PERCEMENT DES GALERIES DE M^E
d'une part, nous avons étudié Tabatage, et, d'un autre côté, le revêtement, qui forment les deux parties de la question. Lorsqu'en effet le terrain présentera une consistance suffisante, pour que ces opérations puissent être effectuées d'une manière distincte, et l'une après l'autre, nous n'aurons rien de plus à ajouter. Ce cas est d'ailleurs le plus fréquent dans la pratique des mines. Mais il arrive aussi que des terrains inconsistants, ou aquifères, ne peuvent attendre un seul instant sans soutènement. Les deux opérations doivent alors être confondues au point de n'en faire qu'une. De là des difficultés spéciales, que l'on ne peut surmonter qu'au moyen de méthodes, dont quelques-unes sont très remarquables, et que nous avons maintenant à faire connaître.
BOISAGE AU POLSSAGE
— Poussage simple. — Nous distinguerons trois cas pour la traversée des strates sans cohésion : 1° les terrains ébouleux^ qui ne peuvent être laissés sans soutien au-dessus du vide, mais qui se tiennent assez convenablement dans les parties verticales et surtout à la sole. On emploie pour eux le poussage simple (*).
2** Les terrains inconsistants ^ qui ne peuvent être abandonnés sans un soutien complet, même dans les parties verticales. On les franchit au moyen du poussage au bouclier.
3" Enfin les terrains coulants et aquifères, qui, présentant une fluidité comparable à celle de l'eau, ne peuvent être laissés à découvert ni pour un seul instant, ni pour la moindre surface, même à la sole. On en est alors réduit au procédé du picotage.
289 — La méthode du poussage simple consiste à disposer entre les chapeaux des cadres et la roche du plafond un revêtement exact
(') Bpuhy, Creusement des galeries à travers les terrains mouvants {Annaleê des travaux publics de Belgique, VHI, 257).
de palplanches jointives. La difficulté est de les insérer dans cette situation. C'est ce que nous allons expliquer pour une palplanche envisagée isolément, que les figures 221, 222, 223, 224 représentent dans une série de positions successives. 11 va sans dire, d'ailleurs, que ce n'est pas après avoir exécuté, pour l'une des palplanches de la travée, toute la série des manœuvres qui vont être expliquées, qu'on les recommencera dans le même ordre pour la palplanche contiguê, en passant ensuite à ses voisines. Au con-
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Fig. 221, 222, 225, 224. Poussage simple.
traire, après avoir gagné un peu de terrain avec l'une des palplanches, on répète pour toutes les auti'es ce qui vient d'être fait pour celle-ci, puis on reprend pour elle, et, consécutivement, pour les autres, la série des opérations.
Nous supposons l'ouvrage en avancement courant, et nous envisageons à part les cinq derniers cadres, qui sont représentés sur la figure 221 uniquement par leurs chapeaux A^, B,^, A,, B,, A,. On remarquera que ces cadres sont de deux sortes : ceux qui supportent les extrémités des palplanches, et qui sont marqués par