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PENTES

593 — Equations fondamentales. — La question des pentes présente une très grande importance. En effet, le coefficient de traction n'étant que de quelques millièmes, comme nous le verrons bientôt, une inclinaison, ayant elle-même une valeur de quelques millièmes, suffira pour l'affecter d'une manière très notable. Cette sensibilité sera, en outre, d'autant plus accusée, que le matériel sera établi avec plus de précision. La pente doit être bien uniforme. C'est, du reste, un principe absolu, que le roulage effectué par l'homme ou le cheval doit toujours procéder en descendant, sans contre-pentes.

Si le chariot n'était soumis qu'à la gravité et aux résistances passives, les choses se passeraient de la manière suivante. Pour toutes les inclinaisons comprises entre le palier horizontal et un certain angle, que nous appellerons pente de rotdement, le véhicule reste immobile, et il rentre bientôt dans le repos, si on le lance avec une certaine vitesse. Pour cette pente précise, la vitesse se conso*vera d'une manière uniforme. Au delà, et jusqu'à une autre inclinaison, que nous pouvons appeler pente de glissement (% le mou-

(■) Elle est égale à l'angle de frottement, lequel a pour tangente trigonométriiiae le coefficient de frottement. Pour le glissement des métaux à sec , on peut admettre

vemeat prendra naissance de lui-même, et sa vitesse s'accroîtra avec une accélération qui est de plus en plus marquée, au fur et à mesure que l'angle augmente. On a la ressource de la modérer en embarrant une ou plusieurs roues, de manière à substituer, pour ce qui les concerne, le frottement à la résistance au roulement, d'une valeur beaucoup moindre. Mais, si l'on atteint la pente de glissement, lors même que toutes les roues seraient embarrées, le système descendrait à l'état de traîneau, avec une accélération qui, d'abord nulle pour ce degré précis d'inclinaison, continuera à être croissante en même temps que la pente. On n'a plus alors d'autre moyen de modérer le mouvement que d'enchaîner le chariot, en opposant à sa descente l'action d'un frein fixe. C'est le mécanisme des plans automoteurs, auxquels nous consacrerons le chapitre XXVIII. Si donc l'on tient a conserver l'indépendance des véhicules, c'est l'inclinaison elle-même qu'il faut restreindre, en remplaçant, par des voies thiernes les lignes de plus grande pente.

Fig. 402.

594 — Suppo- 't sons maintenant un wagonnet (fig. 402) actionné par un moteur spécial, outre la

pesanteur, et parcourant une pente assez faible pour que la vitesse puisse demeurer constante. Proposons-nous de déterminer la force impulsive qui sera, pour cela, nécessaire.

Le centre de gravité ayant un mouvement rectiligne et uniforme, toutes les forces extérieures devront se faire équilibre, si on

(Ponoelet, Introduction à la mécanique induttrielle^ 1841, p. 486) la valeur :/*= 0,18. L'angle correspondant est alors égal à 10' 12' 10*.

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