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point, on reporte de proche en proche un commandement d'arrêt. Si, inversement, une recette vient à manquer de véhicules pour la conservation des distances, Tenchaineur, en engageant son frein, arrête momentanément le mouvement sur sa travée.
681 — La troisième combinaison est celle de la chaîne flottante d'équilibre. On s'y passe, tout à la fois, du moteur du premier cas, et du frein du second; ou, du moins, on réduit à un rôle subsidiaire ce dernier organe, dont la présence reste pourtant nécessaire.
Le principe consiste à mettre en relation deux chaînes flottantes. Tune en rampe, Tautreen descente. Elles sont destinées à concentrer, à un niveau intermédiaire, les charbons de Tamont-pendage et de Texploitation en vallée. Supposons, pour un instant, les deux productions égales, les poids morts s'équilibreront mutuellement, et, si nous faisons abstraction des résistances passives, dont il sera aisé de tenir compte dans un projet eflectif, le travail de la gravité développé dans la -descente des charbons supérieurs, pourra être afiecté à la remonte du combustible de Taval-pendage, sur une hauteur égale (*). Si les hauteurs à racheter sont différentes, les poids en mouvement devront se trouver dans le rapport inverse, et, comme le poids mort reste proportionnel au chargement utile, ce même rapport devra exister entre les productions elles-mêmes. Il suffira donc de régler en conséquence l'activité des deux étages, et, pour cela, d'y répartir convenablement le personnel.
68IS — La chaîne flottante d'équilibre peut, de même, être employée 0, non plus pour opposer l'une à l'autre les circulations ascendante et descendante de deux étages, situés de part et d'autre de la voie de roulage, mais pour effectuer, sans moteur spécial, la traction, sur ce niveau, du tonnage que l'on y descend de l'amontpendage. On dispose alors, pour vaincre les résistances passives développées en palier, en même temps que sur le plan incliné, du travail de la pesanteur fourni par la descente du combustible. D
(^) On retrouve ici un second exemple des chuiei de charbon , envisagées comme un moteur spécial, dans la théorie des plans bisautomoteurs (a* 657). (*) Rev. univ. d. m. et. u., 2% III, 210.
TRACTIONS MÉGANIQUIilS. 755
est facile de formuler le rapport à observer, à cet égard, entre les deux mouvements.
Désignons, pour cela, par P le chargement d'un wagon et par/? son poids mort. Appelons v^ le poids de la longueur de chaîne qui lui correspond, d'après l'espacement adopté, et m le coefficient de traction qui a été déterminé par la théorie des pentes (n~ 599 et 600). Le travail développé par la descente du charbon sur la hauteur verticale h est exprimé par PA, et il n'y a pas lieu de tenir compte du poids mort, car il se trouve équilibré par celui d'un wagon vide qui remonte en même temps la rampe. Ce travail disponible doit être affecté à vaincre, sur une certaine longueur horizontale /, les résistances développées par la traction du poids total, formé d'un chariot plein P + p, d'un chariot vide p, et de deux brins de chaîne ^xi. On a donc l'égalité :
PA = m/ (P -h 2p -f- 2ri),
qui servira à déterminer /. En général, un abaissement vertical donné peut suffire à entretenir le mouvement sur un palier 20 fois plus long (').