DENSITÉ
dans l'eau * — 1
La densité de la houille varie de 1,2 à 1,4; celle du schiste de 2,2 à 2,4. Elle peut même dépasser un peu ce chiffre.
CRIBLAGE A LA CUVE. 733
équation absuixle. En effet, le grain / ayant traversé le n* crible, on a :
et le grain /' ayant été arrêté par le (n 4-1)' :
inégalités incompatibles avec la relation précédente.
On voit ainsi que la faible variation de grosseur, qui peut encore régner entre les divers grains d*un même chargement, devient incapable de masquer, dans la formule (3), Tinfluence des densités. La vitesse Y est donc nécessairement plus grande pour les grains les plus denses, et ce sont, par suite, ceux-là qui arrivent les premiers au fond; les autres venant ultérieurement se stratifier au-dessus d'eux. On a, par conséquent, à l'aide de cet artifice, réalisé, en rigueur, le classement par densité.
1307 — Le classement de volume se présente, d'après cela, comme un préliminaire indispensable du criblage à la cuve, si l'on veut donner à cette opération toute la netteté dont elle est susceptible, au lieu de ne lui demander que des résultats plus ou moins confus. C'est une complication, à la vérité, mais qui ne devra pas arrêter, en vue d'une amélioration de cette importance.
Cependant, il est plus exact de dire que l'on se trouvera, sous ce rapport, en présence de difficultés très variables d'un cas à l'autre, suivant les poids spécifiques des deux substances dont on aura entrepris la séparation. S'il existe, entre eux, une grande disproportion, la raison de la progression sera notablement différente de l'unité, et, avec un petit nombre de cribles, on pourra passer du plus gros au plus fin. Mais s'il s'agit, au contraire, d'isoler deux substances de densités presque égales, la raison se rapprochant beaucoup de l'unité, il faudrait, pour franchir la distance, un nombre inacceptable de criblages.
Si, par exemple, on se propose de séparer la houille du schiste, le rapport :
donnera loules facilités. Pour la galène et la baryle
les conditions seront eqcorc très acceptables. Mais pour sépai-er Télain du wolfram :
; 'il ' l
on arrive ù de telles difficultés, que la question n'a pu être industriellement résolue (n° 1599).
Comme exemple effectif, je citerai Tatelier de Silberau, qui emploie les diamètres suivants, pour séparer la galène de la blende et du quartz :
Les valeurs théoriques correspondantes :
s'écartent peu des précédentes. Comme type de la complication qui nait du rapprochement des densités, j'indiquerai de même l'exemple du Bleybcrg-ès-Montzen, où l'on sépare la galène du plomb phosphaté, à l'aide de la série :
1308 — Dans certaines conditions locales, on a substitué l'eau de mer à l'eau ordinaire. Cette circonstance, sans exercer une influence sérieuse, agit théoriquement dans un sens favorable. En effet, les densités qui résultent de l'application du principe d'Archimède, deviennent alors ô — A et S' — A, au lieu de 5 — 1 et ô' — 1, si A désigne celle de l'eau de mer, laquelle est supérieure à l'unité (').
(*) On peut admeltre, en moyenne, la valeur A = 1,026.
CRIBLAGE A LA CUVE. 755
La raison de la progression devient donc :
On peut la déduire de l'ancienne, en retranchant la môme quantité ÙL — 1 aux deux termes de celle-ci. Or on sait qu'une telle opération, exécutée sur une fraction quelconque, éloigne toujours le quotient de Tunité. Les conditions sont donc devenues plus avantageuses.