XX
verse ne saurait être sentie par ceux «ui ne font attm, tion qu’aux arguments également äéplorables de l'y et de l’autre parti; mais, au fond, la question était | plus grave qui pû: ‘agiter. Il s'agissait de choisir, pou toute la carrière des études philosophiques , la bon ou la fausse route. Si les universaux, c’est-à-dire lu essences de Platon, les formes substantielles d’Aristor et généralement les abstractions n’existaient que dan l'esprit et dans le langage; s’ils n’étaient que les er. pressions sommaires d’un genre ou d’un faisceau de connaissances, ainsi que le soutenait Roscelin, ch des nominaux, dès lors il fallait n’attribuer de réalit qu'aux individus, et reconnaître dans les idées partie
lières ou singulières les éléments ou les commencement kk
de toutes les autres. Si au contraire les natures, ls qualités, les accidents étaient des êtres positifs, ayant hors du discours et de la pensée une existence absolu et même immuable, comme le prétendaient Guillaume de Champeaux et les réalistes ses disciples, la phih.
sophie devenait la description d’un monde essentiel
intelligible, antérieur et supérieur à celui dont le sper tacle frappe nos sens. Les écoles ne manquèrent pont de préférer ce second et sublime système ; engagées dans les ténèbres, elles s’y enfoncèrent et n’en sor’irent plus. Vous observerez, Messieurs , qu’elles ne croyaient pas donner gain de cause à Platon contre Aristote; le universaux paraissaient appartenir également à l'un et à l’autre philosophie, et c'était un jugement pér patétique, plutôt encore que platonique, que l’on pre
nonçait, en condamnant Roscelin en 1092. Je n’examint pas si, plusieurs années auparavant, un autre docteur nominé Jean avait professé le premier la doctrine des
ominaux : il
Je Compiègn ribulations. | té répréhens réprochable psophique. G J'années aprè:
Ce Guillaut esseur de th arne et mc ent désigné
ppelé scolast:
blutôt résume ance dans l’hi:
hous efforcer «
écrits d’Aristo ième siècle ; « aines écoles, le la pensée.
Du étre appor
a première c pas même trè hient fait un jiècle. Mais, d entre les nai
Aristote tra Mérence, non
à comprendr hue, de la pc
‘histoire nat ont Ja lectut
point, mais H
sor!irent croyaient istote; lu at à l'une nent péri : l’on pro nexamine re docteur ctrine des
ominaux : il suffit qu’elle ait valu à Roscelin, chanoine Je Compiègne, un anathème, un exil, et dix ans de ribulations. Il se peut d’ailleurs que sa conduite ait té répréhensible ; celle de ses adversaires n’était pas réprochable; et il ne s'agit que de son opinion phipsophique. Guillaume de Champeaux renouvela, peu l'années après, la querelle contre l’infortuné Abélard. Ce Guillaume, qui d’archidiacre de Paris et de proesseur de théologie fut vêque de Châlons-surarne et mourut dan re en 1121, est sou-
ent désigné comme | r de l’enseignement un fait général , ou
ppelé scolastique. Ce :
blutôt résume une suite di d’une si grave irhpor-
ance dans l’histoire de la philosophie, que nous devons hous efforcer d'y attacher des idées positives. Quelques écrits d'Aristote avaient pénétré en France dès le neuième siècle ; et au dixième on expliquait déjà, en ceraines écoles, le traité de l’Interprétation ou des signes le la pensée. Les traductions faites par les Arabes n’ont
bu étre apportées dans nos contrées qu’au retour de
a première croisade, entreprise en 1095; et il n’est pas même très-probable que les docteurs français en aient fait un grand usage dans le cours du douzième iècle. Mais, de quelque manière que ce fût, ils avaient ntre les mains, on ne peut en douter , plusieurs livres
M'Aristote traduits en latin ; et ils s’attachaient de pré- Biérence, non aux plus instructifs, non aux plus faciles
à comprendre, non à ceux qui traitent de la rhétorique, de la poétique, de la morale, de la politique, de ‘histoire naturelle des animaux, mais à sa dialectique, ont la lecture exigeait des connaissances qu’on n'avait
Époint, mais plus encore à ses livres de métaphysique