui, loin n'en son être applicable, comme il paraît l’avoir cru, à tous ect, et us sujets sur lesquels pouvait s'exercer l'intelligence réconist/umaine, ne tendait , en plusieurs genres de recherches, ience. HS à l'exclusion de toute analyse proprement dite, Ceraité : C'MBendant, Messieurs , cette théorie, telle qu’il l’a conçue, s dans lelllelle qu’il l’a faite, est elle-même une analyse si profonde urs mém@t si sévère, qu'il sera toujours utile de la proposer ails et d'Somme un modèle excellent, quand on s’abstiendra de onsiste «enseigner comme une méthode universelle. Vous reavec l’atESmarquerez d’ailleurs que les bons ouvrages d’Aristote, le l’'Orz:a Rhétorique, sa Poétique, sa Politique, son Histoire on à égales animaux, sont des tissus d'observations et d’expé- É XX, 6
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riences , bien plus que de syllogismes; et vous en co es, pre clurez qu’il a eu pour se diriger lui-même, des moy ,ura été plus sûrs, plus efficaces, plus étendus, que ceux a Lis on ret quels se réduisait sa Logique. Enfin il n’admettait p ervateur d'idées innées, ni d’archétypes essentiels, ni d’intuitin me dans
immédiates ; il ouvrait une école qui devait un jo couleurs ramener aux sensations toutes les connaissances et tou biure S'ap les moyens de connaître. Les seize livres de son Orgil nt des a: non ont été traduits dans notre langue par l'abbé di Do, de leu Canaÿe ; et, quoique cette version ne soit pas très-bonn;cns , de j'ignore s’il serait facile et convenable de la refaire; ma. songes si l’on s’appliquait à recueillir et à disposer dans 1%;nme dou meilleur ordre les détails les plus intelligibles et lesrn5e. Dieu sultats les plus précis de ses seize livres, ce travail dira les frirait le tableau des plus anciens essais de la scientre; le pr qui, de nos jours, a été nommée idéologie, et des préaux, aux miers progrès des deux arts qui en dérivent immédiats, etc.; | ment, la grammaire et la logique. D vin. les o Nous venons de distinguer, dans la collection des que, les : vres d’Aristote, quatre classes de traités : littérature Brminer ce politique, morale et philosophie générale, ou, comnik Lécanique. on dit quelquefois, rationnelle, La cinquième réuniur, a esqt quarante-trois livres qui ont pour objet les sciences nat1liiile quelque relles. L'ouvrage le plus important de cette divisiohutile, pu est l'Histoire des animaux, vaste recuëil de faits, quBenre d’étu malgré ses inexactitudes, a obtenu les hommages dé nature, Buffon et de Cuvier. Camus, qui l’a traduit en fran La sixièt çais, a omis le dixième et dernier livre, qui n'est pas a. moins u thentique. Ce grand ouvrage est beaucoup plus lu quihents de si les deux traités qui le suivent, l’un en quatre livra es, les cie sur les parties des animaux, l'autre en cinq, sur leuBnatière de génération. On ne s'arrête plus à deux livres sur livres de H
ous en co des moya e ceux au imettait p d’intuitio ait un joù ances el to
son Orak F.
ar l'abbé très-bonne faire; mail ser dans uê es et les ré e travail of e la scienc et des pr immédiates
ntes, production tout à fait indigne d'Aristote, ne aura été prêtée par quelque Arabe du moyen 4 ge. his on retrouve souvent ce philosophe et soi esprit servateur dans les auatre livres de Météorologie, ême dans les trois opuscniles qui cotcèraent ” vents, couleurs et !:s sons. Le titre de Poux trailés sur la ture s'applique à onze livres où il s’agit du mouvent des animaux, de leur marche, de leur respirabn, de leur esprit, de leur vie, de leur Ko , des senions, de la mémoire, du sommeil, de l'insommnie et bs songes; recueil auquel nous pourrions ajouter mme douzième article, six chapi: "es sur ‘a physiobnie. Deux autres mélanges sont intitulés, l’un Récits mirables, et Vautre Problèmes, chacun en un seul re; le premier contenant des faits relatifs aux aniaux, aux pierres, aux métaux, aux fontaines, aux cs, etc.; le second, des recherches sur les maladies, } vin, les odeurs, la voix, le travail, la sagesse, la muue, les astres et d’autres objets fori variés. On peut rminer cette classe d’écrits par le livre des CHarters récaniques, où Aristote, s’il en est réellement l'auur, a esquissé la théorie des leviers, Àos machines et * À quelques arts. Je n'ai ee FA cetie énumération utile, puisqu'elle montre qu : n'avait négligé aucun » faits, quMBenre d’études. Voilà bien le génie qui embrasse toute mmages dé nature, 2aturam amplectitur omnem.
it en fran La sixième et dernière classe de ses livres, de toutes ‘est pas au@. imoins utile, ne présente que d'obseurs ss a plus lu quilhrents de son système concernant les priricipes des c . tre livre es, les cieux, les éléments et les âmes. Telle est . q, sur leunatière de ses huit livres de Physique, de ses quatorze res sur livres de Métaphysique ou d'Ontologie, de son Ed
ion des 11 littérature ou, comme) me réunir ences nat te divisioi
elques restes, Théophraste et Héraclide de Pont. Théophraste, né en 371 à Érèse, dans l’île de Lesps, s'appelait originairement Tyrtame. Les grâces de bn esprit et de son élocution le firent nommer Euhraste ou beau parleur, puis Théophraste, c’est-à-dire arleur divin. On raconte néanmoins que, dans une rue d'Athènes, son langage le fit reconnaître pour étranger ar une vieille marchande; aventur: le mortifia eaucoup, dit Cicéron, quoiqu'elle on Quinlien, d'autre cause que la perfec! et l’exessive pureté de son atticisme. Ce e a été évoquée en doute. Nous savons mieux. , «isciple et uccesseur immédiat d’Aristote au Lycée, Théophraste ttirait à ses leçons un grand nombre d’auditeurs; on itmême deux mille. Il mourut en 286, à quatre-vingt: inq ans, en se plaignant de la brièveté de la vie huhaine. D’utiles et immenses travaux avaient rempli la
arrière qu’il trouvait si courte. On ne possède aujour- J’hui qu’une très-faible portion des livres qu'il avait omposés, et dont le catalogue nous a été transmis par Diogène de Laerte. L'authenticité de ses Caractères moaux n’est pas universellement reconnue. Des savants rop sévères les ont déclarés peu dignes d'un si grand phiosophe, d’autres n’y voient que des fragments plus ou noins altérés d’un ouvrage très-étendu. On a dit aussi que Théophraste avait quatre-vingt-dix-neuf ans lorsqu'il fit ce livre, ce qui n’est point admissible, puis- Mqu'il est assez bien établi qu’il n’en a vécu que quatrevingt-cinq. Ces Caractères au surplus sont connus de tout le monde depuis que la Bruyère en a placé une traduction française à la tête de l'ouvrage célèbre où
il a imité et surpassé ce modèle. Des productions qui
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