‹ Cours d'études historiques [microforme]Chapitre 26 sur 115 · A RARE · texte numérisé non relu

A RARE

pour objets les modes, les substances et les relations. A leur tour les modes sont simples ou mixtes. Les qualité sensibles des corps se divisent en trois ordres, selon qu’elles résident dans les corps mêmes, ou qu'’ells consistent dans les affections que la présence ou le contact de ces corps excitent en nous, ou qu’elles supposent dans ces mêmes corps une énergie réelle, la faculté d’agir en effet sur d’autres corps. C’est à ces trois espèces de qualités que correspondraient, par exemple, les mots dur, amer et dissolvant. Locke développe par ticulièrement les idées de solidité, de durée et d'expansion, Si nous admettons plus aisément une durée

tionnées a actuel : de seraient fc ports : la d avoir expl essaye de morales.

tout genre

Ce ction fran.

e Leclerc, lier parut, ns, les trae tardèrent est là que ce appelée e des idées cke s'arrête nière partie ai ne voient «amine sous in, de mémonde, on détruite de ation et ré.

de nos idées naissent ou exion seule, bis : elles ont es relations.

. Les qualités rdres, selon ou qu'elles ésence ou le qu’elles supelle, la faculté ces trois es-

infinie qu’une expansion illimitée, c’est que nous confondons celle-ci avec l'étendue ou la pluralité des parties. L'expansion est conçue comme un solide ; la durée comme une ligne : le temps est à la durée ce que le lieu est à l’expansion ou espace. Ce sont des portions déterminées de l’une et de l’autre; et ces deux idées de lieu et de temps sont nécessaires pour compléter celle de l'existence. L'unité et les nombres, le fini et l'infini, les modes du mouvement, puis le son , les couleurs, saveurs et odeurs, la puissance et la volonté, les modes mixtes ou les combinaisons de modes simples, subissent successivement une analyse rigoureuse. Considérant ensuite les substances, Locke nous montre comment les idées collectives s'acquièrent par la réunion des idées singulières et par la fiction d’un sujet ou substratum. Nous cesserions bientôt d’attribuer aux corps les qualités sensibles du second ordre, qui n’ont de réalité qu’en nous-mêmes, si nous pouvions découvrir les qualités premières des plus petites parties de chacun de ces corps; mais nos facultés sont proportionnées aux conditions et aux besoins de notre état actuel : des organes plus délicats, plus précis, nous seraient fort souvent nuisibles. Suit l'examen des rapports : la cause et l'effet, l’identité et la diversité. Après avoir expliqué en quoi l’individualite consiste, Locke essaye de décomposer aussi le système des relations morales. Mais il s'applique surtout à prouver qu’en tout genre d'idée, l'obscurité et la confusion proviennent de la grossièreté de nos organes, de la faiblesse des impressions ou des souvenirs , de ce que les notions complexes embrassent trop d'idées simples et les rendent indistinctes. Ces idées simples sont toutes réelles,

au lieu que les idées complexes offrent des combinai. sons souvent arbitraires et fantastiques. Du reste, vérité et fausseté sont des caractères qu'ou ne doit ap. pliquer qu'aux jugements : quand ou parle de la faus. seté ou de la vérité des idées, on suppose toujours quelque proposition tacite. C’est dans ce vaste tableau de la génération de nos idées que Locke a jeté, trop accessoirement peut-être, celui de nos facultés intellec. tuelles : sensation, perception, attention, réflexion, contemplation, réminiscence, mémoire et raison. Ses successeurs ont revu , abrégé et achevé cette nomenclature, qui leur a paru à la fois incomplète et redondante. Ayant ainsi recherché comment les idées naissent et se forment, Locke s'occupe de leurs signes : il fait voir que le langage enregistre et fixe les notions; que les signes sont nécessaires pour penser avant de l’être pour com muniquer ; que les expressions générales étaient indispensables; que l’abstraction les a faites ; que la division en espèces est l'ouvrage de notre entendement plus que de la nature; que les essences ne nous étant pas conoues, les définitions par le genre et l'espèce sont moins instructives, moins exactes que les descriptions; que certains éléments du discours ne représentent que les modes de la pensée et non ceux des choses; que l'imperfection du langage est une source féconde d'erreurs; que les mots, appris en l’absence des idées, s’appli quent d’une manière variable, et quelquefois se pren: nent mal à propos pour les choses mêmes; qu’il suffirait de n’employer jamais que des termes propres pour rer dre les sciences morales susceptibles de démonstration. La dernière partie de l'ouvrage concerne la connais sance , les moyens que nous avons de connaître avt

certitude ou la div soit leur moyens & la démor | l'entende même le de très-pi losophe 2 l'inutilité | identiques que Dieu ser; Opini Stillingflec Locke d'ir empêché | L osaïent acc fessé des s:

phrase de tiné à pro saints l’étal

Entre se tés du gouv Jean-Jacqu et de l’autre l'Émile beat Mais, il en

cat et mên jour par l’a thode pour

à tolérance geuses den

combinai- Du reste, 1e doit apde la faus-

e toujours te tableau jeté, trop

és intellecexion, Conn. Ses sucnenclature, ante. Ayant Let se forait voir que Le les signes e pour com aient indise la division

» sont moins ptions; que tent que les s; que lime le d'erreurs;

ois se pren:

Lu'il suffirait

la connais:

inaître ave

l : probabilité , soit l'identité certitude, ou seulement avec probabilité , soit l'identité ou la diversité des objets, soit leurs relations entre eux, soit leur coexistence, soit leur existence réelle. Ces moyens sont la sensation, la perception, le jugement,

la démonstration. Si ce quatrième livre de l’Essai sur

| l'entendement humain n’est ni le mieux rempli, ui

même le mieux conçu, du moins il renferme encore de très-précieux développements; c'est là que le philosophe anglais fait sentir linfécondité des: axiomes, l'inutilité du syllogisme, la frivolité des propositions

| identiques. Mais c’est là aussi qu'il s’est avisé de dire

que Dieu pouvait donner à la matière la faculté de penser; opinion contre laquelle se sont vivement récriés Stillingfleet et plusieurs autres docteurs. Ils ont accablé Locke d'injures et d’anathèmes, qui n’ont pourtant pas empêché le succès de son ouvrage. L'écrivain qu'ils

Fosaient accuser de mécréance avait constamment pro-

fessé des sentiments religieux; on a de lui une paraphrase de trois épîtres de saint Paul et un traité destiné à prouver que le christianisme, tel que les livres saints l’'établissent, est éminemment raisonnable. Entre ses autres productions, on distingue ses traités du gouvernement civil, et de l'éducation des enfants : Jean-Jacques Rousseau a tiré un grand parti de lun et de l’autre. On retrouve dans le Contrat social et dans l'Émile beaucoup d'observations et de pensées de Locke. Mais, il en faut convenir, exposés avec bien plus d’écat et même de précision. Les premiers écrits mis au jour par l’auteur anglais avaient été,en 1666, une méthode pour faire des recueils; en 1689, des lettres sur a tolérance : il voulait que le choix des croyances religieuses demeurât pleinement libre; condition néces-

316 sySTÈMES PHILOSOPHIQUES, ETC.

saire en effet pour qu’elles soient sincères et utiles, Q, M °’f#nc€

a aussi de lui des considérations sur les monnaies; des vous en observations météorologiques; des éléments de phys. LE °” 1713 que; un examen de l’opinion de Malebranche, que nous D écrits ph voyons tout en Dieu; une histoire de la navigation: deraiaon des mémoires sur la vie du comte de Shaftesbury, 4 re 1.5 des lettres familières. Mais la grande mission qu'il ; Cor remplie a été d'analyser l’entendement de l’homme; de ans moutrer comment les idées se forment, s'expriment, se esprit et traduisent et s’enchaînent. 11 laissait bien dans ce tra. MR 44/2 214€ vail quelques vides à combler, quelques points obscurs Dee rhap: à éclaircir, certaines classifications à perfectionner: diver vs, | mais, dans une carrière à peine ouverte encore, il fai. cule. Ur ë sait du premier coup des pas immenses. Locke et Ney. phie que

ton, son compatriote, ont créé, à la fin du dix-septième DR P Intôt que siècle, la philosophie du dix-huitième. En même temp Les pensé que le métaphysicien débarrassait la philosophie générak a

et les sciences morales et politiques de tous les pres tiges dont les platoniciens, les syncrétistes, les sc. lastiques et les cartésiens les avaient offusquées, New. ton démolissait le monde fantastique de Descartes « construisait l'astronomie physique. Depuis ce temps, la sciences exactes et les sciences naturelles ont fait, à leu aise, des progrès aussi étendus que rapides; et les autre branches de la philosophie, quoique bien plus délicate et plus entravées, ont pris par degrés presque tous lé développements que Bacon leur avait promis ou ir diqués.

Nous pourrions, Messieurs, considérer comme w des premiers disciples de Locke, Antoine Shaftesbur, l’auteur des Characteristics, et petit-fils du minist Ashley; car il avait, ainsi que son père , reçu dans sa

rimentale reconnaiss médecin al démie des par Fonte titulé Héde avec la mé connues,

nous avons nous ; que, bles, les a sont à not bornes de les choses

Page 1