‹ Cours d'exploitation des mines (volume 2)Chapitre 56 sur 142 · X := — F Cos -, = — cj H6 (p 4- fl · texte numérisé non relu

X := — F Cos -, = — cj H6 (p 4- fl

Pour le moment M, on a

M = F. GK — CI nb(p -h a) tang^. ^

= î-—! — i. CE sm tj lU» (p 4- a) lang -. -i— 5 — - tang -»

cosfi

=z^mlàbp(p + a) lang* -.

Si nous remettons ces diverses valeurs dans l'expression de R, il vient : R = — jj. uH6 (p -h a) 4- j^. ^ crHfcp {p + a) tang» ?.

La hauteur b disparait d'elle-môme, comme il était aisé de le prévoir, et il reste simplement :

Cette équation du second degré, ayant son dernier terme négatif, fournira des racines réelles et de signes contraires. On aura donc toujours, sans ambiguïté, une valeur unique, i*éelle et positive, pour le rapport de l'épaisseur cherchée a au rayon donné p du puits. On admet que le chône ordinaire peut travailler à 0^',8 et le sapin à 0^*,6 par millimétré can*é. Mais pour des pièces de choix, telles que celles que Ton emploie exclusivement pour ces ouvrages essentiels, on peut augmenter ces valeurs de moitié, en

les portant à 1^',2 et à 0^«,9. Dans ces conditions, - devient égal à 1200 ou à 900 pour

ces deux espèces de bois.

368 VnrcS TIE COMMUNICATION.

On rend en outre loules les parties solidaires, en établissant, dans les angles du rectangle, des longuerines qui régnent du haut en bas du puits. On a soin aussi de réunir consécutivement les cadres, au moyen d'écoins que l'on y assujettît à l'aide de forts crampons.

On soulage le poids de l'ensemble, en établissant de distance en distance des cadres porteur», appelés aussi cadres à oreiUes, rouets, roues , ou roulisses , dont les diverses pièces, plus longues que les eûtes du polygone de section droite, l)énètrent dans le sein delà roche, icoûpB veiiitaiej. OÙ cUes sont logécs dans des potcl-

les pratiquées à cet effet. De tels cadres ne pourraient descendre sans se cisailler préalablement. On se contente parfois, plus simplement, de cadres colletés au ferme, c'est-à-dire mis en serrage avec des coins , de manière à déterminer contre le massif un effort normal N assci grand, pour que le frottement /"N qui en serait la conséquence, si le glissement devait se

Kif. 1»6. Cuiclage en boit (coupe hoHionUle}. produire , SOit suffi-

sant pour équilibrer le poids de la portion de cuvelage qui repose sur ce cadre.

Certains cadres colletés prennent une importance exceptionnelle sous le nom de trousses picotées. Mais leur description et leur pose se rattachent directement à la méthode du fonçage des avaleresses dans les terrains aquifères, dont nous nous occuperons plus loin (n- Ô17).

260 — Le muraillement est souvent précédé de la pose de boisages provisoires, que Ton établit d'après les mêmes données, mais avec une simplicité plus sommaire.

Je citerai en particulier un mode assez original qui a été employé dnas le bassin de la Ruhr. 11 permet d'éviter l'obligation de boiser d'une manière polygonale (seule forme compatible avec les boisages ordinaires) , une section destinée à recevoir de la maçonnerie, suivant un profil courbe. On emploie à cet effet quatre arcs de cercle de 90*, formé3 chacun de huit planches de sapin superposées, courbées et maintenues par un tendeur, que l'on dispose suivant la corde de ce quadrant (fig. 187). Quand ces arcs sont mis en place, on desserre les tendeurs.

L'élasticité écarte alors le bois, qui fait ressort et s'applique contre les parois.

En ce qui concerne le prix de revient du boisage des puits, rien n'est plus variable, suivant les conditions d'établissement. Pour fixer les idées par un seul exemple, on peut admettre un chiffre de 80 francs par mètre courant, pour un puits rectangulaire de 4 mètres sur 1",30 divisé en deux compartiments.

Fig. 187. Cuvclago provisoire.

BOISA«C DES TAIIiliES ET DES POINTS SIIV«tJIilERS

SBl — Boisage des tailles. — Le mode de boisage des tailles est extrêmement simple. On y soutient le plafond à l'aide de pièces placées debout, et qui portent les noms de buttes, étançons, chandelles, piquets (fig. 188). Lorsqu'elles sont très clairsemées, on les place sans aucun ordre systématique. Pour déterminer leur emplacement, le mineur interroge, d'après lejson du marteau, la solidité

Fig. 188. Dutto.

du faite. Mais souvent les buttes sont posées en lignes parallèles, et également espacées, de manière à former un quinconce.

Ces buttes, ordinairement restreintes à une longueur de 2 mètres environ, atteignent et dépassent d'autres fois 5 mètres. Dans le

filon vertical de pyrite aurifère de Morro Velho (Minas-Geraës, Brésil), on voit un immense espace vide de 100 mètres sur 200 mètres, boisé à Taide d'une forêt de poutres de 8 à iO mètres de longueur sur 0°,40 d'équarrissage ('). Ces cas extrêmes ne sont pas à imiter. La longueur des buttes reste limitée par la condition que Ton puisse leur faire franchir les coudes des galeries, et les manœuvrer dans les chantiers.

Pour poser une butte, on la dresse contre le plafond, et on la chasse avec la tête de la hache pour l'amener à la position perpendiculaire à la stratification. Un écoin sert à la mettre en serrage au faîte. On a pratiqué à la sole une petite potelle pour assujettir le pied de la pièce. D'autres fois, celui-ci repose sur un bout de planche ou sur un tas de menu maintenu par un cercle de fer. Il suffit alors, pour déboiser, d'ouvrir ce cercle qui est fermé par un boulon. Le menu s'échappe par la pression, la butte se desseiTC et tombe (fig. 189).

ses — Pour faciliter le montage et le démontage du soutènement des tailles, les Anglais font un grand usage de piles rectangulaii^es de cadres de bois de champ, superposés avec une base de menu. On les appelle choks ou cogs.

Dans les tailles du Comstock (Nevada), on maintient des es

Fig. 189.

Butte.

Fig. 190.

Boisage parallélépipédiquc.

(') Tîc Bovcl, Annales, 8'. HL 155,

paces vides considérables à l'aide de réseaux parallélépipédiques en bois de 0",50 d'équarrissagc (fig. 190). On leur a dû parfois des incendies redoutables, dont l'un a fait plus de cinquante \iclimes. La dépense occasionnée par ce système est du reste considérable.

Ajoutons enfin, qu'avec des plafonds inconsistants, le boisage des tailles admet des combinaisons de gai'nissages plus ou moins analogues à ceux que nous avons décrits pour tes galeries.

S63 — Boisage des points sitiguHers. — Dans les croisements de galeries rectangulaires , on place aux abords du carré d'intersection quatre cadres de télé, sur lesquels se posera un garnissage pour le plafond.

Pour un accrochage, c'est-à-dire la rencontre d'une galerie et d'un puits (fig. 191 et i92), on évase progressivement la largeur de la galerie, jusqu'à la raccorder avec celle du puits.

On relève également son plafond , de ma- ^ ^

nière à établir un pan Accrochage boisé (coupe» verticale et horiiontilc).

coupé entre le faite

horizontal et la paroi du puits. Cette portion est boisée avec des cadres de dimensions croissantes. Quant à la section du puits, elle reste constante; mais ses cadres doivent f-ire interrompus devant l'ouverture unique, ou les deux ouvertures de la recette. On se contente de revêtir les deux autres faces, de rondins assujettis par

i. Accrucbago voillO ea buii.

deux longiieiines qui régnent dans les angles, sur toute lu hauteur de cet inlervallc. Ces pièces sont prises dans deux cadres porteui's, que l'on établit au pied et au sommet de l'ouvrage.

On emploie aussi pour cet usage les voûtes en bois (fig. 195). Cet appareil est coûteux, mais on ne doit pas regarder à cet inconvénient pour une étendue aussi limitée. Il est très solide, car le bois résiste bien mieux à l'écrasemeat , sous un petit volume .

qu'à la flexion sur des longueurs importantes.

On évitera ainsi des i-éparations, qui seraient exti-émeinent lâcheuses, sui' le point «ù se trouve concentrée la plus grande activité de la mine.

Une écurie (Hg. 194) se boise comme une galerie à grande section. Elle doit être bien aérée, avec un plancher en pente pour préserver la litière de l'humidité.

Une chambre de manège ou de ), baritel (fig. 195) se boise en carré \ ou en hexagone , à l'aide de fer- I mes méridiennes de charpente icliées à l'axe de rotation. Le cheval y décrit une trajectoire Fig. 191. Écurie boisée. circulaïi-e inscrite dans ce péri-

mètre.

Les cloches qui viennent à se pmduire dans le plafond des espaces vides, sont ordinairement remblayties, et ce soin doit être pris d'urgence dans les mines à grisou. Mais, dans d'autres cas, on les a quehjiiefois boisées ù l'uidc d'une sorte du trémie renversée, formée

BOISAfiE. 373

(le cadres honzonUux de dimensions décroissantes, dont chacun

reporte la pression sur celui qui lui est subordonné, avec un garnissage complet pour le cadre supérieur.

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