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i< si bien éprouvée. » Après un cri général d'approbation, -Quintius s'avance; il annonce que ses soldats sont au pouvoir du dictateur; mais il le conjure de défendre leur cause aussi fidèlement qu'il a toujours servi celle de la république. Pour lui-même, Quiutius ne veut aucune garantie personnelle, pas d'autre que le sentiment qu'il a de son innocence ; pour les soldais, il réclame une pleine et entière amnistie. I>e dictateur donna (les louanges à Quintius, des espérances à tousiesautrès, et, montant à cheval, se rendit à Rome en diligence. Il obtint du sénat un décret d'amnistie, que ratifia le peuple convoqué dans le bois Pétélîus. Ce qu'il eût fait lui seul n'aurait obligé personne après l'expiration de sa dictature. Il pria les citoyens d'épargner auK rebelles réconciliés toute raillerie comme tout sérieux reproche. Il Ht rendre une loi portant que le nom d'un soldat inscrit ne pourrait plus être rayé que de son oonse[it£ment; on y ajouta que jamais un tribuu légionnaire ne redeviendrait immédiatement premier centurion ou primipilaire. Les conjurés avaient demandé cet article à cause d'un Salonius, qui s'était arrangé de manière à remplir toujours alternativement l'une de ces deux fonctions. Ils ne lui pardonnaient pas d'avoir' résisté à leurs projets séditieux, et d'avoir fui des Lautules pour n'y prendre aucune part. C'eût été ' pour le sénat un motif de rejeter l'article; mais Salonius lui-même (on était dans une veine de générosité) représenta vivement que son intérêt personnel ne devait pas être mis en balance avec celui de la concorde publique. Les rebelles demandaient aussi la diminution de la solde des cavaliers , triple alors de celle des fantassins: ils la voulaient ré<Iuire au même taux, et
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osaient en doiiner pour raison la résistance que la cavalerie avait opposée à leurs desseins.
Tite-Live trouve en quelques auteurs qu'en cette année le tribun du peuple Génucius fît rendre des lois qui défendirent tout prêt à intérêt, exigèrent un intervalle de dix ans avant qu'on pût reprendre une magistrature qu'on avait déjà exercée, et permirent expressément de choisir les deux consuls dans la classe plébéienne. Si le peuple obtint réellement ces concessions, il fallait que le parti des conjurés eut une grande puissance. D'autres annales disent que Valérins ne fut pas nommé dictateur; que la sédition s'apaisa par la seule entremise des consuls; que celte multitude de rebelles avait pris les armes au sein même de Rome, et non dans un lieu éloigné. Là, ce n'est plus Quintius (|ue les conjurés vont enlever de nuit à sa campagne, c'est Caius Manlius qu'ils viennent prendre de force dans sa maison, à la ville; et ils vont avec lui s'établir vers la quatrième pierre milliaire, dans une position forte. Les premières propositions de paix ne se font plus pat- les chefs; les soldats des deux partis, au moment d'en venir aux mains, se saluent, s'abordent, s'embrassent en pleurant; et, quand les consuls voient cette répugnance de leur armée à verser le sang romain , ils conseillent au sénat de recourir aux moyens de conciliation. Ainsi les anciens historiens ne s'accordent que sur deux points, qu'il y a eu une sédition, et qu'on parvint à la calmer. Quoi qu'il en soit, le bruit qui s'en répandit et la guerre si grave entreprise contre les Samnites di.<;posèrent quelques peuples à se détacber de Bomc;cl, sans parler desLatins, dont la fidélité était déjà depuis longtemps fort douteuse, les Privernales,
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par des incursions subites , ravagèrent les territoires de Norba et de Sétia , colonies romaines qui coutinaient à leurs pays.
C'est ainsi que Tîte-Live termine son septième livre, après avoir avoué lui-même l'incertitude des derniers faits qu'il nous a racontés. Nous aurons , Messieurs, quelques réflexions à faire au commencement de notre prochaine séance sur les récils que nous venons d'entendre aujourd'hui, et nous entamerons ensuite le huitième livre, dont les douze premiers chapitres conduiront les annales romaines de l'an 34 1 ^u 3o juin 338.
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