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'élancer au des routes assure, la le dix-neuux ancienen les dé-
rant stériles en elles-mêmes ou épuisées par ceux qui ont parcourues dans tous les sens. Le moment est nu, dit-on, de se soustraire à ce vieux et caduque pire des traditions et des règles, de l'habitude et l'autorité. Ce régime littéraire a fait son temps; il plus rien à faire, si tant est qu'on lui doive queles produits tolérables. N’a-t-il pas bien assez perpétué méthodes artificielles qui dépravaient les ‘talents, ptivaient le génie, et n’entretenaient que la médioté? Car, après tout, qu'y at-il de vrai, de beau, xcellent, dans ces compositions si vantées et si régures, sinon peut-être quelques traits originaux que la ture et le génie auront pu y jeter encore, à l'insu n art tyrannique ou en dépit de ses théories pédanques? On verra bientôt ce que deviendront ces remmées imposantes des Xénophon, des Thucydide de leurs imitateurs, quand l'intelligence humaine
e fois émancipée , aura recouvré assez de liberté pour apprécier sans superstition.
Cette liberté, Messieurs, qui sourit toujours aux esits studieux et actifs, c’est surtout à la suite des grands puvements politiques qu’ils sentent vivement le besoin n faire usage. Ils se demandent s’il n’y a pas aussi e révolution à opérer daus la république des lettres, se persuadent volontiers qu’en effet il importe de htinuer, d'achever par des innovations littéraires celles i viennent de s'introduire dans l'administration et ns les lois. Pourquoi resteraient-ils stationnaires après t d’agitations et de déplacements autour d'eux. Des s surannés conviennent-ils à un peuple rajeuni, surt aux générations qui grandissent sous un système litique jeune comme elles ? Et ne faut-il pas, pour un
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16 sYSTÈMES PIHILOSOPHIQUES, ETC. 4
nouvel ordre d'institutions civiles, une philosophie r% nouvelée et une autre littérature? Que faire de cell qui, établies sous un régime qui n’est plus, ont subi sf influence, reçu ses directions, et qui ont toujourscran it : de franchir les limites dans lesquelles il les resserrai li
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Ne suffit-il pas qu’elles aient pu exister avec lui pou L’hi: qu’elles ne doivent pas lui survivre? uple
Cependant, Messieurs, si nous voulons envisag na sous toutes leurs faces des questions si graves, il «4; gér juste d'entendre aussi les réclamations que cette lit...
rature et cette philosophie du temps passé pourraegaÿ opposer aux arrêts qu'on vient de prononcer cu elles. Toutes deux retraceraient les services qu ’ellé croient avoir rendus à la société durant ies irois def£ he F niers siècles; elles prétendraient même avoir prépa nsibl, les améliorations politiques dont on se prévaut pol nsfs les réformer à leur tour. S'il était vrai qu’elles eusseil ifie le propagé et d'avance rendu dominantes les opinions à Lisa
les mœurs avec lesquelles il a fallu que les institutioné publiques se missent enfin plus en accord, n’auraien elles pas quelque droit de répondre à ceux qui les m nacent , qu'ils détruiraient en elles les causes les plus à
ngien »s for« ° podes:
resque aite au ue no
e mo ficaces et les plus pures des progrès dont ils semble. e. se féliciter ; que ces agressions injustes et ces entrepris; tous imprudentes n’imitent qu’à contre-sens la révolutidéæ am politique dont ils s’autorisent, n’en sont que des cop ins
puériles, que des parodies déplorables, où se retrouve usses seulement les illusions, les écarts, les désordres qi ésistan
ont accompagné et com;r:7:: cctte révolution el
Me proc même? N'est-il pas perm': de , «+: qu'il . ;saïde ra chao: et de salutaire, dans les mouvements qui Viennent d'@ omène giter le monde pendant quarante années, que les rime : À
s, ETC.
philosophie re4 faire de cells us, ont subi sf | toujours.craili 1 les resserraili r avec lui pou
tats des travaux les plus classiques légués par Îles
es précédents? Mais cette discussion toucherait peut-
e de trop près aux grands intérêts du nôtre, s’il la
lait approfondir : hâtons-nous de généraliser ces ob-
rvations, de les étendre au cours entier des siècles.
L'histoire du monde physique et les annales des
uples nous apprennent à reconnaître également, dans
natüre et dans la société, l’action constante de deux si graves, il %;; sénérales que les mots de continuité et de mobilité
que cette lit event exprimer ou désigner. D'une part, ce qui a
assé pourriigängiemps duré tend à se conserver, et y emploie toutes ononcer Cons forces qui lui restent ; ses vieilles racines sont proservices qu'eléé ndes; et, tant qu’elles demeurent vives, on ne les art les irois defÆ che pas sans efforts. De l’autre part, un mouvement 1e avoit prépa eusible ou secret agite et anime tout ce qui respire, se prévaut POËransforme les substances, déplace les individus, moqu'elles euss®Æife les habitudes, diversifie les rapports. Ces deux s les opinions %issances, qui semblent moins opposées entre elles et e les institut resque ennemies, concourent avec une harmonie parord, n'auraie1@ite au maintien de l’ordre universel. Un monde, tel eux qui les ne nous le concevons, en quelque sens qu’on prenne auses les plus ee mot, ne subsiste qu’à condition de se renouveler. ont ils semblens cesse : il finirait d'exister ou du moins de vivre, et ces entrepris tous les éléments qui le composent pouvaient être s la révoluti ndamnés à une immuable stabilité; mais il n’est pas t que des cop oins évident que des commotions brusques, des seoù se retrouve ousses violentes, qui ne seraient amorties par aucune s désordres qésistance, tempérées par aucune force conservatrice, révolution el@he produiraïent que le désordre, ne ramèneraient que vil : ;;aide re chaos. Par la combinaison de ces deux lois, les phéui viennent dSomènes de la nature physique, tels que la sagesse suées, que les nhrème les a déterminés, offrent le spectacle d'un im XX. 2
ulons envisage
mense et perpétuel enchaînement, où tout ce qui a tres; commencé s'achève, où tout ce qui s’est achevé recom."Æ+, dout mence; où rien ne survient , où tout procède ; où rien puis
ne périt, où tout se En où les vicissitudes ne} bat mi sont que des successions régulières, les révolutions ques mœ des renouvellements prévus, les catastrophes même "serai
que de plus vastes renaissances. Mais, quand nous cou-#%æ,, libre sidérons les faits du monde social, quand ils frippentnovati immédiatement nos regards, ou quaud l’histoire nous #Æ S'il e les retrace, il s’en faut que nous y retrouvions un cours téraire aussi bien réglé, une aussi heureuse concordance : c'est breuves là que l'intervention des volontés humaines multiplie ces? I sans mesure les aberrations proprement dites et les vé-Ændue s ritables calamités; soit qu ’on s'opiniâtre à maintenir ie vieux des institutions surannées, devenues inconciliables avec À ans la F les lumières acquises, soit que l’ambition des conqué. B spécial rants, ou le zèle aveugle des novateurs, ou les manœu-M@e littérs vre, des factions impriment aux peuples des mouve.l orales ments excessifs ou tumultueux, mal conçus ou mal BB vérité: concertés. 1l faut, pour le alsié succès de ces grands dissipe changements, beaucoup de conditions dont la réunion rrières est fort rare: d’abord qu ils soient raisonnables en eux- ogrès 1 mêmes; ensuite que l’état des idées et des mœurs Les M rt lents rende possibles ou même indispenssbles ; enfin qu ls) s doctri s'exécutent sans iniquités et sans SEMAEQEANOES, en res-| nt en pectant tous les droits persunnels, et en ménageant Belles n le plus qu’il se peut, les intérêts et les habitudes. Voilà! ndés le pourquoi, au milieu de tant d’agitations, d'entreprises, % suite à de révolutions enfin , duraut tout le cours des trois mille Miements ans que l’histoire nous fait remonter, nous en discer- Dciété le nons si peu qui aient réellement tourné au profit der le bu la société. La plupart n'ont été que de lamentables dé- Msolu de
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stress et, s’il est vrai pourtant, comme on ne peut h douter, que le régime social se soit fort amélioré
ppuis les affreux temps du moyen age, si nos droits
at mieux garantis, nos connaissances plus étendues, ps mœurs moins barbares, nos cités plus florissantes, pserai dire que, en général, ces progrès sont plutôt dus x libres et paisibles mouvements des esprits qu’à des novations subites et à d’orageux bouleversements.
} S'il en est ainsi, Messieurs, qu'espérer d’une réforme
téraire soudainement proclamée, sans essais, sans
Mbreuves, sans autre annonce que son éclat et ses me-
aces ? Dans certaines sciences, une découverte inatndue suffit quelquefois pour renverser en un instant
ke vieux systèmes, dont elle dévoile la fausseté. Mais,
ans la philosophie générale, mais dans les beaux-arts,
spécialement dans ceux qui sont compris sous le nom.
e littérature, les théories tiennent à des observations
orales trop délicates et trop compliquées pour que
s vérités puissent apparaître inopinément et les erreurs > dissiper au premier signal. C’est surtout en de telles arrières que rien de bon ne s’improvise, et que les ogrès ne sont réels et solides que lorsqu'ils ont été rt lents. On a droit de vous demander, avant tout, si s doctrines et les méthodes que vous prétendez abolir nt en effet aussi vicieuses que vous l'affirmez; sur elles maximes précises, sur quels faits positifs sont ndés les reproches que vous leur faites. Vous auriez suite à nous exposer avec clarté vos propres enseinements, à nous montrer dans la nature et dans la bciété les sources d’où ils dérivent, et à bien détermir le but où ils tendent. Car, si vous aviez seulement
ssolu de faire autrement qu’on ne faisait avant vous,