P£RC£M£NT DES GALERIES DE MINE
la lettre A» et ceux qui en soutiennent les milieux, désignés par B. Quand les palplanches sont arrivées à leur état définitif, comme en Aj A, et en A'", A'''^, elles présentent une légère inclinaison ascendante dans le sens de Tavancement. On le réalise, dans le moment où la pose se termine pour une palplanche, au moyen d'un coin disposé en son milieu entre elle et le chapeau B"', {*), et de deux coins placés à l'extrémité, enA"\, àsavoir : un com proprement dit au contact de lapalplanche, et un contre-coin sur le chapeau. Mais ce dernier ne fait là qu'un séjour temporaire, pour maintenir l'extrémité de la palplanche arrivée à destination, pendant qu'on s'occupe de ses voisines. Il est destiné à disparaître dans la pose de la travée suivante, et se trouve alors remplacé par la queue de la palplanche correspondante, comme cela se voit en A, et en A'",.
C'est précisément par là que commence la pose de la nouvelle travée. On vient d'enlever en A, le contre-coin, et de le remplacer par la tête d'une palplanche. Celle-ci est poussée progressivement dans le massif peu résistant du terrain, à l'aide de coups de masse appliqués à l'arrière vers A,. Au fur et à mesure de cet avancement, qui tend à coincer les matières, on dégage la palplanche, en grattant sous la partie qui se trouve en surplomb en avant de A',. On parvient ainsi à la position B', A',, dans laquelle la palplanche est encore restée sensiblement parallèle à elle-même. A ce moment, on place un nouveau cadre B",» destiné à supporter le milieu de la nouvelle travée. Puis, par un léger mouvement en avant, la palplanche bascule et prend la position A% B'',. Immédiatement on place en B%, pour la recevoir et assurer son inclinaison, le coin figuré en B'"',. A partir de ce moment, le poussage recommence et la palplanche arrive progressivement à la situation A'", B'",. C'est alors que l'on pose un nouveau cadre de tète A"\, et qu'on y place le coin et le contre-coin, sur lesquels vient définitivement reposer l'extrémité antérieure de la palplanche.
Z90. — Lorsque le terrain, au lieu d'être uniformément in-
[*) Parfois on se coatente de faire les cadi*es B, du milieu, un peu plus hauts que ceux A des extrémités.
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cohérent, de manière à se prêter au poussage, avec un simple grattage à l'avancement, est parsemé de blocs durs qui arrCtenl toute progression des palplanches, il faut cscaver en dessous, de manière à faire ébouler cet obstacle dans la galerie, en s'entourant des précautions nécessaires pour ne pas compromettre la solidité de l'ensemble. Si l'on vient à reconnaître que les dimensions du bloc sont trop considérables pour que l'on puisse opérer ainsi, on cherchera a le fragmenter, à l'aide de très petits coups de mine, en ayant soin de ne pas occasionner d'ébranlements généraux.
Le procédé du poussage s'est beaucoup développé en Silésie. On le rencontre en France sur divers points. Certaines passées de Saint-Ëloi (Puy-de-Dûme) peuvent être citées pour leur belle exécution. Au Creuzot (Saône-et-Lolre) , la pose d'un semblable appareil ressort h 35 francs par mètre courant.
il faut ajouter que le poussage est employé, quoique très rarement pour l'avancement des tailles elles-mêmes, quand la nature du plafond t'exige et que la valeur du minerai le permet.
«M. — Poussage aubouclier. — Lorsque lesparois verticales ne peuvent cire abandonnées à ellesmêmes, les piédroits devront, comme le plafond, recevoir un garnissage de palplanches. Au besoin même, si la sole l'exige, on poussera des palplanches sous les semelles, de la même manière que par dessus les chapeaux, et la galerie se trouvera l'evêtue d'un coffrage complet (fig. 225. 226, 227).
Chaque palplanchc présentant , comme nous l'avons vu, une inclinaison sensible sur l'axe de la galerie, il est clair que ce coffrage sera formé de troncs de pyramide évasés vers l'avancement, et emboîtés les uns dans les autres. Or les faces d'un pai-eil solide sont nécessairement des trapèzes. Au contraire, la forme ordinaire des palplanches est reclan-
PERGBHENT DES Gj^ERIES DE MINE. 303
gulaire. Elles ne sauraient donc constituer par leur ensemble ce
trapèze, si l'on n'adjoignait à ces rectangles, sur les bords, deux
palplanches spéciales de forme
trapézoïdale , proûlées par deui
parallèles, une perpendiculaire et --■.-:.
une oblique. Ce trapèze chemine,
la grande base en avant. Sauf cette
particularité, le poussage sur les
parois et à la sole se fera comme
nous l'avons expliqué tout à l'heure
pour le plafond. Il sera toutefois
nécessaire que le chapeau et la
semelle ne dépassent pas le plan
tangent extérieur des montants ,
afin de permettre le poussage des Fig. »;. puusugc au bouclier
palplanches latérales. '""""' ™'"""' '" '"''"'
S0S. — Mais il reste en outre le front de taille qui, de même que les autres parois, ne peut demeurer sans revêtement. Comme, en même tenips, ce plan doit aller constamment en reculant, on le maintient à l'aide d'un garnissage mobile appelé bouclier.
Cet appareil est formé de madriers horizontaux , appuyés contro les montants du dernier cadre , soit directement, soit à l'aide de contrefiches mobiles, dont
on possède un assor- ^'-f- '"■ '"•'"»'»'' '" '"'""^' <=™p* horiionuiej.
timent de longueurs
graduées. On enfonce ces madriers de force, en refoulant le terrain, et en remplaçant successivement Icui-s arcs-boutants par d'autres, de longueurs croissantes. Quand le massif se refuse décidément à
304 VOIES DE CUHHlJNlCATIOIf.
l'avancement du bouclier, on soulève un des madriers et on laisse couler le terrain dans la galerie, en grattant au besoin pour l'y aider, mais limitant cette coulée au strict nécessaire, afin de ne pas mettre en mouvement les masses environnantes. Par là, en effet, en étendant inutilement le trouble apporté par le percement, on augmenterait d'autant les pressions. Au fur et à mesure que le bouclier s'avance ainsi, les palplanches le suivent sur les quatre faces du coffrage, par le' procédé qui a été expliqué ci-dessus (n* %% Quant à la séparation qui s'ouvre entre les madriers lorsqu'on les pousse l'un après l'autre, on la calfeutre avec des bouchons du paille, pour empêcher le coulage du terrain.
'Dans le cas où la ga< Ici'ie est un peu large, le bouclier aurait trop
Fig. !Î8. Kcotago («oupo verticale On long). Jg pOrtéC , et la 103-
nœuvre des madriers qui le constituent deviendrait impossible. On le compose alors de deux moitiés indépendantes, en partageant la section en deux travées par un montant vertical. On a ainsi , deux demi-boucliers, arc-boutés chacun .
d'une part sur ce poi^ tant, et, de l'autre, sur l'un des deux montants du dernier cadre. Cette butte elle- Fig. £9. Picutagc [coupe horiionialp). même est Consolidée
par deux jambes de force, qui reportent sur les montants de l'avant-dernier cadre, les poussées qu'elle subit de la part du front de taille.