‹ Cours d'exploitation des mines (volume 2)Chapitre 65 sur 142 · PERCEMENT DES GALERIES DE MINE · texte numérisé non relu

PERCEMENT DES GALERIES DE MINE

sage de palplanches métalliques dessine le prisme de la galerie. Elles sont engagées dans le massif un peu en avant du bouclier, et, en arrière, entre la maçonnerie et le terrain. On constitue par là une chambre de travail, consolidée par trois cadres en fer, de telle sorte qu*il y en ait toujours au moins deux debout, pendant que Ton démonte celui d'arrière pour le reporter en avant. Ces cadres, composés de parties faciles à assembler et à démonter, sont entretoisés ensemble.

Pour effectuer le poussage, on applique sur le devant de la maçonnerie un frontail métallique, sur lequel on prend un point d'appui avec des pinces en fer, que Ton engage dans des trous pratiqués à mi-épaisseur à l'intrados des palplanches. En faisant levier avec ces pinces, on pousse le garnissage en avant, et on le fait pénétrer dans la masse incohérente. Quand il est presque entièrement sorti de derrière la maçonnerie, ce que l'on reconnaît à certains repères, on prolonge celle-ci d'un nouvel arceau ; ensuite le poussage recommence.

Ce système présente l'avantage de supprimer la dépense de bois, occasionnée par la méthode précédente; mais il manque de souplesse, pour se prêter à des mouvements qui sont presque inévitables de la part d'un terrain aussi meuble, et que le boisage est beaucoup mieux en état de suppoiler sans se disloquer.

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