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PERCEMENT DES GALERIES DE MINE. 3(U

298. — Picotage. — Supposons enfln un terrain absolument fluide (fig. 228, 229). On arrive encore à le traverser en lui donnant -la consistance qui lui manque, par renfoncement de picots de bois dont on garnit tout le front de taille, et que l'on pousse en avant à coups de masse ('). On peut môme s'aider pour cela d'un bélier, formé d'une poutre assez lourde, suspendue horizontalement sur des chaînes. On Técarte de son aplomb, dans le sens longitudinal» pour qu'elle revienne choquer les picots.

Si le terrain, trop refoulé, refuse de céder davantage, on perce dans cette masse de bois quelques trous de tarière, pour laisser couler les matières boueuses. Quand on juge que le bouclier de picots est assez soulagé, on aveugle ce trou avec une cheville enfoncée à force, et l'on recommence le poussage.

Les figures 228 et 229 montrent également les picots que l'on enfonce dans la sole, pour lui donner de la consistance, au fur et à mesure que l'avancement des picots horizontaux démasque la place d'un rang de picots verticaux. Ils sont ensuite recouverts de fortes semelles i*ectangulaires jointives.

HURAILLEHENT A¥EC PeUSSAilE

JS94. — Poussage et muraillement successifs. — Quand une certaine longueur a été conquise par le poussage dans des conditions aussi précaires, on ne laisse pas vieillir un pareil ouvrage, s'il est destiné à une certaine durée, sans le murailler entièrement.

Pour cela, on déboise en reculant, et retirant chaque palplanchc dans le sens inverse de celui de son introduction. Dès que l'on a enlevé une travée de palplanches, ainsi que ses deux cadres, on les remplace par un arceau de maçonnerie, en ayant soin de laisser chevaucher les briques d'un anneau à l'autre, pour les mieux lier ensemble. Si Ton no peut laisser à nu une telle étendue,

(*) Ce procédé a 'été iinaj^iné ].ar Victor Simon dans la mine de calamine de Dos, pour le passage sous la Meuse de la galerie d'écoulement d'Engis.

508 VOIES DE COSlilUStCATIOS.

pendant le temps nécessaire pour élever le muraillcmenl, on ne défait le coffrage que pièce par pièce, en arc-boutant ses diverses parties, de manière à permettre cette démolition successive, et l'on comble immédiatement le vide par de la maçonnerie. Si c'est encore trop demander à la snlidité du terrain, on hache les pièces surplace, de telle sorte que le déboisage soit rigoureusement suivi par le muraillcment sur les moindres espaces.

Quand le terrain est aquifère en même temps qu'incoAsislant, on a soin d'attendre qu'il soit égoutté, si l'on peut espérer qu'un certain délai diminue l'aflluence des eaux. Puis on élève deux bata^ deaux en travers de la galerie, pour exécuter entre eux une travée du radier, en établissant une communication de l'un des deux biefs à l'autre, au moyen d'un canal en planches. Il va sans dire que, pour construire la maçonnerie dans ces conditions, l'on emploie le plus souvent du mortier éminemment hydraulique.

S9S. — Poussage et muraittemenl simultanét. — Si l'on suppose enfin une fluidité telle qu'elle entrave tous les procédés précédents,

il faut renoncer a l'intermédiaire du boisage, en exécutant directement le muraillement, au furet à mesure de l'avancemenl. Un bouclier soutient alors le front de taille (fig. 250, 251) comme ci-dessus (n" 292)' Seulement les madriers qui le constituent, ainsi que toutes les autres parties de l'appareil, sont en fer. Un garnis-

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